<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790</id><updated>2011-12-20T16:03:18.524+01:00</updated><category term='Des idées'/><category term='Communiqué'/><category term='Des questions'/><category term='Invitation'/><category term='Dessinons'/><category term='San-Antonio Isara'/><category term='Des vengeances'/><category term='Saindoux avec les mots'/><category term='Inclassable'/><category term='Des exploits'/><category term='Une redite'/><category term='Du foot'/><category term='La résistance en short'/><category term='Le Da Chirac Code'/><title type='text'>1 Main, 2 Maîtres</title><subtitle type='html'>Le blOg mi-dessins mi-saindoux</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>87</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-5891933807299929698</id><published>2010-08-20T17:32:00.004+02:00</published><updated>2011-10-28T12:54:59.172+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La résistance en short'/><title type='text'>La résistance en short, chapitre 10 : Match physique et sans issue</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEm25dXNSOI/AAAAAAAAADc/os_esyBn0jw/s1600/Sans+titre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5497125918433167586" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 221px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEm25dXNSOI/AAAAAAAAADc/os_esyBn0jw/s320/Sans+titre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; L'avant match ! (je suis le numéro 4 blanc, celui qui n'a pas l'air rassuré...)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Arrivés sur le terrain, nous nous sommes fait broyer les phalanges par les onze joueurs de Flakelf. Cela dit, il y en avait deux ou trois dans notre équipe capables de briser une buche à la force des doigts, qui n’ont pas du laisser leur poigne au vestiaire. Début de l’opposition…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la tribune officielle se trouvaient, outre l’état-major de Walter Model et les officiers nazis responsables de la ville de Kiev (dont Rechner), tous ceux qui avaient un tant soit peu de sympathie pour le troisième Reich : leur place avait été réservée et offerte. Quand Shvetsov a présenté au public l’équipe de Flakelf, tous se sont levés pour rendre leur salut aux onze joueurs allemands.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout autour du terrain, contre la main-courante et dans les tribunes secondaires, se massaient tous ceux qui soutenaient le FC Start et qui avaient, à nouveau, payé leur place. Quand le FC Start a été annoncé, aucun d’entre nous n’a salué. Je n’ai pas osé regarder la tribune officielle, où de toute évidence, Model et ses officiers s’offusquaient de ce premier signe de défi. Heureusement, « nos » supporters déclenchèrent un vacarme assourdissant, nous isolant provisoirement de l’hostilité nazie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evitant le regard de l’arbitre et toujours sans me tourner vers la tribune officielle, je suis allé me placer en défense à côté de Tyutchev qui reculait d’une ligne, passant de la récupération à la charnière. Une nouvelle fois, nous jouions sans véritable défenseur (à moins de me considérer comme un « vrai » défenseur), mais j’étais content d’avoir le colosse muet à mes côtés. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;Trusevich&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tyutchev et moi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Timofeyev Putitsin Klimenko&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Korotkykh Melnyk&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Goncharenko Kuzmenko Sukharev&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Le match est parti sur le même mode que le précédent : très violent. Tyutchev, Putitsin et moi, on a rendu un maximum de coups au début, mais on a vite constaté que nos ripostes étaient bien plus sévèrement sanctionnées que les agressions adverses. A un moment, l’attaquant d'en face m’a quasiment arraché le maillot sans que l’arbitre ne réagisse…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais celui qui a encaissé le plus de coups, c’est Trusevich, notre gardien. A chaque coup de pied arrêté accordé au Flakelf, coups francs et corners (et il y en a eu des brouettes), il devait éviter les coudes et les genoux pour tenter de se saisir du ballon. Il a fini par se faire ouvrir la lèvre sur une charge particulièrement agressive. Deux minutes après, encore un peu sonné, il était battu par une frappe lointaine signée de l’une des « recrues » du Flakelf. Bronca impressionnante autour du terrain... et bien sûr, tout le monde debout en tribune officielle…&lt;br /&gt;- Et alors ? a grondé Klimenko dans le tumulte, le regard noir. On s’en fiche. On va égaliser…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le temps filait et nous avions un mal fou à créer de véritables occasions. Pour répondre au défi adverse et ne pas prendre un but de plus, nos joueurs offensifs jouaient très bas, compromettant nos quelques bons ballons de contre-attaque. Timofeyev, Tyutchev, Klimenko et moi-même avons livré, compte tenu du contexte, une très belle performance, défendant en laissant très peu d’occasions à l’arbitre de nous sanctionner. Nos belles combinaisons en défense donnaient à notre public l’occasion de se réjouir un peu. Pour le reste, l’ambiance était retombée progressivement au long de cette mi-temps sans occasion…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu de temps avant la pause, cependant, Korotkykh et Putitsin ont réussi à enclencher un superbe une-deux. Evitant un tacle kamikaze, Putitsin a glissé la balle entre deux adversaires pour Sukharev qui s’est lancé dans une accélération dont il avait le secret. La chevauchée s’est terminée par une obstruction d’un défenseur adverse. La faute était trop énorme, trop évidente pour que l’arbitre ne la siffle pas. Au bord du terrain, tout le monde s’est alors réveillé et les cris d’encouragement ont repris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce bon coup-franc, Kuzmenko l’a envoyé droit dans la lucarne gauche du but adverse. Mais l’hystérie de nos supporters s’est vite convertie en huées agressives : de manière incompréhensible, l’arbitre a donné le coup franc à retirer, annulant le but. Kuzmenko, magnifique, a remis le couvert, atteignant cette fois-ci la lucarne droite ! Le délire autour du terrain était énorme, à la hauteur du formidable pied-de-nez que Kuzmenko adressait à l’arbitre qui n’a pas eu le cran d’annuler cette nouvelle tentative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce but nous a regonflés à bloc ! Personnellement, il a même réussi à me faire oublier quelques instants le contexte détestable de la rencontre. Et ce n’était pas fini : dans un dernier élan offensif, Putitsin a tenté de trouver Goncharenko sur un long ballon. Bonne pioche ! Goncharenko a contrôlé le ballon de la poitrine avant de se lancer dans un course étourdissante au cœur de la défense adverse et de tirer. Sa frappe très lourde n’a laissé aucune chance au gardien allemand, qui encaissait pour le coup son deuxième but en… deux occasions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’arbitre a semblé réfléchir un instant, cherchant probablement une bonne raison de ne pas valider le but, mais la limpidité de l’action et les rugissements du public ont eu raison de ses hésitations : à la pause, nous menions 2 buts à 1. Sur le chemin du vestiaire, la foule nous a gratifiés d’une ovation extraordinairement chaleureuse, du genre à vous pousser aux larmes : des milliers de personnes que nous ne connaissions pas nous encourageaient, nous félicitaient, nous portaient en triomphe. Putitsin le flambeur a attrapé au vol une fleur envoyée par une de ses supportrices et Timofeyev a été le dernier rentré car il se faisait un devoir de serrer toutes les mains tendues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, nous n’avons pas vraiment pu savourer cet avantage : avant même que nous ayons pu fermer la porte du vestiaire, un visiteur fit son apparition. C’était Shvetsov. Les seules fois où je l’avais vu auparavant, il arborait soit le visage fourbe du type fielleux qui vient de réussir un sale coup, soit la gueule du mec qui vient de se ramasser un 7-2 par une équipe d’affamés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois, il avait l’air mal, le pauvre vieux. Il transpirait au moins autant que nous !&lt;br /&gt;- Les gars, il a annoncé, vous êtes très forts. Vous tapez les meilleurs soldats que le Führer ait pu trouver, et ce malgré un arbitrage corrompu… Je ne vois pas quel fou pourrait affirmer que vous n’êtes pas les meilleurs. Mais maintenant, faut tout arrêter… Sinon, ils tireront dans le tas ! Je suis en tribune juste derrière Model, je sais ce que j’avance.&lt;br /&gt;- Et bien, a lancé Trusevich, ce n’est pas ce que tu voulais ? Depuis le début, tu contribues du mieux que tu peux au torpillage de notre équipe ! Au moment où ça aboutit, de quoi as-tu peur ? - Il a peur pour sa gueule, a craché Putitsin en broyant sa fleur. Le Generaloberst a dû menacer de le mettre dans le même sac que nous, c’est ça ? Après tout, qui sait si, en tant qu’organisateur du tournoi, tu n’es pas mouillé jusqu’au cou dans cette équipe d’Untermensch rebelles ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œillade paniquée de Shvetsov. Putitsin, avec sa silhouette de mannequin, pouvait donner l’image d’un type un peu superficiel. Pourtant, tout ce qu’il disait était juste. Cette fois, encore…&lt;br /&gt;- Savourez cette nouvelle victoire sur moi, les gars, a répondu Shvetsov. C'est vrai, vous avez peut-être ma vie entre les mains. Vous avez aussi la votre. Une défaite… une toute petite défaite ne vous ferait pas perdre la tête du championnat. Et elle vous donnerait un peu de temps pour réfléchir à l’énormité et la gravité de votre action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Shvetsov s’est tiré sans se retourner. Encore une fois, nous n’avons pas eu le temps de dire un mot : la porte s’est réouverte sur le Generaloberst Walter Model en personne, responsable de toute une partie du front de l’est pour les Allemands. Il était revenu des combats exprès pour le match, et il est entré dans notre vestiaire avec deux soldats armés de mitraillettes –j’ai repensé très fort à ce qu’avait dit Trusevich avant le match.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l’arbitre, Model parlait un Ukrainien irréprochable. Dans ma mémoire, il était le « nazi-type », tel qu’on en voit dans tous les films historiques retraçant l’histoire de la seconde guerre mondiale : calme, poli, distingué mais terriblement froid, machiavélique. Il a dit :&lt;br /&gt;- Félicitations, c’était une… disons une belle première mi-temps. Vous faites preuve de beaucoup de talent et de courage, ce n’est pas un hasard si vous menez au score. Malheureusement : vous allez perdre.&lt;br /&gt;- Ce n’est pas parti pour, marmonna Trusevich.&lt;br /&gt;- Ecoutez-moi, monsieur Trusevich, a doucement répondu Model. Ecoutez, et surtout : réfléchissez ! Je vous invite à penser aux conséquences de vos actes… A l’ampleur de votre provocation, et à l’entité à qui vous la lancez. Pour vous, une victoire serait sans issue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’est retourné, puis s’est tiré à son tour.&lt;br /&gt;- Pas question que je prenne le risque de me faire péter une jambe par l’une de ces onze brutes pour le plaisir de me faire mitrailler après, a gémit Korotkykh, qui semblait plus jeune que jamais.&lt;br /&gt;- Ils ne feront rien, a répliqué Klimenko, tout de même moins bravache qu’avant le match. Aucune vraie menace là-dedans … Il peut rien nous reprocher, il veut nous effrayer.&lt;br /&gt;- Et « sans issue », ça t’évoque quoi ? s’est emporté Korotkyth, fébrile.&lt;br /&gt;- Et tu oublies l’avertissement de Shvetsov ? a rajouté Melnyk, murmurant comme toujours.&lt;br /&gt;- Pareil ! a répliqué vivement Goncharenko. Un autre moyen indirect de nous faire flipper ! Comme ils ont fait avec Balakin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que le ton montait, je me disais que ce que nous avaient dit Balakin, puis le joueur de Rukh, puis Shvetsov et pour finir Walter, tout ça recoupait parfaitement l’avertissement de Kaminski. Et cette mise en garde là, confidentielle, ne pouvait pas faire partie d’un plan d’intimidation…&lt;br /&gt;- Restons calmes, est intervenu Trusevich au moment où deux autres, probablement Klimenko et Korotkykh, se sont levés, manifestement prêts à en venir aux mains. Asseyez-vous ! Silence !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce moment là, la porte s’est à nouveau ouverte. Sur Komarov.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-5891933807299929698?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/5891933807299929698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/08/la-resistance-en-short-chapitre-10.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/5891933807299929698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/5891933807299929698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/08/la-resistance-en-short-chapitre-10.html' title='La résistance en short, chapitre 10 : Match physique et sans issue'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEm25dXNSOI/AAAAAAAAADc/os_esyBn0jw/s72-c/Sans+titre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-7238432314463704332</id><published>2010-08-16T17:28:00.004+02:00</published><updated>2011-10-28T12:41:49.309+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La résistance en short'/><title type='text'>La résistance en short, chapitre 9 : Le match que tout le monde ne veut pas vraiment jouer</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEm3yNZU6QI/AAAAAAAAADk/FirUW5RhK0U/s1600/Sans+titre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5497126893399632130" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 226px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEm3yNZU6QI/AAAAAAAAADk/FirUW5RhK0U/s320/Sans+titre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; L'affiche du match&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le lendemain, soit la veille du match, Balakin est venu nous voir à l’usine pendant la pause de midi. Balakin était celui qui avait le mieux tiré son épingle du jeu depuis le début de l’occupation : il avait dégotté un poste relativement important dans le secteur des télécommunications, qui était au moins aussi important pour les Allemands que l’alimentation ou le carburant. Balakin n’avait pas de bonne nouvelle :&lt;br /&gt;- Le SS qui dirige mon service craint qu’il n’y ait des représailles contre nous si nous gagnons à nouveau. Et comme je n’ai pas de suppléant au travail, il veut être bien sûr qu’il ne m’arrive rien. Du coup, il m’a interdit de jouer avec vous demain. Je voulais vous prévenir de mon absence, mais aussi vous mettre en garde au sujet de ces « représailles »… j’ai déjà averti les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quatre joueurs présents lors de la discussion de la veille se sont regardés, mais n’ont rien dit. Quand Balakin est reparti, c’est Klimenko qui a parlé :&lt;br /&gt;- C’est des conneries ! Les SS veulent nous saper le moral, nous faire peur pour qu’on déclare forfait ou pire : qu’on les laisse gagner. Balakin est tombé dans le panneau et il venu nous répéter toutes ces foutaises. On jouera quand même !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde a applaudi, mais j’ai bien senti que certains gambergeaient. Le soir même, un des enfants de Komarov est venu nous avertir que son père, qui travaillait sur un chantier, avait reçu une charge sur le pied et qu’il ne pourrait pas jouer le lendemain en remplacement de Balakin. Nouveau flottement… Certains laissèrent entendre à demi-mot que Komarov simulait, ou bien qu’il s’était auto-mutilé pour ne pas jouer.&lt;br /&gt;- Je peux pas le croire, a lâché Trusevich, sûr de lui. Pavel n’est pas une poule mouillée.&lt;br /&gt;- N’empêche, a grondé Klimenko, menaçant : le prochain qui fait mine de trébucher aura à faire à moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a pas eu de nouvelle défection, mais l’entorse de Svyirdovskiy n’était pas passée. A la fin de la journée, alors que je m’apprêtais à rentrer à la maison avec Nancy et l’oncle Josef, Klimenko et Goncharenko sont venus me trouver :&lt;br /&gt;- Hé, Thom' ! La cheville de Svyiridoskiy ne va pas mieux. Avec Balakin et Komarov en moins, il nous manque un arrière…&lt;br /&gt;- Comment ? s’est indigné l’oncle, dans son nouveau mode, « excité et alarmé ». Vous ne manquez pas de souffle ! Vous savez ce que je pense de ce match, et vous venez demander à mon neveu d’y participer ?&lt;br /&gt;- Allons, chef, a tenté Goncharenko, Thomas a déjà participé au tournoi, Shvetsov le sait. Un match de plus ne changera rien…&lt;br /&gt;- Sauf si ce match de plus se joue sous les yeux du Generaloberst Walter Model et de son état major ! a riposté Josef.&lt;br /&gt;- On y a pensé, a affirmé Klimenko : Thomas a la même carrure que Komarov, et avec une bonne paire de ciseaux, il aura la même tignasse. On lui donnera le maillot de Komarov, on l’appellera Komarov… pour n’importe qui dans le stade, ce sera Komarov.&lt;br /&gt;- Il ne vous est pas venu à l’esprit que Komarov n’ait précisément pas envie qu'on le croit sur le terrain ? a lancé Josef.&lt;br /&gt;- Komarov n’a pas dit qu’il ne voulait pas jouer : il a dit qu’il ne pouvait pas. Nous pensons qu’il serait ravi d’être représenté, a simplement répondu Goncharenko.&lt;br /&gt;- Et sinon, c’est un lâche, a marmonné Klimenko.&lt;br /&gt;- Dites, chef, a finalement lancé Goncharenko : Thomas est assez grand pour prendre sa décision tout seul, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En un sens, les joueurs abusaient de la situation. J’étais très clairement dépassé par les évènements, et je l’aurais été même sans l’histoire de Kaminski. Les joueurs tentaient de contourner les arguments rationnels de l’oncle en passant par moi, simple et paumé. J’étais mal. Très mal ! Absolument pas convaincu de ce que je disais, la mort dans l’âme, j’ai néanmoins déclaré :&lt;br /&gt;- Je ne pense pas que ce soit risqué. Je vais jouer avec vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pire, c’est que ma confiance de façade a semblé rassurer un peu Josef. Lui qui, habituellement, me consultait si peu pour prendre les décisions me concernant, s’en remettait à mon sentiment…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que je me suis retrouvé dans le vestiaire du Stade du Zenit, les cheveux coupés, plus fébrile que jamais. En allant au stade, nous avions vu tout un tas d’affiches annonçant le match, et le stade était anormalement garni de soldat.&lt;br /&gt;- Logique, a affirmé Klimenko. Dès qu’il y a des officiels, il y a des soldats. Rien à voir avec nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’empêche : l’ambiance était plutôt tendue dans le vestiaire. Peu de temps avant le match, un officier SS est venu se présenter, très laconique et dans un Ukrainien parfait.&lt;br /&gt;- Je serai votre arbitre, il a dit. Veillez à suivre les règles. Merci de respecter le salut Nazi avant le match. A tout à l’heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine était-il parti qu’un autre type est entré. Un type de Rukh, l’équipe de Shvetsov.&lt;br /&gt;- Les gars, vous êtes des fortiches, mais pour ce coup là, je vous suggère d’y aller mollo : de ce que je sais, une nouvelle victoire ferait jaser… hum… et même sans doute plus que jaser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le gars s’en est allé, un silence bien épais s’est installé.&lt;br /&gt;- Et donc, qu’est-ce qu’on fait ? a finalement demandé le jeune Korotkykh, pas à l’aise. On joue ?&lt;br /&gt;- A ton avis ? a rétorqué Klimenko.&lt;br /&gt;- Hé, ça sent pas bon, a lancé Kuzmenko. On a foutu un bon nombre de branlées aux fridolins : faut peut-être savoir s’arrêter.&lt;br /&gt;- Je suis d’accord, a confirmé Sukharev. Tout ça ne me dit rien qui vaille.&lt;br /&gt;- On est la pour jouer au foot, a déclaré Goncharenko. On n’a rien à se reprocher.&lt;br /&gt;- C’est eux qui nous reprocheront des trucs ! a lancé Kuzmenko.&lt;br /&gt;- Et déjà, cette histoire de salut, qu’est-ce que ça veut dire ? a demandé Korotkykh.&lt;br /&gt;- Je saluerai pas ! a soudainement beuglé Klimenko, faisant sursauter deux-trois de ses coéquipiers au passage. Ce geste, c’est celui des soldats qui ont exterminé ma famille à Babi Yar&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Klimenko était l’un des plus jeunes de l’équipe avec Korotkykh, mais je me rappelle clairement qu’à cet instant, ses traits déformés étaient ceux d’un homme mûr, presque vieux. La référence au massacre de Babi Yar a dissuadé tous les autres de contester, mais elle n’a pas suffi à évacuer toute les appréhensions.&lt;br /&gt;- L’arbitre parle très bien Ukrainien, et il a été clair, a déclaré Trusevich. Ils veulent qu’on respecte leur salut, pas qu’on le lance.&lt;br /&gt;- C’est vrai, ça ! a surenchéri Goncharenko, visiblement soulagé par cette interprétation. On le respectera sans le lancer.&lt;br /&gt;- Donc on ne salut pas, et puis on joue, a lâché Klimenko.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d’ajouter, devant le scepticisme ambiant :&lt;br /&gt;- Allez, les gars ! On savait tous que ça finirait par arriver… la pression, la triche… tout ça c’est pour nous impressionner. Qu’est-ce qu’on risque ? Une branlée ? On s’en tape : on gagné 11 à 0 contre une de leurs équipes !&lt;br /&gt;- Il a raison, a conclu Trusevich en se levant. C’est du foot… que je sache, ils ne sont pas venus nous menacer avec des mitraillettes ? Réglons ça sur le terrain.&lt;br /&gt;Et nous avons quitté le vestiaire silencieusement, avec la frousse aux trousses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Les 29 et 30 septembre 1941, plus de 30 000 juifs sont exterminés dans le ravin de Babi Yar, à l’époque hors de la ville de Kiev, au motif qu’un juif avait été pris à saper les efforts allemands pour maîtriser l’incendie du 24 septembre (lui-même dû à une vague d’attentat). Il s’agit bien sûr d’un prétexte pour s’en prendre au juifs, qui se rendent sur place « en toute confiance » (autant qu’on peut l’être dans ces cas-là), persuadés d’être « simplement » envoyés en camps (Babi Yar était proche de la gare de marchandises de Lukianivka).&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-7238432314463704332?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/7238432314463704332/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/08/la-resistance-en-short-chapitre-9-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/7238432314463704332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/7238432314463704332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/08/la-resistance-en-short-chapitre-9-le.html' title='La résistance en short, chapitre 9 : Le match que tout le monde ne veut pas vraiment jouer'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEm3yNZU6QI/AAAAAAAAADk/FirUW5RhK0U/s72-c/Sans+titre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-367217084561735880</id><published>2010-08-13T17:25:00.006+02:00</published><updated>2011-10-28T12:30:58.710+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La résistance en short'/><title type='text'>La résistance en short, chapitre 8 : Le match que tout le monde veut jouer</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEm4ax9U6pI/AAAAAAAAADs/gYaCuP5axjc/s1600/Sans+titre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5497127590409071250" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 187px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEm4ax9U6pI/AAAAAAAAADs/gYaCuP5axjc/s320/Sans+titre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Photo un peu dégueu' d'une équipe qui ne l'était pas moins : le Flakelf&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ayant pris le parti de garder pour moi l’avertissement de Kaminski, j’ai fait semblant d’être surpris quand l’oncle a annoncé que notre prochaine adversaire serait l’équipe de Flakelf, composée de joueurs de la Luftwaffe. Je n’étais pas un bon simulateur : l’oncle a bien vu une expression un peu tendue sur mon visage, mais il l’a sans doute mis sur le compte d’une autre contrariété : les anciens du Dynamo et du Lokomotiv étaient de nouveau suffisamment nombreux, et n’avaient donc pas besoin de mon renfort pour cette rencontre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la première fois depuis le début de l'aventure, ils étaient même tous partants : il a fallu faire un choix parmi les treize joueurs, tous postulants, car les remplacements n’existaient pas à l’époque. Ceux qui avaient joué tous les matches affirmaient que leur assiduité leur donnait le droit de jouer à nouveau. Les autres trouvaient naturellement plus logique de permettre à ceux qui avaient le moins participé de gagner un peu de temps de jeu. J’étais plutôt d’accord avec les seconds, mais on ne m’a pas demandé mon avis, pas plus qu’à Josef qui était pourtant le manager de l’équipe : premier signe d’émancipation des joueurs…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout d’un très long moment, Komarov et Balakin ont accepté de se désister. Grosse colère de Trusevich :&lt;br /&gt;- Sans Komarov et Balakin, et sans Thomas, qui reste-t-il en arrières ? il a rouscaillé. Juste Svyridovskiy ! Et ce n’est pas son poste de prédilection. Les charnières bricolées, merci bien ! On a vu ce que ça donnait… je n’ai pas vocation à rattraper les boulettes des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvelle discussion. Goncharenko et Klimenko, les deux joueurs les plus en forme, proposèrent de quitter l’équipe pour le plaisir d’entendre qu’ils étaient indispensables. Une éternité plus tard, Tyutchev leva la main silencieusement pour nous signifier qu’il acceptait de renoncer au match. Komarov fut l’autre déçu après un tirage au sort pour savoir qui de lui ou Balakin jouerait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’étais pas très serein. Pas à cause de ma discussion avec Kaminski : cette laborieuse séance de sélection avait totalement fini de la faire sortir de ma tête. Non, mon inquiétude était liée aux deux joueurs sacrifiés. Il me semblait plus intelligent de garder Komarov par rapport à Balakin : ils avaient le même niveau, mais le second avait tendance à fatiguer plus vite en deuxième mi-temps. Et puis, tout bien réfléchi, j’étais convaincu que le muet Tyutchev était un cadre tout aussi indispensable que Goncharenko ou Klimenko, sans véritable remplaçant… J’aurais plutôt écarté l'un des trois inters : il ne faut que deux joueurs à ce poste, et Korotkykh, Putisin ou Melnyk, étaient interchangeables. Mais bon…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’absence de Tyutchev s’est avérée d’autant plus préjudiciable que les joueurs de Flakelf jouaient dans un registre résolument physique, à la limite de la violence. Putitsin, costaud aussi mais moins habitué à encaisser, a compensé du mieux possible. En défense, Svyridovskiy a rendu coup pour coup, si bien que son engagement lui a coûté une nouvelle entorse à la cheville. Ce qui n’a pas empêché une nouvelle victoire par 5 à 1, avec une très belle perf de nos joueurs d’ailes : Klimenko (qui s’est amusé à multiplier les petits ponts, 7 tout au long du match) et Sukharev côté gauche, Timofeyev (trois fois passeur décisif) et Goncharenko côté droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En définitive, à part la brutalité adverse, rien n’avait distingué ce match des autres…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain soir, avant de passer me chercher à l’atelier pour rentrer à la maison, l’oncle est allé rendre une petite visite aux locataires du grenier de la réserve. Il ne m’a pas empêché de le suivre, mais à son regard j’ai compris qu’il y avait un schbigntz quelque part. Putitsin somnolait sur son lit de camp. Egalement sur son lit, Svyridovskiy se massait la cheville. Goncharenko fumait une cigarette et Trusevich lisait le journal à la lueur de l’unique fenêtre :&lt;br /&gt;- Ils sont gonflés, nous a-t-il interpelés en tapotant le journal. Pas un mot sur notre victoire d'hier ! Pourtant, il y a deux semaines, la victoire de Flakelf contre Rukh était signalée à la Une !&lt;br /&gt;- Shvetsov est passé me voir en personne pour me donner les infos du prochain match, a déclaré l’oncle qui n’avait manifestement pas écouté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était la première fois qu’il quittait son air enthousiaste, exalté, pour évoquer le FC Start. Ça m’a fait tout drôle : je m’étais habitué à leur voir son nouveau jour. Là, on aurait dit qu’il débarquait tout droit de la période précédant l’arrivée de Trusevich à l’usine : tronche fermée, phrases courtes, tout ça.&lt;br /&gt;- Ah ! Quand jouons-nous ? a demandé Svyridovskiy.&lt;br /&gt;- Après demain. Contre Flakelf, encore. Au stade du Zenit.&lt;br /&gt;- Génial ! s’est exclamé Goncharenko. Le plus grand stade de la ville !&lt;br /&gt;- Ce n’est pas "génial", a répliqué Josef. Il y aura tout un tas d’huiles nazies. Je n’aime pas trop ça.&lt;br /&gt;- Et pourquoi ça ? j'ai demandé.&lt;br /&gt;- Ces deux matches très proches, déjà… Ça cache quelque chose. Comme s’ils voulaient éviter que vous ne récupériez correctement...&lt;br /&gt;- On a déjà fait pire, a marmonné Goncharenko. Et puis, les types du Flakelf auront le même temps de récupération, non ?&lt;br /&gt;- Justement : non ! Leur équipe sera en partie renforcée par d’anciens véritables joueurs de foot allemands venus d’Allemagne en avion d’ici là.&lt;br /&gt;- Allons, a répondu Trusevich, rassurant : on leur a collé 5-1. Avec quelques joueurs frais et meilleurs de leur côté, ça fera 4-2, voilà tout.&lt;br /&gt;- Réfléchissez ! En temps de guerre, qui a le bras assez long pour affréter un avion spécialement pour quatre joueurs de foot et en si peu de temps ? Les ordres viennent de Berlin. Peut-être d’Hitler lui-même… Ça ne sent pas bon ! Je commence à croire que nous dérangeons sérieusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je découvrais un nouveau Josef : excité, mais pas du tout enthousiaste. Et plutôt alarmé... Svyridovskiy ne s’en est pas inquiété :&lt;br /&gt;- Et oui : ce bon Führer n’aime pas voir de beaux aryens se faire corriger par des « Untermensh&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; » ! s’est-il esclaffé. Mais, chef, c’est évident que ça les titille. Et c’est précisément pour ça qu’on accepte de dépenser le peu d’énergie qu’il nous reste sur un terrain de foot !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’oncle s’est tu un moment. Manifestement, il commençait juste à comprendre (comme moi) que les motivations de ses joueurs ne reposaient pas uniquement sur la nostalgie de l’époque du Dynamo. J’ai pigé direct qu’on ne risquait pas de le revoir arborer sa mine « bourrue-réjouie » avant longtemps.&lt;br /&gt;- Vous êtes fous, a-t-il finalement lâché, plus froid que jamais. Vous savez où ça vous mènera ?&lt;br /&gt;- On finira par perdre, a murmuré Putitsin qui n’avait encore rien dit. Ils trafiqueront le calendrier, les équipes adverses, le terrain, tout ce qu’ils pourront, jusqu’à ce qu’on perde.&lt;br /&gt;- Et si ça n’arrive pas ? a demandé l’oncle. Si la triche ne suffit pas, ils vous materont au fusil !&lt;br /&gt;- Bien sûr que non ! a ronchonné Goncharenko. Ils veulent gagner sur le terrain, là où on les a battus. Nous envoyer au fusil sans motif, ce serait admettre leur infériorité.&lt;br /&gt;- Des motifs fictifs pour fusiller les gens, par les temps qui courent, c’est facile à trouver ! a dit l'oncle. Un soupçon de résistance, et c'est réglé.&lt;br /&gt;- On passe nos journées ici sous les yeux de Rechner et notre temps libre sous ceux de Shvetsov, a expliqué Goncharenko. Tout le monde sait que même si nous le voulions, nous ne pourrions rien tenter contre l'occupant. Putitsin a raison : tout ça terminera par une défaite sur le terrain. Peut-être bien qu’ils vous forceront à nous renvoyer de l’usine pour nous affamer à nouveau et accélérer notre chute. Ils auront des idées... on perdra un jour ou l’autre. Et alors, enfin satisfait, Shvetsov nous radiera du championnat. On se retrouvera au même stade qu’avant, sans boulot, sans rien à manger, mais avec la fierté d’avoir cloué le bec nazillon pendant un moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Josef semblait perdu. Au bout d’un moment et contre toute attente, il m’a demandé mon avis. Je n’étais pas fiérot : je retrouvais dans les inquiétudes de l’oncle tout ce que Kaminski m’avait dit : l’intervention probable d’Hitler, l’intention de « mater » l’équipe, et la possibilité d’en arriver à une solution radicale. Ressortir à ce moment là l’avertissement du Polonais aurait peut-être suffit à convaincre tout le monde de s’arrêter là. Mais Goncharenko m’avait rassuré, et il semblait sûr de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis j’étais comme un môme fautif et cachotier : je n’avais rien dit de la mise en garde de Kaminski sur le coup, et il me semblait inconcevable d’y revenir 24 heures plus tard, vu la gravité de l’enjeu. J’ai décidé d’aller jusqu’au bout de mon idée :&lt;br /&gt;- Je ne crois pas que ça terminera mal, oncle Josef. Ce n’est que du foot. Hitler a bien d’autres choses à gérer, non ? Je pense comme les gars : ils nous mettront des bâtons dans les roues, ils tricheront, et ils finiront peut-être par gagner de manière injuste… ça s’arrêta là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Josef a haussé les épaules, l’air pas convaincu, mais il est reparti sans rien ajouter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Qualificatif notamment donné par Himmler aux prisonniers de l’armée rouge capturés en 1941 et affamés jusqu’à la mort pendant leur captivité.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-367217084561735880?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/367217084561735880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/08/la-resistance-en-short-chapitre-8-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/367217084561735880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/367217084561735880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/08/la-resistance-en-short-chapitre-8-le.html' title='La résistance en short, chapitre 8 : Le match que tout le monde veut jouer'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEm4ax9U6pI/AAAAAAAAADs/gYaCuP5axjc/s72-c/Sans+titre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-8339517914523522223</id><published>2010-08-09T17:24:00.004+02:00</published><updated>2011-10-28T12:08:19.439+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La résistance en short'/><title type='text'>La résistance en short, chapitre 7 : Réussir un match mais mal gérer le reste</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Pour commencer, nous avions enfin récupéré un équipement potable grâce à un des anciens responsables du Dynamo qui, apprenant que l’équipe s’était en partie reformée, nous avait fourni des tenues dignes de ce nom. Et puis le petit stade était totalement plein ! Le public avait répondu présent. Mais nous y reviendrons…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté jeu, les joueurs du MSG Wal ont été plus coriaces que lors du premier match, et bien meilleurs que toutes les autres équipes qu’on avait rencontrées jusque là. Après six matches aisément remportés, nous étions peut-être trop sûrs de nous… Là, pardon ! Les adversaires nous ont bien bougés ! Et puis, il faut le dire : ce match était le troisième en cinq jours ! Un rythme très élevé pour nous autres, usés par le travail à l’usine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant et pour ne pas changer, Kuzmenko a marqué en premier, sur une belle passe de Goncharenko. Mais les autres, en face, n’ont rien lâché : ils ont envoyé du bois juste après la mi-temps pour renverser la vapeur et nous flanquer deux buts superbes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 1-2, on s’est regardés, un peu surpris, avec les autres : nous n’avions jamais été menés jusque là ! On s’est alors donné au maximum pour accrocher au moins l’égalité, qui provoquait alors le tirage au sort du vainqueur. Mais les salauds, en face, ne reculaient pas d’un centimètre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A dix minutes de la fin du match, un peu désespéré, j’ai fini par abandonner mon poste d’arrière pour aller soutenir les avants. Kuzmenko dans l’axe et Sukharev à gauche, à bout, ne touchaient quasiment plus le ballon. Goncharenko, lui, continuait à mettre le chantier sur notre aile droite, mais sans efficacité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est finalement Klimenko, le petit demi gauche teigneux, qui a trouvé l’ouverture : en deux dribbles, il s’est trouvé en bonne position, mais sa frappe a heurté le poteau. Kuzmenko, bien placé, a réussi à récupérer la balle et à la passer, en aveugle, vers le point de pénalty. Sukharev était trop court, moi pas ! J’ai envoyé une grosse mine qui a laissé le gardien sur le cul.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A 2-2, ça respirait mieux dans les rangs du FC Start. Moi, déjà bien content d’avoir marqué, je suis retourné à ma place, en défense. Mais mes coéquipiers ne m’ont pas laissé le temps de savourer : finalement, le match nul ne leur suffisait plus. Sur notre première occasion après l’égalisation, Goncharenko a obtenu un corner. Par habitude, je restais toujours en couverture sur les corners, mais cette fois, Trusevich m’a obligé à monter, m’engueulant presque « tu vois bien que de toute façon, nos adversaires n’essaient même plus d’attaquer ! tu seras plus utile devant ! ». C’était une bonne inspiration : sur le corner, Goncharenko a réussi à envoyer le ballon droit sur moi, et de la tête, j’ai prolongé la trajectoire du cuir au fond des filets : 3-2 !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ça, quand je vous dis que je reste marqué par ce match… Mes deux premiers buts, tous les deux décisifs ! J’en ai pleuré de joie. Les soldats du MSG Wal, qui étaient de bons gars, nous serrèrent la main sans rancune à la fin du match et nous saluèrent avec fair-play. Le geste était d’autant plus sympa que la plupart des mecs des deux équipes ne parlaient pas la même langue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout, l’auteur des deux buts adverses, un grand blond souriant, est venu me voir en particulier.&lt;br /&gt;- J’ai cru remarquer que tu comprenais allemand ? il m'a demandé.&lt;br /&gt;- C’est vrai, je le parle, aussi, j’ai bêtement répondu, encore tout sonné par l’émotion.&lt;br /&gt;- Je m’appelle Kaminski, s’est-il présenté en me serrant à nouveau la main.&lt;br /&gt;- Thomas Hübner !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son sourire a alors disparu :&lt;br /&gt;- Ecoute… euh… je ne sais pas si j’ai le droit de te dire ça mais… méfiez-vous du Flakelf. La prochaine équipe que vous rencontrerez. Ils sont là pour vous mater. Berlin n’aime pas du tout voir des ouvriers ukrainiens se balader si facilement dans un championnat Nazi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Balakin est alors passé à notre niveau en tapant dans le dos de Kaminski, braillant en Ukrainien qu’en s’entraînant beaucoup, le MSG Wal aurait peut-être une petite chance d’arracher un jour le match nul contre nous. Kaminski, qui n’avait sans doute rien compris, a vaguement souri dans sa direction avant de reprendre sur le même ton confidentiel :&lt;br /&gt;- Il se dit que le Fürher lui-même se préoccupe de votre cas… méfiez-vous, Hübner : quand Hitler se mêle de quelque chose, cela se termine généralement mal. Je…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kaminski jetait sans cesse des regards méfiants autours de nous, veillant à ce que ses coéquipiers ne surprennent pas la discussion :&lt;br /&gt;- Je suis d'origine Polonaise... Je suis contre Hitler et la doctrine nazie… et je suis très content que vous ayez trouvé le moyen de les combattre. Mais je ne souhaite voir mourir personne pour un match de football… Dites bien cela à vos coéquipiers. Bonne chance, Hübner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tête en l’air par nature, mais en plus étourdi par ma contribution à la victoire, j’ai à peine écouté ce que me disait Kaminski. Et je ne l’ai surtout pas compris. L’évocation d’Hitler avait quelque chose de très fort, bien sûr. Mais je n’arrivais vraiment pas voir le lien entre Hitler et notre petit championnat un peu bidon. Pourquoi nous mater ? Comment pouvions-nous être une menace ? L’idée avait quelque chose de presque comique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me revois néanmoins, le soir même de la victoire contre MSG Wal, tourner et retourner l’avertissement de Kaminski dans ma tête, cherchant à en extraire le message-clé. N’aboutissant à rien de convaincant, j’ai décidé de ne rien dire à personne. Les indices étaient pourtant clairs tout autour de moi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil des matches, les tribunes s’étaient garnies d’habitants de Kiev. Notre équipe s'était fait une sympathie dans la ville, à coup de bouche à oreille. Lors du premier match contre MSG Wal, le stade était totalement plein pour la première fois. Pour le fameux 3-2, Shvetsov avait eu l’idée de rendre les places payantes. Pour 5 roubles, malgré la misère et la famine ambiante, le stade s’était rempli à nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais dû me demander pourquoi les habitants de Kiev avaient tant envie de voir les soldats allemands battus par des Ukrainiens…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais dû piger pourquoi le Major se faisait de moins en moins amical avec l’oncle Josef, alors que l’usine tournait avec une efficacité que je n’avais jusqu’alors jamais connue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais dû remarquer la joie sauvage éprouvée par mes coéquipiers après chaque but inscrit. Autant de victoires auraient dû finir par les blaser, mais ils continuaient à tout donner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ! Tous ces « j’aurais dû » me rendent malade. Ils complètent parfaitement l’avertissement de Kaminski. Et ils ont un petit frère : « j’aurais dû » transmettre le message du Polonais à mes coéquipiers…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-8339517914523522223?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/8339517914523522223/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/08/la-resistance-en-short-chapitre-7.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/8339517914523522223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/8339517914523522223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/08/la-resistance-en-short-chapitre-7.html' title='La résistance en short, chapitre 7 : Réussir un match mais mal gérer le reste'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-6631492461242035334</id><published>2010-08-06T09:17:00.003+02:00</published><updated>2011-10-28T12:32:48.809+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La résistance en short'/><title type='text'>La résistance en short, chapitre 6 : Entre déroutes et branlées</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEmzl6gZz_I/AAAAAAAAADM/r7iupa_w_rw/s1600/Sans+titre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5497122284124098546" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 204px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEmzl6gZz_I/AAAAAAAAADM/r7iupa_w_rw/s320/Sans+titre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Une photo de l'équipe (FC Start en noir !). &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce jour là les adversaires étaient sympas (je ne jouais pas)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Entre le premier et le deuxième match de l’équipe, l’oncle Josef a réussi à embaucher à l’usine tous les joueurs sans emploi. Plusieurs lits de camp furent installés dans le grenier de la réserve, qui devint un dortoir pour ceux qui avaient un problème de logement. J’ai rapidement pris l’habitude de passer les débuts de soirée dans ce dortoir, pour y parler de foot avec Trusevich, Goncharenko, Svyridovskiy et le costaud Putitsin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième équipe opposée FC Start était formée de joueurs d’une garnison arrivée de Hongrie. La date du match avait été fixée, en dépit des demandes de l’oncle Josef, deux semaines après notre victoire inaugurale. Korotkykh, le benjamin de l’équipe, avait pourtant prévenu qu’il ne serait pas disponible, tout comme l’attaquant Kuzmenko. Svyridoskiy étant tout juste remis de son entorse à la cheville, le nombre de joueurs manquants s’élevait à trois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Shvetsov l’a mauvaise qu’on lui ait collé la fessée la dernière fois, a grincé Klimenko quand il a appris la nouvelle. Il va multiplier les coups-bas de ce type…&lt;br /&gt;- Je peux jouer avec vous, moi, s’il faut ! j’ai répondu, plein d’espoir.&lt;br /&gt;- Nous devrions enregistrer l’arrivée de deux recrues d’ici là, nous a rassuré pour sa part l’oncle Josef. Georgy Timofeyev et Pavel Komarov devraient être là. Avec Thomas, ça fera le compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 21 juin 1942, j’ai donc fait ma première apparition sous le maillot rapiécé du FC Start. Nous faisions toujours aussi débraillés, mais malgré tout : quelle fierté ! Dans le vestiaire, j’ouvrais grand les yeux et m’inspirais de la gestuelle de chacun, cherchant à « faire » le plus pro possible. Et quand est venu à nouveau le temps de la causerie et des conseils tactiques, je me suis concentré comme jamais pour tout garder en tête, pour respecter les consignes à la lettre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tel que je me présente depuis le début du récit, vous imaginez probablement un grand gamin mal mûri qui aurait pu, j’imagine, entrer sur le terrain pétri de trouille, rendu fébrile par ce premier match à enjeu. Je crois que Josef, à la manière dont il m’a parlé avant le début de la partie, appréhendait ce genre de panique. Il m’a répété cent fois de faire de mon mieux, de ne pas m’inquiéter…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le foot, c’était mon truc ! J’adorais ça ! Et ma simplicité m’a peut-être aidé à prendre au premier degré cette formidable chance de jouer avec des cadors sans m’effrayer inutilement. Et si j’ai sans aucun doute éprouvé le souci de mal faire, il était largement compensé par mon enthousiasme et ma fraicheur. Placé en arrière gauche, je composais la charnière avec l’un des nouveaux, Komarov. Sur les côtés, légèrement plus offensifs, Timofeyev et Klimenko complétaient l'assise de l'équipe, en tant que demis gauche et droit, autour du demi centre, qui devait être ce jour là le rassurant Tyutchev. De mémoire :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;Trusevich&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(gardien)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;Komarov et moi&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(arrières)&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;Timofeyev Tyutchev Klimenko&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(la ligne de demis)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;Putitsin Melnyk&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(inters)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;Goncharenko Balakin Sukharev&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(les trois avants)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le match s’est très bien déroulé, pour une nouvelle victoire finale, 6 à 2. Dans cette équipe composée avant tout de joueurs offensifs et hors de forme, je me rappelle m’être fait un plaisir de défendre avec tonus et acharnement. Je garde le souvenir de duels aériens opiniâtres avec l’avant-centre adverse et d’un repli défensif en sprint pour finalement tacler un adversaire sur le point de frapper au but. Mais les joueurs du FC Start rendaient les choses tellement faciles que j’ai également pu m’intégrer dans plusieurs mouvements offensifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin du match, l’oncle était à deux doigts de chialer quand il est venu me féliciter pour ma performance. Ma sœur Nancy m’a affirmé qu’elle n’avait jamais été aussi fière de moi. Ma foi, sur le coup, j’aurais pu lui faire remarquer que, de mémoire, personne n’avait &lt;em&gt;jamais&lt;/em&gt; manifesté jusque là la moindre fierté à mon endroit. Mais je n’y ai pas songé : trop heureux, Tom, d’être utile, de se distinguer un peu ! Pour une fois… Autant dire que j’ai passé tout l’été à harceler l’oncle Josef pour savoir quand se joueraient les matches suivants et quels joueurs de l’équipe étaient dispos et surtout absents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai appris à connaître mes partenaires au fil des matches et des journées de travail communes à l’usine. Voici le souvenir qu’il m’en reste aujourd’hui, près de 70 ans après…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a ceux qui n’ont pas raté une miette du championnat. C’était le cas du gardien Trusevich, impressionnant d’agilité ; le demi gauche (d’adoption) Klimenko, teigneux et technique ; l’ailier Goncharenko, virevoltant bien qu’il fut le plus âgé de l’équipe ; Melnik l'inter gauche, longiligne, efficace et discret ; et le barraqué Putitsin, habituel inter droit et très apprécié des dames.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Timofeyev, le demi droit capable de centres prodigieux de précision (le joueur de l’équipe dont j’étais le moins proche, sans qu’il n’y ait de raison particulière à cela), et Komarov l'arrière à la détente extraordinaire, auraient joué tous les matches s’ils avaient fait partie de l’équipe dès le départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fatigue et différentes contraintes entrainèrent un roulement parmi les autres : Svyridovskiy, qui jouait très physique, s’est souvent blessé, me cédant alors sa place à l’arrière ; le colosse Tyutchev, un taiseux, excellent demi centre ; Balakin était très adroit face au but, mais il a peu joué attaquant car il pouvait jouer à n’importe quel poste avec réussite ; Korotkykh, polyvalent sur tous les postes de demis et d'inters, jouait aussi bien des deux pieds ; Sukharev, autre ailier, manquait un peu de coffre mais pas d’idée ; le toujours bien placé Kuzmenko, enfin, était le buteur attitré de l’équipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai pris finalement part à trois rencontres entre juin et août. J’ai raté le troisième match, gagné 11 à 0 contre l’équipe d’une garnison venue cette fois de Roumanie, ainsi que l’opposition aux soldats responsables du réseau de chemin de fer, gagnée 9 à 1. Ce match a d’ailleurs été marqué par un but surprenant de Kuzmenko : un missile expédié dans le but adverse depuis l’extérieur de la surface de réparation… de la tête. Un but insensé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas participé non plus à la victoire 6-0 contre l’équipe nommée « PGS », composée de soldats venus d’Allemagne. En revanche, j’ai été des deux rencontres face au « MSG Wal ». Lors de la première opposition, gagnée 5-1, Kuzmenko a inscrit un nouveau but hors norme : en pleine course et grâce à un mouvement peu évident, une frappe du talon le ballon, en plein dans la lucarne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est le match suivant, toujours contre le MSG Wal, qui remporte la palme du souvenir le plus heureux dans ma caboche. Tout en étant très bien placé dans la hiérarchie des évènements que j’aurais pu gérer avec un peu plus d’à propos.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-6631492461242035334?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/6631492461242035334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/07/la-resistance-en-short-chapitre-6-entre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/6631492461242035334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/6631492461242035334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/07/la-resistance-en-short-chapitre-6-entre.html' title='La résistance en short, chapitre 6 : Entre déroutes et branlées'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEmzl6gZz_I/AAAAAAAAADM/r7iupa_w_rw/s72-c/Sans+titre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-822529542599384944</id><published>2010-08-02T17:13:00.005+02:00</published><updated>2011-10-28T11:58:02.883+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La résistance en short'/><title type='text'>La résistance en short, chapitre 5 : FC Start</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Peu de temps après, l’équipe était inscrite au championnat de Shvetsov sous le nom, choisi par les joueurs, de FC Start. Bizarre que je n’ai jamais pensé à demander à Trusevich pourquoi… l’idée de nouveau départ, peut-être ? Et l’anglicisme, une petite pique destinée aux Allemands, infichus de venir à bout de la Grande Bretagne ? Quoi qu’il en soit, le premier match était prévu pour le dimanche 7 juin. J’étais excité à souhait, bien entendu. Moins banal : l’oncle lui-même a laissé transpirer d’inhabituels signes d’impatience durant la semaine précédent la rencontre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nom de notre premier adversaire (permettez que je m’inclue dans l’équipe), c’était « Rukh ». Je ne sais pas non plus pourquoi. Il s’agissait de l’équipe managée par Georgi Shvetsov lui-même. Les gars avaient fière allure avec leur jeu de maillots flambants neufs, à côté desquels notre équipement mal assorti faisait triste. Goncharenko avait réussi à récupérer onze vieux maillots du Dynamo, mais les shorts et les bas étaient dépareillés. Trusevich, par exemple, portait le même pantalon qu’à l’usine, déchiré au niveau des genoux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'équipe de ce jour là était la suivante : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;Trusevich&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(gardien)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Svyiridovski et Balakin&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(arrières)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Korotkykh Tyutchev Klimenko&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(la ligne de demis)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Putitsin Melnyk&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(inters)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Goncharenko Kuzmenko Sukharev&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(les trois avants)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette tactique "classique" était un peu démodée à l'époque, même en Ukraine. Depuis plusieurs années, le 3-4-3 "WM" était devenu la norme (je n'entre pas trop dans les détails...), mais notre équipe, de bric et de broc, était plus équilibrée avec l'ancien "2-3-5" (j'arrête là pour les considérations techniques).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sur le bord du terrain, juste avant le début du match, Josef a improvisé un discours que les joueurs ont écouté poliment. Il était question du plaisir de jouer ensemble, de rendre hommage aux clubs dissous, et vous voyez bien, tout un tas de trucs dans ce genre. Ses paroles m’ont fatalement moins marqué que la causerie spontanée que les joueurs ont générée juste après que Josef eut gagné la tribune vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce lèche-cul de Shvetsov a programmé le match de son équipe de collabos contre nous parce qu’il est sûr de nous foutre une rouste, et donc de marquer des points dès le premier match, a lancé Klimenko, un petit hargneux.&lt;br /&gt;- A nous de faire en sorte que le réveil soit difficile ! a ajouté Trusevich, sentencieusement.&lt;br /&gt;- Il a récupéré quelques bons joueurs, issus comme nous de l’ancien championnat, a pour sa part fait remarquer Balakin, le seul joueur à peu près bien rasé. Méfiez vous de l’ailier droit…&lt;br /&gt;- Et leur gardien a la peau dure, a murmuré le longiligne Melnik.&lt;br /&gt;- Ils ont l’air en forme, s’est exclamé Putitsin, un mec bien costaud et bien coiffé.&lt;br /&gt;- Ça ! a ajouté Goncharenko. Ils ont pas l’air affamés, eux ! Shvetsov doit les soigner, tu penses…&lt;br /&gt;- On s’en tape, on est meilleur ! s’est indigné Klimenko. Nous, on a une vraie équipe ! Qu’ils s’accoquinent avec les fridolins s’ils veulent, ça ne fait pas d’eux des champions ! Ces types prennent leur bouffe dans nos assiettes ? Parfait ! Notre victoire n’en sera que plus méritoire !&lt;br /&gt;- Et symbolique ! a conclu Trusevich.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous garantir la précision des propos, ce serait malhonnête. Et ça vaut pour tous les chapitres ! Je fais travailler ma mémoire à bloc, je vous restitue ce qu’il en sort. Pour ce qui concerne le très nerveux Klimenko, cela dit, je peux vous certifier que ses tirades étaient pleines de points d’exclamation, de colère et de grossièretés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même à ce stade là de l’aventure, j’étais loin du compte, concernant l’état d’esprit des mecs : cet échange montrait pourtant nettement le sentiment de revanche qui les animait. « Le plaisir de jouer » et « l’honneur des équipes dissoutes » évoqués par Josef, ils s’en balançaient !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour une fois, Josef était à mettre dans le même panier que moi. Il était perché sur son nuage, l’oncle ! A califourchon, bien confortable... Quand tu vois qu’aujourd’hui, tout un tas de gogos attendent deux heures pour obtenir une signature mal chiée par un joueur qui les regarde à peine lors d’une séance de dédicace… tu peux comprendre le trouble qui s’est emparé de l’oncle quand il est devenu du jour au lendemain le manager de son équipe favorite. La volonté farouche de donner une leçon à l’envahisseur et au collabo, manifestée par une bande de 11 jeunes footeux lésés par la guerre, Josef ne l’avait pas mieux capté que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai rejoint Nancy et l’oncle Josef dans les gradins déserts du petit stade où se déroulait le match. La tante Anna, elle, avait quitté l’Ukraine peu de temps après l’arrivée des Allemands : le scientifique pour qui elle travaillait avait rapidement été transféré en Allemagne, et elle l’avait suivi, ne revenant à Kiev que de temps en temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette vieille tribune inconfortable, j’ai pris une belle claque : malheur, quelle équipe ! Pour un amateur comme moi, le match avait des allures de révélation. Les onze joueurs du FC Start pratiquait quasiment un autre sport, par rapport à moi le dimanche matin avec la jeunesse du quartier.&lt;br /&gt;- Tu continues d’affirmer que le football se joue seulement et ne se regarde pas ? m’a demandé malicieusement l’oncle, qui avait lui-même le regard brillant.&lt;br /&gt;- C’est… c’est… j’ai bredouillé, abasourdi.&lt;br /&gt;- Et encore ! Ils sont hors de forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hors de forme, je veux bien ! Mais ils étaient techniquement bien au-dessus de leurs adversaires. J’ai vu ce jour là des gestes et des mouvements que je n’avais jamais imaginés. A la mi-temps, Josef et moi nous sommes précipités sur le bord du terrain. Alors que le score était de 2 à 0 en notre faveur, notre enthousiasme, à l’oncle et à moi, ne semblait pas partagé par les joueurs.&lt;br /&gt;- J’en peux plus ! a soufflé Sukharev, l’un des anciens du Lokomotiv, en saisissant la bouteille d’eau que je lui tendais. Clairement, nous sommes à la ramasse physiquement !&lt;br /&gt;- Et approximatifs par-dessus le marché, a surenchéri Trusevich. Avec nos allers-retours au front et tout ces mois sans jouer, on a eu le temps de perdre les habitudes du jeu. J’ai raté quasiment tous mes dégagements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mon côté, j’avais trouvé les buts, tous deux marqués par Sukharev, très jolis. Et, toujours d’après moi, Trusevich avait été tout sauf approximatif. Un peu plus loin, j’entendais d’autres soupirs. La faiblesse quantitative de l’effectif forçait deux ou trois joueurs à évoluer à un poste qui ne leur était pas familier. Klimenko pestait contre son propre manque de repère en tant que demi-gauche, tout comme Svyridovskiy en position d'arrière. J’étais très étonné par leur autocritique collective :&lt;br /&gt;- Vous semblez tous déçus… pourtant, vous menez au score !&lt;br /&gt;- On peut faire largement mieux, a répliqué Klimenko.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- On commence tout juste à bien jouer, a murmuré Melnik pour me rassurer, ce qui n’était pas utile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième mi-temps leur a donné raison. Tous les soucis évoqués pendant la pause ont été intelligemment compensés, contournés, résolus. En courant moins, et moins vite, que leurs adversaires, nos joueurs ont finalement administré une belle volée aux protégés de Shvetsov : 7 à 2. Les deux buts de Rukh ayant été marqués en fin de match, quand la fatigue a fini par rattraper notre équipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques souvenirs particulier : Kuzmenko, notre avant-centre, mesurait juste 1 mètre 75, soit environ 20 centimètres de moins que le défenseur qui assurait son marquage. Malgré ce désavantage, Kuzmenko a pris un malin plaisir à marquer deux de ses quatre buts de la tête. Sur l’aile droite et à plusieurs reprises, alors qu’il semblait avoir déjà dépassé son adversaire direct, Goncharenko s’est amusé à ajouter un dribble supplémentaire à son mouvement. Les joueurs semblaient prendre autant de plaisir sur le terrain que l’oncle et moi dans la tribune. Nancy, pour qui tout ça ne rimait pas à grand-chose, s’amusait de notre enthousiasme de môme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avec l’oncle, nous avons parlé de cette première performance jusqu’au soir. Et pendant le dîner, j’ai fini par formuler la requête qui me taraudait depuis le match :&lt;br /&gt;- Je veux jouer avec eux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sûr de me faire sérieusement remballer ! Et pourtant, à mon grand plaisir, Josef a souri :&lt;br /&gt;- Et pourquoi pas… Svyridovskiy s’est plaint d’une petite douleur à la cheville. Kuzmenko et Korotkykh m’ont fait savoir qu’il leur serait difficile d’être présent à tous les matches. Je pensais chercher deux ou trois autres anciens joueurs de club, mais après tout, c’est l’équipe de l’usine…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai pas dû dormir beaucoup cette nuit là. Ni toutes celles qui ont précédé le match suivant…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-822529542599384944?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/822529542599384944/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/07/la-resistance-en-short-chapitre-5-fc.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/822529542599384944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/822529542599384944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/07/la-resistance-en-short-chapitre-5-fc.html' title='La résistance en short, chapitre 5 : FC Start'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-1644197362783692608</id><published>2010-07-30T17:10:00.004+02:00</published><updated>2011-10-28T11:14:56.824+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La résistance en short'/><title type='text'>La résistance en short, chapitre 4 : Recrutement !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Pour être honnête, la discussion qui va suivre, je ne m’en souviens pas. Nancy a-t-elle une meilleure mémoire ? Ou a-t-elle spécialement mémorisé cet échange parce qu’elle pressentait qu'il annonçait quelque chose de pas banal ? Peut-être les deux… en tout cas, c’est elle qui m’a rappelé cette conversation au sujet du tournoi nazi. Ainsi que quelques autres les semaines suivantes, qui à l’en croire, devaient se goupiller comme suit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu de temps après l’arrivée de Trusevich (en gros) :&lt;br /&gt;L’oncle : Avez-vous gardé quelque contact avec d’autres joueurs du Dynamo ?&lt;br /&gt;Trusevich : Très peu… à mon retour du front, j’ai croisé Makar... Makar Goncharenko.&lt;br /&gt;L’oncle &lt;em&gt;(tout content de montrer qu'il le connait)&lt;/em&gt; : L’ailier ?&lt;br /&gt;Trusevich : Oui, voilà. Il m’a donné des nouvelles de 2 ou 3 coéquipiers…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, plus tard (à peu près) :&lt;br /&gt;L’oncle : J’imagine que vous seriez ravi de rejouer, Nicolaï, non ? Vous, vos partenaires, n’importe quel joueur… ça doit vous démanger.&lt;br /&gt;Trusevich : Passé le moment où c’est la faim et le froid qui m’ont titillé, c’est sûr que l’idée de retrouver les autres sur un terrain me trotte un peu dans la tête. Mais tant que le championnat ne reprendra pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en arriver à cette scène, dont je garde, pour le coup, un souvenir très net. C’était à table, encore, le soir d’un jour de visite du Major Rechner à l’usine.&lt;br /&gt;- Je vous avais parlé, je crois, de ce championnat un peu fantoche que les soldats du Reich ont organisé pour se désennuyer ? a demandé l’oncle, plus souriant que jamais, presque excité.&lt;br /&gt;- Oui, tout à fait.&lt;br /&gt;- Aujourd’hui, nous en avons parlé de nouveau, avec Rechner, a annoncé l’oncle. Shvetsov, le responsable du tournoi, cherche désespérément une ou deux équipes de plus pour l’étoffer un peu. Je suis dans les petits papiers de Rechner : j’ai réussi à le convaincre que nous pourrions monter une équipe, ici, à la boulangerie, qui ferait l’affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trusevich a semblé surpris.&lt;br /&gt;- Je ne crois pas avoir remarqué d’ouvrier intéressé par le foot ou même par le sport ? il a objecté. A part Thomas. Et vous, monsieur Kordik, naturellement.&lt;br /&gt;- C’est pourquoi je pensais renforcer notre « équipe », pour le moment un peu juste, comme vous l’avez remarqué, avec d’autres anciens du Dynamo.&lt;br /&gt;- D’autres anciens ? s’est exclamé Trusevich. Mais… nous sommes tous dispersés… certains sont probablement morts…&lt;br /&gt;- Ce n’est pas le cas de Goncharenko, d’après vous, a répondu l’oncle en souriant. Et ce n’est pas non plus le cas de Kuzmenko et Svyridovskiy, dont j’ai retrouvé la trace... si eux-mêmes ont gardé contact avec deux autres joueurs, et ainsi de suite… nous pourrions arriver à onze, qu’en dites-vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trusevich n’en a pas dit grand-chose sur le coup, mais on sentait que l’idée de l’oncle le gonflait à bloc. Le dimanche suivant, il me demandait de l’accompagner rue Kreschatick, chez la belle-mère de Makar Goncharenko, où ce dernier habitait depuis son retour du front. Goncharenko ressemblait beaucoup à Trusevich à l’époque où celui-ci frappait régulièrement à la porte de l’usine. Un instant, je me suis même demandé s’il ne faisait pas fait partie des vagabonds que j’avais rembarrés dans les mois précédents. Rapidement, Trusevich lui fit part du projet de l’oncle Josef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est quand tu veux, Nicolaï, il a soupiré. Mon emploi du temps est aussi vide que mon porte-monnaie. Je serai ravi de foutre une rouste aux nazillons : avec tout ce qu’ils m’ont pris, sûr que je courrai bien plus vite qu’eux !&lt;br /&gt;- J’ai les coordonnées de Kuzmenko et Svyridovskiy : je m’occupe du premier, il n’habite pas loin de l’usine…pourrais-tu contacter Svyridoskiy ? Il est à l’autre bout de la ville et je suis pris toute la semaine. Dis leur bien que mon patron offre le repas chaque veille de match…&lt;br /&gt;- Par les temps qui courent, c’est un argument choc, a admi Goncharenko en soupirant de plus belle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’après-midi même, nous répétions la démarche auprès de Svyridovskiy, qui habitait avec une demi-douzaine d’autres types dans un appartement délabré. Svyridovskiy n’avait aucun travail fixe : il donnait un coup de main sur la ferme de son cousin une fois de temps en temps, au nord de Kiev. Il s’est révélé également intéressé, et tout aussi disponible que Goncharenko pour lancer des recherches. Et, de la même manière, il a lâché une phrase du type : « si on peut leur faire regretter de nous avoir foutus à la rue, ces cochons… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute notion géopolitique survolant ma petite tête de plusieurs longueurs à l’époque, je n’ai pas saisi pas la dimension patriotique de la reformation clandestine du Dynamo Kiev. L’envahissement d’un pays par un autre, tel quel, m’aurait probablement semblé assez facile à appréhender. Mais le fait que ce soit mon pays d’origine qui envahissait mon pays d’adoption faussait tout. J’ai eu du mal à interpréter la colère et le défi dans les regards de ces pauvres bougres quand, peu de temps après, une première réunion s’est tenue à l’usine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix anciens footballeurs nous ont rejoints un soir après le travail, l’oncle Josef, Trusevich et moi. Leur dégaine, misère ! Des guenilleux, tous. Goncharenko n’avait pas eu tort en affirmant qu’un repas offert avant chaque match était un argument fort pour rallier l’équipe : une bonne moitié des joueurs semblait sous-alimentée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trusevich a fait les présentations. Outre Goncharenko, Svyridovskiy et Kuzmenko, quatre anciens du Dynamo ont répondu présent : Korotkykh, Klimenko, Tyutchev et Putitsin. La guerre avait dispersé les autres membres encore vivants de l’effectif du club. Spontanément, ces 8 joueurs du Dynamo avaient eu l’idée de compléter l’équipe avec des joueurs du Lokomotiv Kiev, autre club de la ville : Balakin, Sukharev et Melnyk ont répondu à l’appel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Josef fit un peu la gueule en découvrant que son équipe serait composée en partie de joueurs issus du Lokomotiv, le grand rival Dynamo. De mon côté, j’étais un peu déçu en constatant que les « pros » étaient suffisamment nombreux pour former une équipe sans moi. Mais l’excitation a pris le dessus très rapidement sur tout le reste : les onze joueurs étaient d’accord pour être inscrits au championnat des armées allemandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’oncle a sans doute battu son record de sourire en affichant une inhabituelle mine réjouie quasiment tout au long de la réunion. Quant à moi, qui ne voyais jusqu’à ce jour aucun intérêt à aller au stade « juste pour regarder », j’étais très curieux et impatient de voir évoluer une équipe de « vrais » footballeurs.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-1644197362783692608?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/1644197362783692608/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/07/la-resistance-en-short-chapitre-4.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/1644197362783692608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/1644197362783692608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/07/la-resistance-en-short-chapitre-4.html' title='La résistance en short, chapitre 4 : Recrutement !'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-1311857438034616718</id><published>2010-07-26T17:02:00.003+02:00</published><updated>2011-10-28T11:03:19.721+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La résistance en short'/><title type='text'>La résistance en short, chapitre 3 : Trusevich</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEmwXxotJ_I/AAAAAAAAADE/seWTablYjIc/s1600/Sans+titre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5497118742689949682" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 176px; CURSOR: hand; HEIGHT: 213px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEmwXxotJ_I/AAAAAAAAADE/seWTablYjIc/s400/Sans+titre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La ganache de Trusevich.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette période a été particulièrement éreintante pour tout le monde. L’oncle Josef et Nancy se sont vite retrouvés prisonniers des contraintes administratives afférantes à la direction d’une usine en temps d’occupation. Ils devaient en outre affronter l’humeur des deux autres chefs d’équipes de l’usine. Rebrov et Voronov se seraient bien vus à la place de Skatchenko, et ils n’hésitaient pas à semer le trouble parmi leurs subordonnés en parlant ouvertement de piston ou de collaboration pour expliquer la promotion de l’oncle. Josef était plus taciturne et fermé que jamais : je ne l’ai pas vu arborer son expression bourru-footeux pendant des mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Josef s’est abstenu de me nommer chef d’équipe à sa place dans le troisième atelier, comme je l’ai brièvement et naïvement espéré… Très raisonnablement, le poste est revenu au plus expérimenté du groupe. N’empêche : il nous manquait un certain nombre de bras, au fourneau. Mais le Major Rechner avait donné des consignes précises : pas d’embauche jusqu’à nouvel ordre. Les SS souhaitaient attendre d’avoir pris le contrôle total de la ville avant de permettre ce type de mouvement de travailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce non-recrutement m’obligeait à bosser davantage. L’oncle insistait pour que j’endosse une grande partie de la charge de travail supplémentaire de mon atelier. Il désirait ainsi montrer à tout le monde que la famille ne tirait pas que des bénéfices de la situation. Ça ne me dérangeait pas : j’éprouvais même une certaine fierté à travailler plus que les autres. Simplement, mes dimanches sont devenus moins amusants : je dormais beaucoup plus, et devais renoncer à mes loisirs habituels, et notamment les petites parties de foot sur le terrain vague voisin avec les jeunes du quartier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’en profite pour préciser : je vous ai dit que l’oncle Josef adorait regarder le football de club, et notamment le Dynamo. Mais vous ne savez pas encore que pour moi, aller au stade n’avait rien de captivant. En revanche, j’adorais jouer au foot. Je ne pigeais pas où Josef trouvait de l’intérêt à regarder un match sans y prendre part… ma philosophie, c’était plutôt « le foot ça se joue, ça ne se commente pas ! » Et bien à cette époque, le foot ne se jouait pas plus qu’il ne se commentait, voilà ! ça réglait la question. Quelle fatigue ! Mais revenons à l’usine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques mois de mécontentement, l’ensemble des ouvriers a fini par admettre qu’avoir un directeur de la même nationalité que l’occupant pouvait avoir du bon. Les travailleurs de l’usine, en tant que contributeurs au ravitaillement de la Wehrmacht, avaient droit à des conditions de vie –et notamment d’alimentation– plutôt au-dessus de la moyenne. Voronov et Rebrov eux-mêmes ont du reconnaître que Josef ne gérait pas trop mal la boutique et que ses compétences expliquaient au moins autant que ses origines le relatif confort que l’usine nous garantissait à tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans quelle mesure la nationalité de l’oncle l’a aidé à attirer la bienveillance de l’occupant ? A-t-il eu en plus une attitude particulièrement coopérative, voire collaboratrice ? Dur à dire, même avec le recul… Même Nancy, dont le regard était plus acéré sur ces choses-là à l’époque, n’a jamais vraiment su quoi en penser. En tout cas, Rechner a fait de Josef son chouchou parmi tous les industriels de l’alimentaire qu’il avait sous sa responsabilité. Et notre usine a été l’une des premières à pouvoir embaucher de nouveau au printemps 1942.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant tout l’hiver, nous avions dû rembarrer tous les pauvres bougres qui étaient venus à l’usine à la recherche d’un poste de manœuvre. Mon atelier était le plus proche de la cours de l'usine, et mon poste le plus proche de la porte : j’ai dû moi-même éconduire une grande majorité de ces malheureux. Je n’étais pas très, très futé, mais bon, pas non plus complètement gogo : je comprenais bien que j’avais alors un sale rôle. Aussi, quand l’oncle m’a enfin demandé de lui amener les candidats qui me sembleraient assez en forme pour travailler efficacement, j’en ai éprouvé un véritable soulagement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le lendemain, un jeune type en guenille a frappé à la porte de l’atelier pour proposer ses services à l’usine. Un têtu nommé Trusevich, qui tentait sa chance plusieurs fois par mois. Il avait même établi un record original : un jour particulièrement froid, vers Noël, il avait frappé trois fois à la porte de l’usine. Le pauvre type se les gelait tellement qu’il venait simplement pour chercher la chaleur des fourneaux ! Quelques degrés Celsius volés depuis le pas de la porte et pendant une minute grand maximum à chaque fois, le temps que je le fasse dégager. Quelle misère !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais content que ce soit lui le premier à se présenter après l’autorisation de recruter. Josef l’a été davantage encore.&lt;br /&gt;- Nicolaï Trusevich ? il a demandé, retrouvant un peu d’enthousiasme pour la première fois depuis des lustres. Le gardien de but du Dynamo ?&lt;br /&gt;- Ex-gardien de but, a précisé Trusevich avec tristesse. Quand je suis revenu du front, l’équipe n’existait plus. Disparue ! Comme mon appartement, brulé dans l’incendie de septembre&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;… Du coup, depuis mon retour à la ville, votre neveu m’a ouvert la porte de l’usine à intervalle régulier pour me signifier que vous n’engagiez pas d'ouvrier « jusqu’à nouvel ordre ».&lt;br /&gt;- Et bien nous y sommes, Nicolaï : ce nouvel ordre est tombé. Votre obstination aura payé, je vous engage.&lt;br /&gt;- Mais ? vous ne savez pas quelles sont mes capacités ! s’est étonné Trusevich.&lt;br /&gt;- Et bien ? a demandé l’oncle, comme si la remarque n’avait aucun sens valable pour lui. Vous avez deux bras ! Vous êtes capable de pousser un chariot, de porter un sac de farine, de tenir un balai, non ? Allez, ouste !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un entretien d’embauche des plus sommaires, comme vous voyez. Trusevich étant sans abri, on a installé un lit de camp dans le grenier de la réserve. Mais s’il dormait à l’usine, Nicolaï dînait toujours à la maison. Il donnait alors systématiquement à l’oncle Josef l’occasion de perdre un peu de son mutisme pour s’emballer sur le Dynamo :&lt;br /&gt;- La saison 1941 était pour nous, Nicolaï ! Enfin je veux dire pour vous, quoi. Pour le Dynamo !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Nicolaï rentrait dans son jeu, plus par gratitude que par conviction :&lt;br /&gt;- Les deux dernières saisons ont été difficiles, relativisait Trusevich. Mais cette fois, nous avions des joueurs plutôt doués, c’est vrai.&lt;br /&gt;- C’est le moins qu’on puisse dire ! Malheureusement, les clubs ont été dissous et le championnat supprimé. Le foot n’existe plus à Kiev...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui n’était pas tout à fait vrai. Un collabo Ukrainien nommé Georgi Shvetsov, ancien footballeur et prof de sport, avait monté un tournoi pour distraire l’occupant. Il s’agissait d’un championnat d’opérette au niveau très limité, et auquel participaient les soldats du Reich désœuvrés dans les territoires conquis. Un soir, l’oncle Josef a évoqué ce tournoi, dont le major Rechner lui avait parlé par hasard lors d’une de ses visites de routine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Même aujourd’hui, affamés et fatigués, les joueurs du Dynamo seraient capables de botter le cul de chaque équipe de ce championnat ! a affirmé l’oncle, qui ne jurait pourtant pas souvent.&lt;br /&gt;- Ah ! Botter des culs nazis sur un terrain de foot… a soupiré Trusevich. Si seulement…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le 24 septembre et dans les jours qui suivent, plusieurs bombes explosent dans la ville (rue Kreshtchatik et Prorizna), provoquant d’énormes dégâts. Des dizaines de maisons occupées par des Allemands au centre ville sont détruites, dont le quartier général de l’armée, l’hôtel Continental. Une centaine de soldats et d’officiers allemands sont tués et un incendie consécutif aux explosions ravage d’autres bâtiments. Ces bombes ont été posées par des éléments du NKVD restés dans la ville après la retraite soviétique.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-1311857438034616718?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/1311857438034616718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/07/la-resistance-en-short-chapitre-3.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/1311857438034616718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/1311857438034616718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/07/la-resistance-en-short-chapitre-3.html' title='La résistance en short, chapitre 3 : Trusevich'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TEmwXxotJ_I/AAAAAAAAADE/seWTablYjIc/s72-c/Sans+titre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-3277953578988690112</id><published>2010-07-23T16:51:00.010+02:00</published><updated>2011-10-28T10:50:15.047+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La résistance en short'/><title type='text'>La résistance en short, chapitre 2 : Promotoion pour l'oncle Josef</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le début de ce second chapitre consiste en un record mondial : celui du plus grand encerclement militaire jamais effectué. Plus d’un demi-million de soldats de l’armée rouge cernés avant même d’avoir pu griller leur première cartouche, et contraints à la reddition par les troupes allemandes. Et ces centaines de milliers d’hommes, vous l’avez deviné, se sont laissés entourer en même temps que Kiev, qu’ils étaient censés protéger. Livrées à elles-mêmes, les défenses de la ville ont résisté du mieux possible en livrant une bataille de deux jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 20 septembre 1941, Kiev tombait aux mains des Nazis. Enfin bon, les dates précises, je les pioche dans un manuel d’histoire, hein ! Moi, je me rappelle que les deux jours de combat dans Kiev se sont déroulés un vendredi et un samedi, puisqu’avec le dimanche dans la foulée, ça nous a fait un « week-end » de trois jours. Alors : 19, 20 et 21 septembre… pourquoi pas ! Si les historiens l’affirment…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lundi suivant, en tout cas, nous sommes allés au turbin sans bien savoir ce qui nous attendrait. Les quelques jours précédant la bataille de Kiev avaient déjà été marqués par les départs massifs d’employés. Sur les 20 000 ou 30 000 juifs évacués de la ville, plusieurs dizaines travaillaient à l’usine, sans parler de Skatchenko, le directeur de l’établissement, parti lui aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce lundi là, donc, nous nous attendions à un grand flou à la boulangerie. Un grand officier nous a accueillis, Nancy, Josef et moi. Il semblait avoir du mal à se faire comprendre des quelques employés déjà arrivés. Il s’est adressé à nous, impatient.&lt;br /&gt;- Vos collègues semblent vouloir me faire comprendre que vous parlez correctement ma langue ? il a demandé en allemand et sans préambule.&lt;br /&gt;- Je suis allemand, en effet, a répondu l’oncle. Josef Kordik.&lt;br /&gt;- Parfait ! a conclu l’autre en se décrispant légèrement. Je suis le Major Rechner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a jeté un regard un peu dégoûté aux autres employés avant de reprendre :&lt;br /&gt;- Vous allez m’aider. Mon ukrainien est malheureusement approximatif : je n’ai même pas réussi à faire comprendre à ces employés que je souhaitais rencontrer le directeur.&lt;br /&gt;- Il est possible qu’ils vous aient compris sans savoir comment vous répondre que le directeur a pris la fuite, a suggéré Josef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’oncle lui a brièvement expliqué la situation. Quand il a appris que l’ancien directeur était un juif, l’officier a eu un petit sursaut.&lt;br /&gt;- Un problème, Herr Officier ? s’est inquiété l’oncle.&lt;br /&gt;- Une crainte, plutôt : qui est-ce qui vous dit que ce juif n’a pas saboté l’usine avant de prendre la fuite ?&lt;br /&gt;- Pourquoi aurait-il fait cela ? a demandé l’oncle en haussant les sourcils, l’air surpris.&lt;br /&gt;- Vous seriez étonnés, a durement répliqué Rechner, de savoir de quoi « ils » sont capables. Ceux qui ne laissent pas de bombes s’en vont avec le contenu du coffre-fort.&lt;br /&gt;- Je peux faire inspecter l’usine si vous le désirez, a proposé l’oncle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’officier a regardé sa montre, puis l’oncle, puis un liste sortie de son porte-documents. Il s’est finalement décidé :&lt;br /&gt;- Faites donc cela, Herr Kordik. Puisqu’il n’y a pour le moment pas de directeur, il est inutile que je reste. Mais je repasserai plus tard, disons… (nouveau regard sur sa montre), cet après-midi. Mettez à profit ces quelques heures pour me faire un bilan précis de l’activité de votre usine : capacités de production, liste du personnel restant, stocks, fournisseurs…&lt;br /&gt;- Je ne suis que chef d’équipe, Herr Officier, a objecté l’oncle. J’ai bien peur de ne pas…&lt;br /&gt;- Allons, Herr Kordik, l’a coupé l’autre. Vous m’avez l’air intelligent. Vous avez visiblement de l’ancienneté, ici. En six heures, vous ferez très bien ce petit travail.&lt;br /&gt;- Je pense que…&lt;br /&gt;- Ne soyez pas modeste, l’a à nouveau coupé Rechner, souriant. Tenez, je vais vous montrer à quel point je vous fais confiance : si vous établissez un bilan satisfaisant, je peux vous proposer la place laissée vacante par ce juif.&lt;br /&gt;- Vous me proposez de prendre la direction de l’usine ? a demandé l’oncle sans trahir la moindre émotion.&lt;br /&gt;- Exactement. Si vous arrivez à prendre en main les affaires de l’usine en une matinée, vous aurez prouvé votre valeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a eu un silence : Rechner semblait réfléchir. Il a finalement ajouté à voix basse, avec le sourire un peu gêné de quelqu’un qui confesserait son péché mignon à un ami :&lt;br /&gt;- Tout à fait entre nous, nous préférons de loin laisser une unité industrielle alimentaire à un compatriote. Après tout, n’est-il pas logique que notre armée soit ravitaillée par des allemands plutôt que par des...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rechner n’a pas terminé pas sa phrase, mais il nous a jeté, à Nancy et à moi, le regard un peu dégoûté qu’il avait jeté aux autres employés. Je ne comprenais pas pourquoi… son rictus était celui d’un homme incommodé par une mauvaise odeur.&lt;br /&gt;- Je suis leur oncle, a précisé précipitamment Josef qui, lui, avait très bien compris. Nancy et Thomas sont allemands, eux aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rechner s’est détendu légèrement, il a répété qu’il repasserait dans l'après-midi, puis il s’est tiré, non sans avoir lancé sur le ton de la plaisanterie : « N’oubliez pas de contrôler le coffre-fort, Herr Kordik ! ».&lt;br /&gt;- Quel abruti celui-là, a lâché Nancy au moment où Rechner remontait dans son auto.&lt;br /&gt;- Cet abruti me donne une opportunité d’aborder l’occupation dans une position confortable, Nancy, a calmement répondu l’oncle. Je compte sur toi pour m’aider à ne pas rater cette occasion. Ne trainons pas.&lt;br /&gt;- On n’inspecte pas l’usine ? j’ai demandé, un peu inquiet. Des fois que ce soit piégé ?&lt;br /&gt;- Ce type disait n’importe quoi, Tom, m’a répondu Nancy.&lt;br /&gt;- Tu diras aux ouvriers qui viendront qu’ils ont leur demi-journée, a ajouté l’oncle en se dirigeant vers le bureau du directeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nancy travaillait depuis une dizaine d’années en tant qu’assistante de Skatchenko, précédent directeur. Josef turbinait à l’usine depuis presque trente ans dans la partie plus opérationnelle. A eux deux, ils ont manifestement réussi à présenter un bilan correspondant aux attentes de l’officier Rechner. Satisfait, ce dernier a tenu parole et la direction de l’usine a été accordée à l’oncle.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-3277953578988690112?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/3277953578988690112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/07/la-resistance-en-short-chapitre-2.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3277953578988690112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3277953578988690112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/07/la-resistance-en-short-chapitre-2.html' title='La résistance en short, chapitre 2 : Promotoion pour l&apos;oncle Josef'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-5248149501145571462</id><published>2010-07-19T13:37:00.007+02:00</published><updated>2011-10-28T10:40:34.968+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La résistance en short'/><title type='text'>La résistance en short, chapitre 1 : Opération Barbossa</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le plus marrant dans cette histoire, c’est que je n’ai rien de courageux. Je pense même être plutôt en dessous de la moyenne à ce niveau là. Pas complètement couard, non ! Mais loin d’être brave… De toute façon, c’est facile : « quand tout un groupe est décimé, le ou les survivants ne peuvent pas être complètement clairs ! ». Ma grand-mère disait déjà ça, parait-il, avant même que j'arrive en Ukraine. Ça devait avoir quelque chose de rassurant pour elle, remarque, dans la mesure où la grande majorité des hommes qui l’ont entourée sont morts dans les conflits de 1870, 1914 et 1939.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désolé Oma, je ne suis pas de cette veine. Là haut, tu dois me lorgner avec un brin de déception : ton père, ton frère, ton mari et tes fils étaient certainement très « clairs ». Ton unique petit-fils, non. Lui, il reste vivant ! Même quand tous les autres y passent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas un brave, ça non. Aujourd’hui, à plus de 90 ans, j’ai tout un tas d’excuses pour éviter les tourments, c’est assez facile. Mais à l’époque… A l’époque, j’ai pris une belle leçon de bravoure. Ça oui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je disais, les hommes de la famille Hübner n’avaient pas, dans la première moitié du vingtième siècle, une espérance de vie démesurée. Mon père a largement contribué à faire baisser la moyenne en réceptionnant mal un éclat d’obus en 1917, quand j’avais deux ans. L’épidémie de grippe espagnole, de son côté, a fait baisser les statistiques féminines des Hübner en emportant ma mère un an plus tard. So ein Pech !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma grand-mère, celle du dicton, nous a envoyé à Kiev, avec ma sœur Nancy, chez la tante Maria. Là-bas, la tante et son époux Josef avaient une situation relativement confortable et assez d’énergie pour nous accueillir. De tout ces évènements, je ne garde aucun souvenir. C’est sans doute triste, mais pas de quoi sortir les kleenex non plus en ce qui me concerne. Je ne pense pas être le premier orphelin précoce de cette période là, mais je suis très certainement l’un de ceux qui ont pu s’en sortir le mieux, affectivement et matériellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai quasiment jamais parlé de ça avec Nancy, mais je crois que, comme moi, elle a très peu de souvenirs de nos parents, et donc une nostalgie très relative par rapport à leur disparition. Pour nous, les premières images, celles du début de la vraie vie, ce sont celles de la rue Vatutina de Kiev. Je n’ai jamais bien su pourquoi Maria et Josef, un couple 100 % allemand, s’étaient exilés en Ukraine. Peut-être tout simplement parce que l’air germain n’était pas le meilleur entre 1918 et 1939…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anna était l’aide de laboratoire d’un scientifique ukrainien relativement connu à l’époque. Bien que stérile, c’était une femme faite pour être maman. Elle était légèrement ronde, excellente cuisinière, jamais en colère. Un jour, à la rentrée, Nancy et ses camarades avaient du décrire à leur instituteur la profession de leurs parents. Nancy, qui ne comprenait ni ne parlait encore parfaitement l’ukrainien, avait expliqué que Tante Anna était « douce et confortable ». L’instituteur avait levé les yeux au ciel, j’imagine… pour autant, la description tapait dans le mille !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Josef travaillait en tant que chef d'équipe dans la « grande boulangerie n°3 », un nom un poil pompeux pour ce qui était en fait une usine à pain. Adultes, c’est dans cette usine que nous avons trouvé du travail, Nancy et moi. Elle, en tant qu'assistante auprès du directeur, moi en tant que manœuvre. L’oncle Josef était un type taciturne, grand et sec. Très souvent silencieux, l’oncle ne devenait prolixe que quand la discussion tournait autour du football. Capable de ne prononcer aucune parole pendant tout un repas, il pouvait soudain prendre un air exalté, presque dingue, si on avait le malheur de le lancer sur ses jeunes années de gardien de but ou sur le Dynamo Kiev, club qu’il avait adopté aussitôt arrivé en Ukraine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai donc grandi à Kiev, dans ce cadre là. Sans histoire… Pour tout dire, j’étais un garçon peu curieux, heureux chez lui, plutôt simplet. Pas extrêmement futé, disons. Et quand, au printemps 1941 (j'avais alors 26 ans), mes compatriotes ont lancé l’opération Barbossa, attaquant frontalement l’Union Soviétique, je n’ai pas vraiment su quoi en penser, pour tout dire. Alors j’ai fait comme pour tout : j’ai attendu d’entendre l’avis de Maria et Josef pour forger le mien par-dessus, en plus grossier bien sûr, mais avec la certitude de ne pas être complètement dans le faux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première réaction de mon oncle, même sans être très vif d’esprit, j’aurais du comprendre qu’il ne s’agissait pas d’une analyse de premier ordre. Ce jour là, un dimanche, il est revenu du stade bien plus tôt qu’à l’habitude. Et pour cause : le match du Dynamo Kiev prévu n’avait pas eu lieu. L’envahissement de l’Ukraine par l’Allemagne avait poussé une majorité des joueurs de l’équipe du Dynamo à quitter le club, une partie d’entre eux étant notamment partis droit vers la frontière pour combattre. Josef arborait ce fameux air un peu bourru qui lui ressemblait si peu :&lt;br /&gt;- La saison ne sera jamais finie. C’est malin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà typiquement le genre d’ânerie facile à retenir que j’enregistrais pour les répéter ensuite aux copains de la boulangerie pour faire le malin. Sans me rendre compte, bien sûr, que l’envahissement de leur pays dépassait légèrement le cadre du foot et la frustration d'un supporter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, quand j’ai ressorti à mes collègues Ukrainiens le coup de « la guerre commence, alors zut ! la saison ne sera jamais finie », pas un n’a réagi. Il y en a certainement eu deux ou trois pour se fiche de moi, à la limite. Mais la perspective d’une occupation n’inspirait aucune frayeur.&lt;br /&gt;Il faut dire que beaucoup d’Ukrainiens envisageaient avec espoir l’arrivée des allemands et le départ de l’armée rouge. Les Ukrainiens avaient souffert dans les années trente d’une importante famine orchestrée par le camarade Staline. Bilan : plusieurs millions de morts et une belle rancune contre le moustachu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis les anciens se souvenaient de l’occupation de la ville par les Allemands en 1918. Ils étaient convaincus que les nazis se comporteraient comme leurs aînés, de façon amicale et civilisée. Certains s’imaginaient même que les occupants rendraient leurs droits et leurs propriétés aux gens spoliés par le régime stalinien. Pour un peu, la Wehrmacht ressemblait presque à une armée de libération (tu parles !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais toutes ces considérations m’échappaient totalement, à ce moment là. Ce qui m’a marqué, c’est donc l’interruption du championnat au bout de quatre journées, amèrement regrettée par Josef. Déçu, l’oncle ! Il s’apprêtait à vivre les plus belles émotions de sa vie, pourtant... et dans le même élan, les emmerdements les plus funestes !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-5248149501145571462?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/5248149501145571462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/07/la-resistance-en-short-chapitre-1.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/5248149501145571462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/5248149501145571462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/07/la-resistance-en-short-chapitre-1.html' title='La résistance en short, chapitre 1 : Opération Barbossa'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-4616438285874667893</id><published>2010-07-07T13:10:00.006+02:00</published><updated>2010-07-19T13:33:06.828+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Communiqué'/><title type='text'>Bande d'annonces !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Vous l’avez compris : le temps des ris et des chants est révolu sur cette page. Ça reviendra ! (peut-être !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, je remplace –avantageusement– les sornettes habituelles par des récits poignants que je tiens de guest-stars triées sur le volet ! Après mon ami le commissaire San Antonio (quel tempérament, ce San Antonio !), je vous propose le témoignage de Thomas Hübner. Il y a un truc intéressant avec Thomas, c’est que personne ne sait qui c’est. Et pour cause : c’est un personnage 100 % fictif !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thomas va gaillardement sur ses 100 ans, alors un peu de respect ! Il a vécu des choses pas banales, qui, elles, sont 100 % historiques, vous suivez ? Thomas est allemand, et il habitait à Kiev en 1941 au moment de l’opération Barbossa, vous savez bien, celle qui permit aux Nazis d’envahir une partie de l’Union Soviétique. Avec une bande de jeunes en short, Thomas a participé à une opération de résistance inédite mais ô combien efficace contre l’occupant. Plus ou moins directement, et pas forcément très volontairement… mais quand même !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention ! Vous avez l’eau à la bouche…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-4616438285874667893?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/4616438285874667893/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/07/bande-dannonces.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/4616438285874667893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/4616438285874667893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/07/bande-dannonces.html' title='Bande d&apos;annonces !'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-865301106193035253</id><published>2010-06-02T14:10:00.002+02:00</published><updated>2010-06-08T10:22:42.552+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Invitation'/><title type='text'>Invitation</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TAZK0Uu2lkI/AAAAAAAAAC8/YnCMvwx9IE8/s1600/LFF%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 283px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TAZK0Uu2lkI/AAAAAAAAAC8/YnCMvwx9IE8/s400/LFF%5B1%5D.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5478148259521664578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-865301106193035253?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/865301106193035253/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/06/invitation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/865301106193035253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/865301106193035253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/06/invitation.html' title='Invitation'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/TAZK0Uu2lkI/AAAAAAAAAC8/YnCMvwx9IE8/s72-c/LFF%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-4149809765471225098</id><published>2010-04-24T10:32:00.000+02:00</published><updated>2010-03-04T16:42:28.878+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Communiqué'/><title type='text'>Gros con soit qui mal y pense.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ah oui, bien sûr, je suis distrait. J’oubliai : tout ceci est de la fiction pure et douce. Toute ressemblance avec des éléments de la vraie vie serait le fruit d’une coïncidence que je serais bien en peine de m’expliquer. C’est vu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute personne assez bête pour déceler une ressemblance entre les personnages ou écoles d’ingénieurs citées dans ce blog et des personnages ou écoles d’ingénieurs réelles dévoilerait au monde entier sa perversité et son esprit tordu. Autant s’éviter ça, non ? Franchement ! Ce serait vraiment crétin. Et y en a marre de la crétinerie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour le laïus indispensable. Ça peut paraître superflu, mais je sais qu’il y a des esprits chagrins en vadrouille sur la toile, à l’affut (tu n’as rien de mieux à faire, sans rire ? au boulot ! grosse feignasse !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette précision étant faite, vous pouvez vous délecter de mes aventures.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;San A&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-4149809765471225098?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/4149809765471225098/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/01/gros-con-soit-qui-mal-y-pense.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/4149809765471225098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/4149809765471225098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/01/gros-con-soit-qui-mal-y-pense.html' title='Gros con soit qui mal y pense.'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-2449579722182803955</id><published>2010-04-23T17:34:00.004+02:00</published><updated>2010-03-17T11:37:23.281+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : quatrième de couverture</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;San-Antonio à l'Isara : Que chacun y mette du sein !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;A qui fait-on appel quand les cadavres tombent comme des mouches dans le girond d’une école d’ingénieurs lyonnaise, l’Isara ? Réponse : pas à moi ! Le commissaire divisionnaire Deboeuf, de la criminelle à Lyon, fera bien l’affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Penses-tu : ces cadavres n’ont, parait-il, rien à voir les uns avec les autres. Des petits meurtres. Des petites affaires que la coïncidence centralise au même endroit. De la gnognotte pour petits inspecteurs de police, ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que je ne m’en laisse pas compter. Une coïncidence ? Mes fesses ! C’est tordu, c’est caché, c’est labyrinthique, mais l’ensemble fait bel et bien partie d’une même enquête. Dans laquelle je me lance à corps et à collègues perdus : Jéjé, Pinaud, Béru ? Momentanément absents !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Va donc falloir que je mouille le maillot avec les allié(e)s rencontré(e)s sur place. Et que chacun y mette du sein ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-2449579722182803955?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/2449579722182803955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/01/san-antonio-lisara-quatrieme-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/2449579722182803955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/2449579722182803955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/01/san-antonio-lisara-quatrieme-de.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : quatrième de couverture'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-264569433925967913</id><published>2010-04-13T05:50:00.003+02:00</published><updated>2010-04-13T05:50:00.369+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Epilogue - seconde partie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;&lt;strong&gt;Où je récapitule pour pas que les lecteurs capitulent&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Il est content de me dépasser dans la réflexion, le Dabe. La supériorité de la tête pensante de la police sur les hommes de terrain, ça lui donne des frissons dans les testicouilles. Il suggère :&lt;br /&gt;- Imaginons que je m’appelle Jean Simon. Ou non, plutôt… oui, disons Victor… Hugo. Oui voilà, c’est très bien. Victor Hugo. Vous y êtes ?&lt;br /&gt;- J’y suis, monsieur le directeur !&lt;br /&gt;- Moi, Victor Hugo, je subtilise plusieurs centaines de kilogrammes de drogue à l’Isara. Peu de temps après, trois personnes liées à l'Isara, ayant un prénom pour nom de famille sont tuées. Le fait que les meurtres soient exécutés en modes divers et variés perturbe alors sans doute les forces de l’ordre. Le fait que trois autres victimes aient un patronyme normal également. Mais moi, le coupable, je me méfie ! Je fais le lien ! Je me protège ! Je m’enfuis !&lt;br /&gt;- Permettez un petit compliment, monsieur Victor Hugo ?&lt;br /&gt;- Plait-il ?&lt;br /&gt;- Vous êtes un génie ! Passez moi la familiarité, je ne trouve pas d’autres mots. Evidemment, si le vrai coupable n’était pas dans les premiers interrogés, il devait nécessairement s’inquiéter à l’écoute des actualités.&lt;br /&gt;- Evidemment ! Nécessairement ! répète Achille d’un air entendu.&lt;br /&gt;- Mais cela faisait partie du plan de Durêve. Les dix suspects aux deux noms étaient surveillés depuis le début. Durêve avait posté des guetteurs. La stratégie était bonne : en tuant les suspects déjà interrogés, Durêve appâte la brigade criminelle et pas celle des stups. Ce qui lui assure une certaine discrétion, car même s’ils se font attraper, aucun de ses meurtriers ne sait que tout tourne autour d’une affaire de came. Mais surtout, ces meurtres, pense-t-il, vont forcer le vrai coupable à se démasquer. En fuyant, en se protégeant, que sais-je? comme vous le suggériez.&lt;br /&gt;- Mais Durêve ne surveillait pas les bonnes personnes... il eut fallu qu'il surveillasse son propre demi-frère ! s’emballe Achille. Et, logiqement, aucun des suspects ne s’est trahi…&lt;br /&gt;- Ce qui a plongé Durêve et Leton dans une situation délicate. Les suspects Pierre Charles, Cécile Baptiste et Fabien Henri : questionnés sans succès. Les innocents Jean-Noël Gigonnade, Benjamin Pointe, Jean-Jean Belleride : tués pour la diversion. L’auxiliaire Jeannot Reliure et sa fiancée Jeannette : sacrifiés. Au bout de onze cadavres, toujours pas de mouvement parmi les trois suspects restant !&lt;br /&gt;- La marge de manoeuvre se réduisait ! triomphe le Vieux comme s'il y était.&lt;br /&gt;- Et oui ! C'est pourquoi, avant de s’en prendre aux derniers suspects, Durêve a souhaité explorer une nouvelle piste…&lt;br /&gt;- Laquelle ? demande le Tondu.&lt;br /&gt;- Inutile de faire semblant, monsieur le directeur. Votre modestie vous honore, mais je sais que vous avez deviné.&lt;br /&gt;- Humpf, oui,naturellement, non, je vous en prie, continuez, marmonne Achille.&lt;br /&gt;- Durêve m’a vu près de la troisième victime, à Paris. Il s’est renseigné sur moi, et s’est rendu compte que j’avais, par le passé, montré une certaine aptitude à la résolution d’enquête, si vous me permettez la formule. Il m’a même cru un peu plus rapide que je ne le suis, et a pensé que j’avais déjà le voleur en tête, ou a minima un certain nombre d’éléments à lui apporter. Il a donc capturé un de mes amis dans le but de me faire parler, et m’a donné rendez-vous à l’Isara. But de la manoeuvre : en savoir plus sur son voleur sans avoir à culbuter un ou deux innocents de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vieux se lève, fait quelques pas, se rassoit. Il est comme les tennismen qui avant chaque service, font rebondir la balle, toujours le même nombre de fois sans même s’en rendre compte. C’est leur tic à eux. Le sien, c’est de lever, balader, puis rasseoir son triste cul avant les échanges verbaux.&lt;br /&gt;- Pourquoi là ? demande-t-il finalement. Paulo ayant disparu, l'Isara n'était plus aussi accueillant pour ces canailles.&lt;br /&gt;- Certes ! Ils ont du gazer le veilleur remplaçant de Paulo. Mais Leton, à force de travailler la nuit à l'Isara, avait pris ses repères. Et puis l’école est située dans une zone de bureaux, très tranquille la nuit en cas de grabuge. Enfin, puisque cette aventure s’intitule « San-Antonio à l’Isara », il faut bien rentabiliser le titre…&lt;br /&gt;- Admettons. Vous vous rendez donc sur place en avance. Vous déjouez le piège, élucidez l’affaire, puis échappez aux hommes de Pozzi qui a, de son côté et par des voix différentes, également tiré l’histoire au clair. Polo, Durêve et Uduku y laissent la vie. Quant à Leton ?&lt;br /&gt;- Il a été touché à la jambe lors de la première fusillade. Par erreur, sans doute : Pozzi, comme Durêve, souhaitait le garder sous sa coupe : ce chimiste représentait à leurs yeux une corne d’abondance formidable ! Sans connaissance, il a été oublié par nous autres sur place, et probablement considéré comme mort par les hommes de Pozzi qui sont arrivés par la suite. Il est actuellement à l’hôpital Sain-Luc-Saint-Joseph de Lyon. Cette histoire l’a calmé (et non pas camé) : il arrête la drogue et même la chimie. Il a décidé de se mettre à la musique.&lt;br /&gt;- Bien. C'est une vocation plus saine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Dabe, je sais qu'en terme de musique, il est plutôt piano que guitare. Mais il est surtout plutôt science que musique. Mathias m'a dit que le vieux avait rapidement et discrètement essayé d'enrôler Leton dans l'équipe de la police scientifique. Pas fou, le Vioque ! Il a beau chiquer les innocents, je me doute bien qu'il en sait plus que ce qu'il dit. Changement de sujet de la part de Chichille :&lt;br /&gt;- Reste le cas Pozzi. Il est, si mes informations sont bonnes, lui aussi à l’hôpital Saint-Luc-Saint-Joseph, en réanimation. Exact ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Refroidissement soudain ! Tout récapituler en léchant les fesses du Vieux n’a visiblement pas suffi à le dérider complètement. Le cas Pozzi-Béru le chiffone, il a retrouvé sa gueule d’enterrement. Et pas n’importe quel enterrement : le sien !&lt;br /&gt;- Ecoutez, San-Antonio, solennelise-t-il. Que Blanc, Pinaud et Bérurier aient participé à cette mission sans être assermentés est un problème mineur au regard de l’aide qu’ils vous ont apportée. Mais que ce dernier… fasse… ce qu’il a fait… et dans un lieu public, de surcroit…&lt;br /&gt;- Je ne peux que répéter : nous lui devons d’avoir récupéré la drogue, plus des aveux dans bien d’autres affaires.&lt;br /&gt;- Mais, pour commencer, que faisait-il sur le toit de cette auto ? s’emporte le Dabe. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai, à la fin ! Qu'est-ce que le Gros faisait là-haut? Question que je me suis longuement posée... J'explique :&lt;br /&gt;- Pourchassés par les gorilles de Pozzi, nous avons fui l’Isara à six à bord d’une Austin Mini, monsieur le directeur. Cinq à l’intérieur, Bérurier sur le toit. Quand Pozzi nous a dérobé le véhicule, Bérurier était toujours allongé dessus.&lt;br /&gt;- Pourquoi diable n’en est-il pas descendu quand vous vous êtes arrêté ?&lt;br /&gt;- Il s’est endormi, monsieur le directeur.&lt;br /&gt;- Vous plaisantez !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et non, je ne plaisante pas ! Sa Majestée n’était pas blessée, mais elle s’était simplement endormie sur le toit de la Mini. Pozzi, qui s’est précipité vers la tire en défouraillant sur moi, ne s’en est pas rendu compte. Comprenant que ça allait rapidement barder pour son matricule et qu’il n’avait plus rien à espérer à Lyon, le napolitain mis les adjas, direction : l’autoroute de Turin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sur une aire d’autoroute, alors qu’il comptait changer de guinde pour éviter les barrages que nous avions fait mettre en place un peu partout avec le signalement de la Mini, que Pozzi a malencontreusement refermé sa portière sur le doigt de l’Hénaurme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grosse surprise de Pozzi, grosse rogne du majestueux. Qui commence à tabasser le nain. Découvrant en cours de route qu’il a affaire à Pozzi en personne (dont je lui avais parlé mais qu’il n’avait jamais vu), le Dodu prends l’initiative de donner une tournure interrogative au passage à tabac. Pozzi est un dur : il se tait. Béru sort alors l’artillerie lourde. Les vacanciers en transit sur cette aire d’autoroute perdue de Savoie ont la stupeur de voir le gros, cul nu et pointé à quelques centimètres du naze de Pozzi, poser des questions et loufer quand les réponses ne lui conviennent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains essayent bien de s’interposer. Un savoyard courageux s’évanouit en s’approchant un peu trop près des effluves (un Savoyard pourtant !). Un touriste anglais menace, à distance, d’appeler la police, ce à quoi Béru répond en tendant sa brême « Aïe âme oine Flicman maille self, sœur ! ». Convain-cul (poilu et malodorant), le rosbif (heureusement Italophone) va jusqu’à prendre en note les aveux exhaustifs de Pozzi qui, asphyxié, en perd son français. Les notes du rosbif nous permettent de clore l’affaire proprement. Hélas, la méthode, exhibée au grand public, déplait au Chauve.&lt;br /&gt;- Bien, San-Antonio, décrète-t-il, solennel. Merci d’être venu, je vais aviser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mate Achille en me levant. Et décèle un minuscule, ténu, tout petit, rabougri, fripé, piètre, dérisoire et insignifiant bout de sourire à la commissure (de police) droite de ses lèvres. C’est gagné ! Le gros n’aura pas d’ennui. C’est l’effet-prout. Tordu, quand on y pense ! Craquer une louise devrait être aussi normal que respirer ou avoir les cheveux qui poussent. Mais non, non ! Certains, parmi la race prétendument la plus évoluée sur terre, ont réussi à faire de la loufe un élément de gêne. Et, fort heureusement, de rire ! Le Tondu ne fait pas exception et bizarrement, l’équilibre semble pencher du côté de la poilade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouvelle assistante du Vieux me raccompagne jusqu’à la porte. Elle a l’air coquin, tiens, dans sa robe sombre. Je gage que le Dabe la satisfait mal, la pauvre bichette. Elle me semble mériter un chibre tonique, cette petite. Après qu’un minable ait dérobé pour une fortune de drogue, j’estime avoir le droit, moi, de dérober cette gerce. De la déchausser, de la déculotter, de la désoutiengorger. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je sors d’une nuit blanche, je suis un brin fatigué : va donc falloir qu’elle y mette du sein !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-264569433925967913?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/264569433925967913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/04/san-antonio-lisara-epilogue-seconde.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/264569433925967913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/264569433925967913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/04/san-antonio-lisara-epilogue-seconde.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Epilogue - seconde partie'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-7521196260443879298</id><published>2010-04-09T05:33:00.003+02:00</published><updated>2010-04-09T05:33:00.221+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Epilogue - première partie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;Où je récapitule pour pas que les lecteurs capitulent&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde parfois des choses qui ne me regardent pas. C’est ce qui fait de moi un enquêteur hors-paire. Le Scalpé du bulbe... pardon : Achille Hachille, le directeur de la police, le sait bien, et il me passe volontiers mes initiatives un peu tsoin-tsoin quand (je devrais dire « car ») elles sont couronnées de succès. Pour une raison qui m’échappe et qui me pèse (qui m’est chape !), il a moins de facilité avec les libertés que peut prendre Béru.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Vieux caresse son bureau avec ses long salsifis. Il se recoiffe une mèche qui n’existe plus depuis des lustres. Me regarde. S’apprête à bonnir un discours que je n’ai pas envie d’entendre. Pour pas t’emmerder pendant une conversation, ouvre ta gueule, comme disait je sais plus qui. J’interviens donc :&lt;br /&gt;- J'insiste sur le fait que la démarche de Bérurier nous a permis de mettre la main sur le stock d’Héroïne que Pozzi s’était approprié. Et d’élucider une demi-douzaine d’affaires mal classées dans lesquelles l’Italien trempait de la tête et des épaules.&lt;br /&gt;- J’entends bien ! s’exclame sèchement Peau-de-Fesse. Mais vous le savez, San-Antonio. La fin ne justifie pas toujours les moyens. Surtout certains moyens ! Ce qu'a fait Bérurier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève, fait un tour de son bureau, se rassoit. Je sens bien qu’il a envie de passer l’éponge, Achille. Mais ça ne lui est pas facile. Il va falloir que je l’aide à noyer le poisson.&lt;br /&gt;- Reprenons le tout du départ, suggère-t-il. Je n’ai, après tout, pas suivi cette affaire de près. Hier midi, vous me demandez l'autorisation de prendre en charge l'affaire... 24 heures et quelques morts violentes plus tard, on m'apprend sans aucune forme de détail que Bérurier s'est rendu coupable de... de... hum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains mots refusent de sortir de certaines bouches. Le Vieux n'a pas l'intention de se faire violence pour dire "prout", "zigounette" ou "augmentation salariale". Il enchaîne :&lt;br /&gt;- Hum ! Parlez-moi de Joss Leton.&lt;br /&gt;- Joss Leton était un chimiste jeune et brillant, monsieur le directeur. Mais instable. Il a mis sa science au service de la Maffia italienne. Dans un mauvais labo, il produisait de l’héroïne basse qualité pour le compte de Pozzi. Mais ce travail ne lui convenait pas : il se sentait capable de créer une dope bien plus élaborée, à condition d’avoir un matériel plus moderne.&lt;br /&gt;- Un beau jour, intervient le Scalpé Suprême, son frère lui apprend que ces moyens sont accessibles à l’Isara, l’école pour laquelle il est garde de nuit. Juste ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il biche toujours quand il a l’impression de tout deviner, le Vioque. Je suis là pour l’adoucir : je décide donc de le caresser dans le sens du non-poil.&lt;br /&gt;- Parfaitement, monsieur le directeur ! je m’enthousiasme. Walter Paulo, qui n’est en réalité que son demi-frère, lui suggère ceci : commencer ses travaux de recherche, puis les mettre en application à l’Isara, toutes les nuit où lui, Paulo, est de garde.&lt;br /&gt;- Ce que Leton accepte, je parie !&lt;br /&gt;- Vous avez tout bon, monsieur le directeur. Leton est un fortiche : il trouve rapidement la formule qui lui permet, à partir du pavot fourni par Pozzi, de continuer sa camelote pour le Napolitain tout en produisant son héroïne parfaite en parallèle. En plusieurs mois, 250kg de poudre sont dissimulés dans un faux plafond de l’Isara. Seulement voilà : au moment où Leton prévoit de commencer la commercialisation de son produit…&lt;br /&gt;- Ne dites rien ! s’exclame le Tondu. Le stock disparait ! C’est cela ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes yeux ronds et ma bouche béante terminent de convaincre le Dabe qu’il est loin devant Sherlock dans la hiérarchie des cadors de la déduction.&lt;br /&gt;- Et je mettrais bien une pièce sur l’identité du voleur, ajoute-t-il, son long index inquisiteur pointé vers moi. C’est Walter Paulo qui a fait le coup !&lt;br /&gt;- Comment l’avez-vous deviné ?&lt;br /&gt;- Une inspiration, affirme le Vieux avec une modestie aussi fausse que je suis sceptique.&lt;br /&gt;- C’est prodigieux, cette inspiration ! Paulo, en effet, se fait la malle avec les 250kg. Etant seul àl’Isara dans l'exercice deses fonctions, il a facilement pu réaliser l’opération en toute discrétion une nuit où Joss ne produisait pas. Le lendemain, il contacte son demi-frère, catastrophé, et joue le complice accablé : « quelqu’un s’est emparé de notre butin ! ». Paulo rassure Leton : tout le personnel de l’Isara, les élèves, les profs et tout ce qu’on peut trouver dans une école (la liste est plus longue et plus étonnante qu’il n’y parait ! mais baste, le temps me manque pour développer ce point), est soumis à un système de badge. Il va facilement trouver qui s’est introduit un nombre suffisant de fois dans la cache pour la vider.&lt;br /&gt;- Alors ! s’écrie le Vieux en fermant les yeux et avec l’air de produire une réflexion intense. Alors… alors… il lance son demi-frère sur une fausse piste…&lt;br /&gt;- Si vous ne m’avez jamais vu bluffé, monsieur le Directeur, profitez-en. Car vous avez mis dans le mille ! Paulo réussit en une seule ruse à : donner à son frère un indice bidon sur le coupable, qui aurait un prénom pour patronyme ; disparaitre sans laisser d’adresse en prétextant qu’il s’est trop mouillé ; faire en sorte que Leton ne puisse plus avoir accès aux relevés des badgeuses. Leton est désemparé ! Il fait alors appel Yvan Durêve, un embobineur de première. J’ignore comment ils se connaissaient, mais en tout cas, Durêve accepte de marcher dans la combine de Leton. Il commence par contacter Paul Uduku, un étudiant de l’Isara, pour obtenir une liste des doubles-prénoms. Le gosse tape dans l’annuaire de l’école et liste les personnes concernées. Elles sont au nombre de dix. Durêve déploie une armée de malfrats pas chers pour pister ces dix suspects. Dans le lot, quatre ont des alibis en béton armé pour la période du vol.&lt;br /&gt;- Mais les six autres, non ! Et c’est à eux, j’en mettrais ma main au feu, que Durêve s’en est pris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me retourne. Je tourne ma tête dans tous les sens, comme si je cherchais quelque chose dans la pièce.&lt;br /&gt;- Tout va bien, San-Antonio ? s'inquiète le bientôt gâteux.&lt;br /&gt;- Vous m’avez piégé, monsieur le Directeur ? je demande. Où est la caméra !&lt;br /&gt;- Pardon ?&lt;br /&gt;- Vous avez lu tout le dossier ! Et vous êtes en train de me filmer pour immortaliser mon ébahissement face à votre sagacité simulée.&lt;br /&gt;- Mais grands Dieux non ! proteste-t-il. Je n’ai rien su de cette affaire, si ce n’est son dénouement. Je le jure !&lt;br /&gt;- Alors comment expliquer le fait que vous en deviniez tous les rebondissements ? Car, oui, monsieur le directeur, c’est bien aux six autres suspects que Durêve s’en est pris ! Il les a interrogés, les uns après les autres.&lt;br /&gt;- Et naturellement, ils ne savaient rien ! affirme le Dabe sur un ton péremptoire.&lt;br /&gt;- Naturellement ! Par discrétion, Durêve a fait assassiner ceux qu’il a pu cuisiner. Comprenez : quand vous demandez à un inconnu s’il vous a dérobé une petite fortune en héroïne, vous n’avez pas intérêt à le laisser vivant derrière vous.&lt;br /&gt;- Bien sûr que je comprends ! s’emporte le Vioque.&lt;br /&gt;- Leslie Psales, une pro de la lame, Vatlav Elku, un Slovaque maniaque de la corde, et Jacek Enkula, un excité polonais de la gâchette, ont perpétré les trois premiers meurtres. Le Gang Rennais, un groupe de trois bricoleurs, était censé s’occuper de deux autres suspects. Nous avons retrouvé leurs références dans les affaires de Durêve. Pour brouiller un peu les pistes, notre barbu a également fait tuer trois innocents dans le laboratoire de Physique de l’école, via un pauvre bougre nommé Jeannot Reliure.&lt;br /&gt;- Stop !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Vieux a levé sa grande paluche devant moi. Il a les sourcils aussi froncés que possible.&lt;br /&gt;- Quelque chose me chiffonne.&lt;br /&gt;- Quoi donc, monsieur le directeur ?&lt;br /&gt;- Quelque chose qui cloche dans le plan de Durêve. Le voleur, s’il avait existé… constatant les assassinats, il aurait du se méfier, non ?&lt;br /&gt;- Je ne suis pas sûr de vous suivre, affirmé-je alors que je vois clairement où il veut en venir –mais faut le faire mousser un maximum !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-7521196260443879298?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/7521196260443879298/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/04/san-antonio-lisara-epilogue-premiere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/7521196260443879298'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/7521196260443879298'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/04/san-antonio-lisara-epilogue-premiere.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Epilogue - première partie'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-1022535865831185313</id><published>2010-04-05T10:33:00.003+02:00</published><updated>2010-04-05T10:33:00.139+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 21</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;« Une tire de volée » n’a que peu de choses à voir avec « une reprise sans contrôle »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les indications de Mathias, j’allume le radar (oups ! excusez-moi : j’ai complètement inversé l’ordre des lettres… tuz !).&lt;br /&gt;- Cap au Nord-Est ! je déclare, tel Cristophe Colomb, qui en son temps a du faire l'objet de certaines blagouze scatophiles, biscotte son blaze évoque quand même l'endroit où la crotte se forme.&lt;br /&gt;- C’est normal de filer au nord quand on veut rentrer en Italie ? demande Eloi.&lt;br /&gt;- Je pense que Pozzi s’éloigne simplement du merdier à l'Isara pour ne pas être sali si les volailles venaient à rappliquer pendant la fusillade, suggéré-je. Il a probablement donné un lieu de rendez-vous à ses sbires une fois le massacre terminé ?&lt;br /&gt;- En tout cas, il conduit comme un manche ! remarque Jéjé qui d'où il est parvient à voir l'écran du radar. Il zigzague à profusion !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait ajouter qu’il ne va pas bien vite. Guidé par le gone, on prends les grands axes qui jalonnent le trajet de Pozzi. En quelques minutes, on a sa guinde en visuel. Une Lamborghini pas crade, grand format. Il est encore tôt, et les voitures ne sont pas légion dans la capitale des Gaules. Tant mieux pour Pozzi qui semble mal maîtriser son véhicule.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qu’il branle ? demande Eloi. Il est ivre-saoul ou quoi ?&lt;br /&gt;- Et non, gone, je m’exclame : il est nain ! Il a du laisser tous ses hommes sur place. Or, seul, il est incapable de conduire. Il doit à peine voir la route s’il veut atteindre les pédales…&lt;br /&gt;- Vivement qu’on le serre, peste Jéjé.&lt;br /&gt;- En attendant, c’est nous qui sommes serrés ! ajoute Pinuche en pouffant lamentablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un instant, la Lamborghini est hors de vue (elle reste hors de prix) pour avoir tourné à un feu. Quand nous parvenons au carrefour, la luxueuse caisse est à l’abandon sur les voies de tramway qui contournent une grande place -"Grange Blanche", d'après le môme. Le Rouquin s’arrête à une distance raisonnable.&lt;br /&gt;- Suite du programme ? demande Jéjé.&lt;br /&gt;- ‘peut pas être loin, je réponds. On sort et on fouille la place…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux te certifier qu’il ne nous faut bien une minute pour évacuer la Mini. On est tout plié, encastré, coincé les uns par et dans les autres. Jéjé, Pinaud et Eloi donnent l’impression de sortir de la même boîte de sardines. Les tâches d’huiles sur le veston de Pinaud accentuent l’idée.&lt;br /&gt;- Gaffe, le drôle est sûrement armé, je préviens. Rouque, reste avec le gone, par prudence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On investit la place. On aurait d’ailleurs mieux fait d’investir dans le capitale d’une fabrique de doudounes ! Il gèle à pipe fendre (car après tout, on peut rire de tout, même d’avoir froid), ici, et le fait de sortir à 5 de trois mètres cubes rend le contraste con et triste. Rien ne bouge. Où qu’il est, ce con de Pozzi ? Je pose ma fesse droite sur le siège conducteur de la Lamborghini pour mater le tableau de bord d’un peu plus près : les clés n’y sont plus. Serait-ce à dire que le nain Pozzi cherche à empêcher toute nouvelle poursuite ? Le nain a-t-il largué sa chiotte simplement parce qu’il n’arrivait pas à la conduire, ou bien parce qu’il nous a repérés ? Je penche pour la deuxième option. Sinon, explique moi pourquoi il aurait garé sa guinde aussi mal ? Voilà bien l'attitude d'un gonze qui n'a rien à se reprocher, tiens !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un type a dit : « le meilleur moyen de ne pas mourir de vieillesse, c’est de mourir d’autre chose ». J’aimerais voir le gars en question se faire tirer dessus. Ce petit malin se rendrait compte, à coup sûr, que mourir de vieillesse n’est pas une si mauvaise idée que ça ! Une dragée vient exploser le rétro gauche de la Lamb’, une autre explose le rétro intérieur après avoir joué à la perforatrice avec le pare brise. Ainsi va des rétros, Satanas ! comme dirait Diabolo. Pan ! annonce encore un revolver pour le moment anonyme. Flûte ! me dis-je dans mon for intérieur. Flûte de pan ! conclue un chilien de passage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me tasse –c’est un peu fort de café !- derrière le volant. D’autre coups de feu claquent ici où là, puis un bruit de moteur s’invite à la nouba. Bilan du feu d’artifesse ? Jéjé et Mathias s’élancent dans une brève course dans la direction que je devine être celle de l’Austin Mini qui s'éloigne. Pinaud, lui, court dans une toute autre direction derrière son couvre-chef qu’un courant d’air emporte. Le Rouillé et Jéjé abandonnent vite l’inéquitable poursuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas de mal, patron ? demande Mathias.&lt;br /&gt;- Pas plus que de femelles ! j’écrie. Qu’est-ce qui s’est passé ?&lt;br /&gt;- Pozzi s’était planqué dans un buisson, explique Jéjé. Il s’est glissé jusqu’à la Mini pour la subtiliser, et il t’a canardé car tu étais le plus près de lui. Il t’a raté, heureusement : le temps qu’on réagisse, il avait déjà décampé.&lt;br /&gt;- C’est ma chère Maman qui m’a raté, oui ! geins-je. Ce petit malin de Pozzi a pensé à emporter les clefs de son auto, lui, alors que j’ai bêtement laissé celle de la Mini sur le contact. Je suis le roi des ahuris, mégnace ! Sans parler de cette drôlesse de Marie-Emeline qui va jaspiner, pour sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là-bas, au loin sur la place, Pinaud vient de se fraiser la vitrine en essayant de rattraper bitos rabougri.&lt;br /&gt;- Dites, chef, propose Mathias. Si on reprenait la poursuite avec la chouette auto que Pozzi a abandonné ?&lt;br /&gt;- Tu rames du bulbe, Albinoche, je te dis qu’on a pas les clés. Le temps de trafiquer tout ça, le minus aura disparu pour de bon, tu penses : on lui a fourni la seule charrette qui colle à ses mensurations !&lt;br /&gt;- Le dernier sésame que je vous ai fourni fonctionne aussi pour les autos, précise le Rougeoyant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas faux ! (comme disent tous ceux à qui la mort vient rendre visite) Tu entends souvent parler de mon intemporel sésame, et bien sache que régulièrement, j’en change (quand son fils est allé chez le coiffeur, notre président a dit la même chose : « Jean change ! »), au gré de la modernisation des serrures. Le dernier modèle est effectivement façonné pour le détournement de guinde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous ruons dans la Lamborghini (modèle Estoque ! l’un des seuls modèles Berline de la marque), qui nous parait d’autant plus spacieuse que nous sommes un de moins : Pinaud s’est perdu dans la nuit au gré de sa course laborieuse derrière son galurin. D’autor (mais à raison), je prends la place du conducteur. D’autor toujours (et d’auteur ! après tout, c’est moi qui écris), j’enfonce mon sésame magique dans la fente appropriée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais te dire : heureusement que mes sésames sont stériles, sinon, vu le nombre de portes qu’ils ont violées, ils auraient une descendance longue comme celle du prince Albert II ! (ça ferait des tas de petites clés de huis…) Si en plus je me mets aux guimbardes, mate-moi l'arbre généalogique typé Guiness ! (je ne parle pas de bière)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ! le plaisir de conduire une vraie bagnole ! Monsieur et madame Célère ont un fils ? Jacques ! Mes compagnons en ont le slip plaqué dans leurs fauteuils.&lt;br /&gt;- Où qu’il est parti ? je demande.&lt;br /&gt;- Cours Albert Thomas, signale Eloi en me montrant une artère assez large.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’obscurité et le désert de la nuit (voilà une expression qui inspirerait beaucoup de mes amis les théatreux contemporains… servez-vous les mecs, régalez-vous, c’est cadeau !), j’aperçois tout juste les feux stops de la Mini qui finissent de tourner à droite, un peu plus loin. Harro sur le truand ! Il ne mesure qu’un mètre et voulait se mesurer à un maître ? Il va se finir par se faire mettre !&lt;br /&gt;- Dites, demande soudain Eloi. Vous pensez qu’il s’est rendu compte que votre collègue était encore sur le toit de la mini ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fonce à ta bibliothèque préférée et jette toi sur le dictionnaire, s’il te plait. Puis cherche « stupeur », pour voir. Et si tu as la flemme de faire tout ça, si tu tiens à garder ton inculture crasse, contente toi de regarder ma fiole à cet instant précis, tu auras les grandes lignes de la définition sus-évoquée. Le gros ! Resté sur le toit de la Mini ! Je me retourne pour vérifier si le gone ne se paye pas ma poire (je sais pourtant que c’est au-dessus de ses moyens !), manque de peu de foutre la Lamborghini dans une station essence, redresse en catastrophe, puis pile pilepoil à trois centimètres d’une Super 5 mal garée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi cet Empaffé n’est-il pas descendu de son perchoir ? m’étouffé-je.&lt;br /&gt;- Aucune idée, lâche Jéjé. On s’en est rendu compte quand Pozzi s’est enfui.&lt;br /&gt;- Pouviez pas me le dire, non ? j’enrage.&lt;br /&gt;- On pensait que vous l’aviez vu, Patron, plaide Mathias pour se couvrir&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je redémarre, inquiet.&lt;br /&gt;- Il aurait pas morflé une bastos des sbires de Pozzi quand on a quitté l'Isara ? demande Eloi.&lt;br /&gt;- C’est ce que je crains, laconiqué-je.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mets la sauce. Si Béru est resté immobile et silencieux sur l’Austin mini, c’est qu’il est méchamment blessé ! La Baudruche est restée tant de fois debout et fier après avoir pris des belles roustes… La possibilité d’un coup dur pour l’Hénaurme, voilà une idée qui me fait sérieusement cailler le raisin dans les vaines veines ! Dans la voiture, tout le monde se tait, sauf les 140 chevaux du moteur que je malmène. Las ! Plus trace de la minuscule auto de Marie-Emeline ! Pozzi a du bifurquer un certain nombre de fois et se perdre dans les petites rues alentours. Nada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Raffinée, celle-là ! Non ? (s) Sana&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-1022535865831185313?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/1022535865831185313/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/04/san-antonio-lisara-chapitre-21.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/1022535865831185313'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/1022535865831185313'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/04/san-antonio-lisara-chapitre-21.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 21'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-562654999471077618</id><published>2010-04-01T17:19:00.003+02:00</published><updated>2010-04-01T17:19:00.239+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 20</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;Ne confondons pas mini-caisse et gros prout&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon appareil photo me le disait dernièrement : soyons objectifs. La situation aurait bien besoin d’un coup de Lustrine, car elle n’est pas brillante. On est tartes, tous les cinq dans notre cage d’escalier. « Cage », c’est le mot ! Pas d’issue, aucune planque, nada ! Mon optimisme vient de prendre un coup de saton puissant dans les roubignoles : me voilà avec mes fidèles lieutenants, OK ! Mais pris entre deux feux, qui ne sont ni de camp, ni de joie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jéjé et Béru canardent l’escadrin, derrière nous, un peu au pif, surtout pour dissuader les sbires de Pozzi de (nous) descendre un peu trop. Pinaud et moi-même, nous essayons d’en finir avec les trois zouaves du hall, qui se sont planqués soigneusement derrière le bureau d’accueil. Combien de temps ça va aller, tout ça ?&lt;br /&gt;- Faudrait tenir jusqu’à l’arrivée de la poulaille, crie Jéjé. Ça défouraille quasiment en continu depuis 20 minutes, ici… y aura bien un particulier du voisinage qui, importuné par le bruit, aura fait le 17 !&lt;br /&gt;- On est dans un coin où crèchent essentiellement des boites ! je réponds. Et pas des boites de nuit ! Les immeubles d’habitation les plus proches sont à tatawin ! Et puis là-haut, les volets étaient fermés, et ici, on est dans une cage d’escalier sans fenêtre… Rien à espérer de police secours, grand !&lt;br /&gt;- On pourrait toujours appeler nous-mêmes ? tente Baderne-Baderne.&lt;br /&gt;- J’en suis là, signale Eloi, portable en main, mais ça me dit que je suis bien en relation avec le commissariat du deuxième arrondissement, merci de patienter quelques minutes.&lt;br /&gt;- J’enrogne d’avoir empêchié le Rouque de faire la pelle à la maison Pébroque du coin dès l’départ, rouscaille Béru. J’ai pêchié par morgueil : j’imaginasse qu’nous fussames capab’ d’gérer la crise entr’nous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi de lui avoir dit de jouer cassos pour suivre Pozzi : nous n’avons d’aide à attendre de personne. Pauvre Mathias : je l’imagine pistou (pardon : pistant) le macaroni jusqu’à Naples en espérant vainement que nous le rejoindrons bientôt !&lt;br /&gt;- On tenterait pas une sortie tant qu’on en a encore dans le chargeur ? propose Jéjé.&lt;br /&gt;- J’aime cette po-prose-ition ! approuve le Majestueux.&lt;br /&gt;- Ce me semblerait plus respectable que de rester ici pour lâcher la rampe dans cette situation, ajoute le Débris, même si cet escalier offre un double sens amusant à l’expression. Oncques ne sauraient nier que nous avons tous, je parle au nom d’Alexandre, de Jérémy, d’Antoine et de moi-même –excusez mon silence à votre endroit, jeune homme, je n’ai pas le plaisir de vous connaître– oncques, disais-je, ne saurait nier de manière crédible que nous avons survécu à des situations ô combien plus dangereuses et périlleuse qu’icelle (je parle de la situation actuelle). Il serait particulièrement navrant de céder face à de simples maffieux quand les tyrans les plus puissants, les armées les mieux armées, les malfrats les plus fieffés, ont toujours eu à baisser l’échine face à nous autres ! Souffrez, puisque je suis responsable de notre impasse, que je me présente en tête de notre groupe face à l’ennemi.&lt;br /&gt;- C’est fini les salami-lecs, oui ou merd’ ? s’emporte l’Hénorme. J’ai p’us qu’deux dragées dans l’magazine, on y va zou pas ?&lt;br /&gt;- Validé ! approuvé-je, rempli de détermination, bien que mon python soit, lui, à nouveau complètement vidé. Go !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est craignos : nous fonçons (petite remarque au passage : le ciel, lui, devrait bientôt commencer à s’éclairer) tête baissée sur trois mecs armés en ayant nous-mêmes des armes quasiment à sec pour soutenir notre assaut. C’est un peu suicidaire, et la probabilité veut que tout ou partie de notre escouade y laisse son slip. Mais tu ferais quoi ? Tu attendrais que ça passe ? Faut avoir déjà été arrosé pour savoir ce que ça fait. Les rafales qui te taillent un short, c’est pas une pécadille, crois-moi (ce que Ponce Pilate disait régulièrement pour rigoler) ! Ça te pousse à l’action, même bête, même désespérée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous apprêtons à foncer dans le tas, donc. Ce qui ne s’avèrera, en définitive, pas utile, puisque dans un fracas de vitre brisée et un grondement de moteur poussé à fond de première, une Austin Mini rose vient d’envahir l’Isara. Textuel ! Le bolide fonce doit sur le bureau d’accueil. Panique chez les Italoches ! Nos trois vide-flingues décarrent en quatrième vitesse de derrière leur planque. Trop lentement pour l’un d’entre eux, qui se fait faucher par la Mini. Trop vite pour les deux autres, qui se font cueillir par Jéjé, Béru et Pinuche. Poum, poum ! L’échappatoire de ces messieurs est avancée… (comme les lettres A et B, me signale Bernard Pivot).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se précipite vers cette arche inattendue : derrière, ça pousse, sans jeu de mots scatophile. Si on veut pas en prendre plein les endosses juste au moment où la fuite par l’avant est possible, faut mettre les bouts. Seulement voilà, vu l’effectif, un monospace eut été plus indiqué ! Jéjé, Pinuche et Eloi se serrent sur la minimaliste banquette arrière ; je prends ma place habituelle, siège voyageur, ce qui ne m’assure aucun confort supplémentaire : il y a à mes pied tout un foutoir électronique que je n’identifie pas ; Béru, enfin, se répand sur le toit, qui ploie sérieusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière le bureau d’accueil, j’aperçois le veilleur de nuit, qui, sereinement, continue d’en écraser. Le gaz sopo de Leton étaient aussi bien réalisés que ses bombes ou sa came, ma parole ! Je me dis que ce gardien va avoir une drôle de surprise quand il se réveillera dans un hall ravagé, au milieu des cadavres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’intérieur de la tire, t’aurais pas la place d’ajouter une feuille de papier-cul ! Mathias, providentiel, parvient à redémarrer aussi sec.&lt;br /&gt;- Tu tombes à pic, enflammé ! je m’exclame. Mais ne t’avais-je pas enjoint de suivre Pozzi ?&lt;br /&gt;- Attention, il y a une dénivelée juste après la sortie, répond Mathias.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une réponse comme une autre. Incontestablement, nous dévalons une volée de marches dans une série de secousses considérables. Les pneus et les essieux nous interprètent un duo de grincements en choc bémol majeur, et Béru rebondit plusieurs fois sur le toit, qui s’affaisse de 5 centimètres supplémentaires à chaque heurt. La môme Marie-Emeline va récupérer son auto dans un état moyen, je gage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’es chié, ton coude enfoncé dans ma fesse ! se plaint Jéjé auprès de l’amère Loque.&lt;br /&gt;- J’ai avalé ma cigarette ! s’exclame le Déchet pour toute réponse.&lt;br /&gt;- Recrache pas, je réplique, on a plus la place pour ton mégot !&lt;br /&gt;- Faut lâcher les ch’valets ! s’exclame Béru depuis l’extérieur. Les ritaux nous canardent sans disque-continuer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des balles sifflent autours de nous, certaines atteignent la carlingue. Bien que le haut des roues frottent quasiment le châssis, nous continuons d’avancer. D’un geste, j’indique au rouillé qu’il faut mettre les gaz.&lt;br /&gt;- Heureusement que vous n’étiez pas là quand j’ai du effectuer la montée des marches, remarque l’incandescent en accélérant. Ce n'était déjà pas facile à vide...&lt;br /&gt;- Fais-nous pas languir, Rouillé : comment te trouves-tu encore là ? je redemande.&lt;br /&gt;- Vous m’avez demandé de pister le petit homme au costume, patron : le faire avec une Austin Mini rose n’aurait pas été facile, vous êtes d’accord ? Trop visible ! J’ai donc discrètement envoyé un tout petit émetteur aimanté de mon invention sur la tôle de l’auto quand elle est passé à mon niveau. Grâce au radar que j’ai installé à vos pieds, nous pouvons très facilement suivre sa trace. Ainsi, j’ai pu rester et intervenir en votre faveur quand j’ai senti qu’il y avait du grabuge.&lt;br /&gt;- Un génie ! je m’exclame. Comment allume-t-on ce radar ?&lt;br /&gt;- On lâcherait pas un peu de lest avant tout ? demande Jéjé. On étouffe ici !&lt;br /&gt;- Pas le temps : on a des gorilles armés au cul, faut mettre un max de distance entre eux et nous. Et puis, après tout, vous m’avez rejoint pour qu’on résolve l’affaire-Isara tous ensembles. Faisons-le !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-562654999471077618?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/562654999471077618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/04/san-antonio-lisara-chapitre-20.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/562654999471077618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/562654999471077618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/04/san-antonio-lisara-chapitre-20.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 20'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-6819909375849540186</id><published>2010-03-28T17:18:00.003+02:00</published><updated>2010-03-28T17:18:00.341+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 19</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;« réunis » est l’anagramme de « suriné », « urinés » et « ruinés » !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je fixe mes sauveurs encagoulés. Et m’exclame :&lt;br /&gt;- Vous ! Ici !&lt;br /&gt;- Bravo les mecs, c’est le gros lolot ! maugrée Béru en enlevant sa cagoule. On l’a &lt;em&gt;in the baba&lt;/em&gt; en profonde heure : not’ surprise du chef qu’est flanquée à la baille aux corneilles, biscotte z’êtes incapab’ d’fermer vos clapoirs pour la mett’ un peu en sourdingue. Dans l’genre dix-craies, vous êtes des peintures ! Pas duraille de vous retapisser : un môme d’treize ans, il vous soutif n’importe quelle info stop-secrète en deux tantes, trois moulements… V’là où ça mène de jaspiner à qui meuh meuh. Quand j’pense qu’j’ai failli r’noncer à mon rab d'Montbazillac dans le t’es-givré, soif disant que la vinasse risquait d’me perdre-turber dans l’turbin ! C’est pas moi qu’est saoul au point de rêver-laid notre présence ici en rend-fort, que je susse ? Alors, on s’décarcrasse pour s’mett’ en fouille un conducteur « Est-ce N ? c’est F ! » pour débouler z’ici coup d’eau corps en pleine nuit, on savate trois zigs pour récupérer leurs nippes et z’arriver su’l’champ d’bataille la tête en-taboulé sous ces bonnets étouffe-crétins pour naître reconnu de personne… tout ça en vin ! Biscotte ? J’va te l’dire Sana : biscotte môssieur Peinture Noire a des états-dames à bombarder les gentils truands Suze-dits, alors qu’en défi ni tif, y a pas trente-six r’mèdes : un’ bastos pour chacun, le comté bon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mate, ébahi, Pinuche et Jéjé enlever leurs cagoules également. Même en voyant leur tronche mi-amusée par la situation, mi-déçues par la manière dont elle s'est révélée, je n’ose en croire mes yeux.&lt;br /&gt;- Mais comment vous êtes vous libérés de vos impératifs parisiens ? m’émerveillé-je. Le conseil de discipline de Béru ? La maladie de Ramadée ? Et comment, &lt;em&gt;comment &lt;/em&gt;se peut-il que vous vous trouviez ici ?&lt;br /&gt;- Ramadée va mieux, lâche brièvement le Noirpiot. Et puis ça m’embêtait de te laisser seul, loin de nous tous.&lt;br /&gt;- C’est l’rouque qu’est à l’orgie-gine d’la farce, assure le Gros. Semblerait qu’tu t’sentasses seulabre sans les aminches, d’après lui ! Z’alors ni lune, ni bœufs, il nous à râpe-à-trier ici dans ce bon vieux département des côtes du Rhône, nous, tes alcoolites.&lt;br /&gt;- T’étais censé être bloqué à la maison poupoule jusqu’à ton conseil de discipline, Gros ! je m’exclame. Tu risque Grosse Pomme&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;[1]&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;- Pas d’soucis pour mézigue : j‘ai parvenu à con-vaincre la grosse Nadine de pas m’attaquer, triomphe l’Hénaurme. Toi qu’affirmais qu’j’avais tout faux en essayant d’lui r’proposer une grimpette ! J’l’ai eu par derrière, à la cantine, juss’ après ton départ. L’plus duraille a z’été d’planquer Popol en éruption sous mon plateau. Et d’résister à l’attentat-scions de jaffer l’cassoulet qu’j’m’étais pris ! Quand elle a voulu s’assoir, j’me suis précibité sur sa chaise –skié pas z’aisé avec le grimpant aux chevilles- et j’ai joué au bilboquet z’avec sa chaglatte. Du velours : la vachasse taille large et n'porte rien sous sa jup'. L’rodéo en public, c’est pas si simp’, mais j’l’ai faite bicher prop’ et net ! Après cette séance, l’était plus prête de d’mander un bisse queue de m’traîner d’vant les p’tits Bruno.&lt;br /&gt;- C’était d’ailleurs inutile, intervient la Pine en s'échauffant. Tu sais très bien qu’avec le plaido… le plod… déployer… que j’avais échaff… achéfaud… échauffadé tu t’en serais sorti sans problème.&lt;br /&gt;- César a quand même été utile pour le transport, intervient Jéjé : Mathias nous a prévenu assez tard et les TGV ne roulent plus après une certaine heure…&lt;br /&gt;- Mon tailleur a un frère qui travaille aux Pétété, tu sais ? explique Pinuche qui s’est procuré une ceinture, mais dont la braguette est grande ouvert, de manière à ce que son triste slip reste visible. Et bien son autre frère est pilote de Tégévé, figure-toi… On l’a convaincu, moyennant une entrée gratuite à la ferme pédagogique de Saint-Locdu-le-Vieux, de nous conduire ici au plus vite pour ne pas rater le dénouement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’ils sont complémentaires ! Qu’ils sont cons, tout court… Qu’ils sont beaux… Qu’ils sont là ! Ils ont volé un TGV pour venir à la rescouscousse&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;[2]&lt;/span&gt; ! Dis, t’en as combien des amis de ce gabarit ? Pour voir ? Ah, et le Flambé ! Ce cachotier sublime, ce mystérieux imprésario de notre groupe si génial… M’en vais te lui négocier une augmentation de 300%, moi ! Que peut-il nous arriver ? Quel danger ridicule pourrait gâcher ces retrouvailles ? Tu peux me le dire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chats me font marrer, avec leurs neuf vies. Où est le suspense ? Où est le marrant ? Qu’ils les gardent, leurs neuf vies, elles ne valent pas mes quatre lieutenants, mes quatre porte-flingues, mes quatre gaffeurs, mes quatre Huns, mes quatre -oserai-je le dire ?- fidèles amis ! (ah, tu vois, j’ai osé) Avec eux, je n’ai pas neuf vies, j’en ai cent ! J’ai ai mille !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon ! Puisqu’on est en famille, si on allait se boire une petit gorgeons de blanc ici où là ? L’affaire est résolue : Leton ne produira plus de drogue, Durêve ne fera plus assassiner personne. Tout est bien qui finit bien, non ? Ma liesse est partagée par le Gros, de toute évidence : quand il se met à siffloter « Les Matelassiers », c’est qu’il est heureux, Bibendum.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que tu attends pour répondre ? demande Jéjé sans que je pige de quoi il cause.&lt;br /&gt;- ‘ne minute ! temporise le Majestueux. L’début, c’est mon passage favori… on est pas aux fesses, si ?&lt;br /&gt;- C’est ce brave Mathias, signale Pinaud en passant la tête par-dessus l’épaule de Béru.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remarque alors que l’air siffloté des Matelassiers ne provient pas de… euh… disons la bouche de Béru (faute de mot susceptible de qualifier plus précisément le clapoir de l’Immonde), mais de ce qu’il tient dans sa main, à savoir son portable.&lt;br /&gt;- Avec Poilala, on s’est réconciliabulé, rigole Béru. Pour graver dans le bonze notre amitié réhabillée, on m’a enregistré une sonnerie d’portab’ en sifflant « Les Matelassiers » et un cubi d’rougeot ! L’problo, c’est qu’j’ai doré d’l’avant tant-danse à attend’ la fin d’la sonnerie pour décrochaga !&lt;br /&gt;- Cesse de te poiler et réponds ! intimé-je (Béru et moi sommes quasi intimes, après tout).&lt;br /&gt;- ‘ne seconde… là, n’écoute : « Voilà les matelas, les matelas, matelassiers qui paaaassent »… bon, bon, te mets pas en r’naud, Sana, j’va raie-pondre… Quoi t’est-ce, Rouque ? Ouais, ouais, tout s’est passé comme sur des boulettes ! Just’ le Noirpiot a pas su t’nir sa menteuse, on n’a pas pu faire le coude du gros tétonnement pour l’grand. T’eusses du v’nir avec nous, Rouque, même si que t’es pas trop un acidulé de l’action purée dure. Quoi-ce ? Parler au Tonio ? Faisab’, œuf corse. Sana, l’Rouillé sollicitre une converse !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gros me file son improbable téléphone, dont la touche 8 est remplacée par un câpre et la touche 1 n’est pas remplacée.&lt;br /&gt;- Mathias ?&lt;br /&gt;- Patron, il se passe des choses préoccupantes en bas, je préfère vous prévenir.&lt;br /&gt;- Tu m’inquiètes ! Quel genre ?&lt;br /&gt;- Le tout petit homme qui est entré tout à l’heure vient de ressortir de l’Isara avec un seul de ses hommes.&lt;br /&gt;- Elémentaire, mon cher Mathias : les trois autres sont ici, plutôt trop morts pour se carapater.&lt;br /&gt;- Ce qui est inquiétant, c’est qu’avant de s’enfuir, il s’est dirigé vers une fourgonnette et une voiture stationnées pas loin. Une dizaine de lascars en sont sortis, visiblement armés, et ils sont à présent dans l’enceinte de l’école.&lt;br /&gt;- Merci du tuyau ! Laisse-nous nous démerder avec les truands, et suis le nain si c’est encore possible. Je te rappelle quand on est sorti du bourbier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je raccroche (si j’avais le sens du rythme, je ra-triolet-noire-double-crocherais !).&lt;br /&gt;- Les gars, avez-vous croisé un nain en costard rital et son porte-flingue en arrivant jusque là ? demandé-je.&lt;br /&gt;- Méga-tif, assure le gros. On a du les croasser : c’t’un vrai casse-dalle pour trouver son ch’min dans c’te turne.&lt;br /&gt;- On est passé par un petit escalier secondaire en s'oirentant au bruit de la fusillade, ajoute Jéjé.&lt;br /&gt;- On va jouer cassos par ce petit escalier sans attendre, mes drôles. Les spaghettis donnent l’assaut !&lt;br /&gt;- Si les spaghettis donnent la sauce, pourquoi qu’on s’casse ? demande Béru.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faisant fi de cette ultime remarque, nous faisons feu des deux fuseaux en direction du passage discret empruntés par mes fidèles (ils l’ont rendu après : la preuve, il est toujours là). Comme je m’y attendais, nous n’y croisons pas les malabars de Pozzi, qui ont probablement choisi la voie de leur maître pour grimper jusqu'au foyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout se goupil bien, comme dirait mon pote le renard ! Nous serons bientôt hors du guépier. Restera plus qu’à suivre la piste de Mathias pour coincer Pozzi. On le choppe, on le travaille deux minutes pour qu’il nous dise où est l’héro, on le fout au trou pour 200 ans. Ainsi, tous les malfrats de l’histoire mis hors d’état de nuire (pas ceux de l'Histoire, en revanche : que voulez-vous, je ne peux pas être tout le temps à la fois !).&lt;br /&gt;- Eloi ! m’écrié-je soudain au moment où nous arrivons au rez-de-chaussée. On a oublié Joss Leton là-haut !&lt;br /&gt;- Ah tiens, oui, merde ! Mais attends : il est pas mort ?&lt;br /&gt;- Il a perdu connaissance après avoir pris une bastos dans la guibole. Mais il était vivant. Faut aller le chercher, sinon il va se faire ramasser par les gorilles de Pozzi.&lt;br /&gt;- Trop tard, Grand ! s’exclame Jéjé.&lt;br /&gt;- On a d’jà la patrouille su’l’derche ! ajoute Béru. T’entends pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clairement, on perçoit en effet le bruit d’une cavalcade au dessus de nous.&lt;br /&gt;- Tant pis pour le chimiste, alors ! je peste. On trace droit vers la sortie.&lt;br /&gt;- Pas la peine de s‘refaire un duel à OK Chorale, confirme le Gros. Faut mett’ la gomme recta !&lt;br /&gt;- C’est bouché par devant aussi ! bêle Pinuche, qui vient de passer la tête dans le grand hall.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je risque un œil, à mon tour (c'est relativement peu : Pozzi, lui, risque perpett'). Trois hommes de Pozzi sont restés en couverture car après tout les malfrats aussi peuvent avoir froid. Ils matent dans une direction qui n’est pas la notre (chacun sa direction, quoi, merde !) : en les bombardant simultanément tous les quatre, on devrait pouvoir se dégager un passage jusqu’à la sortie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Las ! Au moment où je m’apprête à haranguer les autres, La Pine s’étale bruyamment et de tout son long en direction du hall. Cherchant probablement à débusquer une issue, Pinuche s’est avancé un peu avant de se prendre les pieds dans la doublure de son pantalon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naturellement, les trois porte-flingues postés dans l’entrée se muent en utilise-flingues instantanément. Au-dessus de nous, la cadence des foulées s’est sensiblement accélérée.&lt;br /&gt;- Bougre de truffe ! m’emporté-je en tirant la Pine à l'abris. Quand on ne tient pas debout, on rampe !&lt;br /&gt;- Ce pantalon n’est pas à moi, gémit la Baderne. Je l’ai pris aux brigands dont nous avons pris la place tout à l’heure, qui avait de bien plus gros mollets…&lt;br /&gt;- Nous v’là beaux, les gars, pris z’entre deux feutres ! s’écrit l’Immonde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Va encore falloir trouver un &lt;em&gt;Deus&lt;/em&gt; et une ex-&lt;em&gt;machina&lt;/em&gt;, j’ai l’impression !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;[1]&lt;/span&gt; &lt;em&gt;Sans doute fallait-il lire "T’étais censé être bloqué à la maison poupoule jusqu’à ton conseil de discipline, Grosse Pomme !  Tu risque gros !"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Signé : l'Editeur&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;[2] &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Dixit Béru&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-6819909375849540186?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/6819909375849540186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-19.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/6819909375849540186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/6819909375849540186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-19.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 19'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-3788816388434783443</id><published>2010-03-24T17:16:00.003+01:00</published><updated>2010-03-25T13:05:00.299+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 18</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;« Mastard Attitude » et « Mon comportement de vedette » peuvent parfois se rejoindre.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ah, vraiment ! Du suspense aussi insoutenable qu’une idée du FN, t’en vois rarement autant que chez moi ! Nouveau rebondissement, donc. Un homme pas bien grand vient d’entrer dans le foyer. Sur la pointe des pieds et bras tendu, il pourrait peut-être réussir à titiller mon téton gauche (plus bas que le droit d’un demi-centimètre). Il est fringué maffieux : costard noir à fines rayures blanches, chemise noire, cravate violette. Il fume un cigare long commac et est encadré par deux mastards qui nous tiennent en joue avec deux jolis pistolets automatiques. Pas besoin d’être trop finaud pour deviner de qui il s’agit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux d’entre vous dont le cerveau va aussi vite qu’un discours de Raymond Barre, Joss Leton souffle la réponse :&lt;br /&gt;- Monsieur Pozzi ! braie-t-il.&lt;br /&gt;- Ciao, Joss, répond Pozzi en rital et avec une certaine froideur dans texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un truc qui m’épate assez, c’est le professionnalisme de Durêve. Des nerfs comme les siens, t’en ferais un câble de téléphérique pour obèses ! En effet, à l’arrivée de Pozzi, Durêve, qui tournait le dos à la porte, s’est bougé juste d’un quart de tour sur la gauche en gardant le bras droit le long du corps : ainsi, son magnum reste hors de vue des mafieux. Un élément à prendre en compte au moment où les salves (et non pas les slaves) vont commencer à péter dans tous les coins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu ne devineras jamais ce qui m’arrive, Joss, annonce Pozzi. &lt;em&gt;Incredibile &lt;/em&gt;! On m’a raconté, la semaine passée, qu’une marchandise extraordinaire se vendait sur la côte. De l’héroïne extrêmement pure. 100% pure, même ! Tu te rends compte ? En plein sur mon territoire. &lt;em&gt;Molto sfortunato&lt;/em&gt; ! &lt;em&gt;Questione &lt;/em&gt;: qui pouvait bien me faire une concurrence pareille ?&lt;br /&gt;- Aucune idée, Monsieur Pozzi, répond Joss comme un fion larguerait une colique. Je ne m’occupe pas de vente, juste de production et…&lt;br /&gt;- J’ai commencé une enquête, coupe Pozzi, et j’ai repensé à un de mes chimistes français. Un original que je n’ai jamais cru quand il affirmait être en mesure de produire une héroïne de ce type. J’ai dépêché mes hommes à ton labo pour te présenter mes excuses et pour te prier de relancer tes travaux sur cette dope parfaite : d’importants grossistes commençaient déjà à se presser sur la côté pour se fournir chez mon mystérieux concurrent. &lt;em&gt;Maledizzione !&lt;/em&gt; Mes hommes ont affirmé n’avoir trouvé personne chez toi. Et par-dessus le marché, le labo semblait ne pas avoir servi depuis une paye ! &lt;em&gt;Sorprendente, no ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Je… travaille ici, désormais, explique Joss qui me paraissait pâle il y a une minute et qui désormais semble avoir avalé 5 kilos de poudre à lessive persil. J’ai fourni ce que je vous devais, je n’ai rien à me reprocher…&lt;br /&gt;- Pour ça je ne me plains pas, admet Pozzi. Quoi qu’il en soit, le temps que mes hommes te repèrent, j’ai réussi à mettre la main sur mon &lt;em&gt;concorrente&lt;/em&gt; de la côte. Je l’ai un peu interrogé en montant sur Lyon. Aldo ? Matteo ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les doigts du nain maffioso font « snap ! », et deux autres gorilles apparaissent, tenant dans leurs bras une sculpture d’Archimboldo. Très réussie : deux reines Claude pour les yeux, deux quarts de pomme gala pour les lèvres, une grosse fraise bien mûre pour le pif, et l’ensemble du visage en groseille écrasée. Les deux hommes de main balancent la sculpture d’Archimboldo qui s’avère être en fait Walter Paulo, mortibus autant que décédé. Joss identifie l’œuvre d’art comme tel, en tout cas.&lt;br /&gt;- Walter ! geint-il en prenant un teint de vieille chaussure jamais cirée.&lt;br /&gt;- Te voilà bien ému… et pour le &lt;em&gt;figlio di una cagna &lt;/em&gt;qui t’a roulé dans la farine, en plus ! remarque Aldo, un peu taquin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mon côté, je crois surtout que Joss se voit très bien dans le rôle du prochain Archimboldo-fruits-rouges, et que ça ne le réjouit pas trop. Pozzi annonce :&lt;br /&gt;- Ce Walter est un loquace, figure-toi. Marrant ce qu’il m’a dit sur l’origine de la came. Tu veux savoir ?&lt;br /&gt;- Monsieur Pozzi ! s’écrie Joss (et s’écrit cette phrase). Ok j’ai essayé de vous doubler, mais je suis prêt à tout recommencer… recommencer pour vous !&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Che interessano&lt;/em&gt; ! ironise Pozzi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi tu sais, le numéro à trois francs (anciens) de Pozzi, on me l’a fait trente-six fois, et ça commence à me tartir en plein. Le chef de l’organisation de malfrats, doucereux et ironique quand il est en position de force, ça va bien une minute ! Personne n’est dupe, à la fin. Il va fait tirer ses soubrettes sur nous tôt ou tard, on l’a compris, merci. A quoi bon en faire des tartines ? Je m’emporte donc :&lt;br /&gt;- Et si vous nous disiez clairement ce qui va se passer, mon vieux ? Vous croyez vraiment qu’on a que ça à fiche d’écouter vos tartes à la crème maxi-formats ? Vous voyez pas que Leton a déjà chopé un ulcère carabiné à vous entendre faire le kakou de bas-étage ? Ça vous bicher de le martyriser à ce point ? Faites péter les ordres, nom de gu : quid de Leton, quid de nous, et li-quid vaisselle. &lt;em&gt;Presto !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gars Pozzi a appris son rôle par cœur : il ne s’énerve pas et se contente de soulever son sourcil gauche des 2.27 centimètres réglementaires, comme stipulé dans le Guide des Maffieux à la Noix, chapitre « Flegme face aux provocations des futurs assassinés ». Et pour rester sur la ligne jusqu’au bout, il refait « snap ! » avec ses doigts.&lt;br /&gt;- Liquidez-moi les baudruches, pas touche à Joss pour le moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quatre hommes de Pozzi opèrent lentement : ils ignorent la présence du python à mes pieds et celle du magnum dans la main de Durêve. Pour eux, ça ne va pas être bien dur de nous faire notre fête. Comme quoi il ne faut jurer de rien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je plonge au sol à l’instant précis où Durêve se jette derrière un canapé du foyer. Jusque là, nos Dalton croient à une pulsion désespérée : on se planque pour prolonger nos misérables vies d’une minute. La gueule des mecs quand on se met à défourailler ! Pozzi, tout soudain, perd son flegme : en 1 seconde et 33 centièmes, il a vidé les lieux et je le soupçonne également de vider sa tripaille dans son bénard !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quatre gorilles se jettent à leur tour derrière tout ce qui pourrait être plus solide qu’eux. Le python et le magnum font du dégât : ni Durêve, ni moi-même n’avons touché qui que ce soit, mais nous laissons de gros trous dans tout ce que nous atteignons. Ça fait flipper, ça impressionne ! Quand deux gros calibres s’en prennent à toi, il faut toujours un petit moment avant de se lancer dans une riposte valable, ce qui me laisse le temps de faire un point non pas d’exclamation, ni même d’interrogation, à la rigueur de suspension, mais avant tout de récapitulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eloi reste connement assis, droit comme un angle du même nom, devant son bureau. Je me jette jusqu’à lui, renverse le susdit bureau et fait verser le tabouret du gone, qui bientôt se trouve comme moi nez-à-nez avec les moutons de poussière du foyer de l’Isara. Ce qui ne le fait pas bêler, mais plutôt éternuer. Et alors, miracle : soudainement, il retrouve ses esprits, sa lucidité, sa clairvoyance, son acuité, sa conscience et son libre arbitre (faut quand même être sacrément bordélique pour perdre tout ça !).&lt;br /&gt;- Ça bastonne comme à Chicago ? il demande alors que les sbires de Pozzi commencent enfin à jouer le jingle de RTL avec leurs gachettes.&lt;br /&gt;- C’est vrai ! Et dans notre bande on est que deux ! l’informé-je. Bientôt plus, j’espère...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plongeant au sol, j’ai récupéré mon arme en même temps que mon portable. Le fin du fin est que l’engin en question fonctionne depuis l’arrivée de Durêve ici-même : j’ai réussi à lancer discrètement un appel vers le Rouillé juste avant que le barbu ne m’intime de poser mon tubeur au sol. Le temps que j'ai réussi à gagner a du permettre à ce cher Ma-chiasse (pardon : Mathias) d'organiser une riposte.&lt;br /&gt;- Mathias ! je crie dans le téléphone. Il va falloir te grouiller, et surtout pas te Grouchier !&lt;br /&gt;- Les renforts sont en route patron ! répond le Flambé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’en saurais pas plus : mon téléphone, qui ne vient pas plus de Bâle que du bal, vient de morfler une... tu sais quoi ? Bon. Paul Uduku, lui aussi, a tenté d’arrêter la trajectoire d’une bastos avec la tête : balle lui en a pris (si j'ose dire), il s’est affalé tel un flamby. Joss Leton s’est, lui, ramassé un projectile perdu dans une guitare avant de s’écrouler sur le sol en hurlant de douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant quelques secondes, rien de bien décisif ne se passe : on défouraille tous un peu au pif. Personnellement, je n’ai repéré que trois maffieux. Le quatrième, je l’ai perdu de vue quand je m’occupais du gone Eloi. Tant pis : je me concentre sur l’un des autres. Tiens, ce maigrelet, là, mal planqué derrière la machine à café et avec sa coiffure en dessous de bras… poum ! Entre les lotos, et une bonne dose de cervelas sur le mur derrière lui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un instant, je crois avoir fait d’une pierre trois coups : le silence vient de tomber sur le foyer. Tombé de haut, en plus, apparemment ! Je risque un lampion au dehors : trois nouvelles silhouettes armées viennent de rabouler. Il s’agit des trois hommes encagoulés de Durêve, avec leur dégaine de couverts. Ils ont dézingué les deux maffieux restant par derrière, mettant fin à l’échange d’amabilités. Ça m’arrange assez, je n’ai plus une seule balle en magasin. Mais en même temps, y gagne-je vraiment ? Pas sûr que ces nouveaux protagonistes me laissent faire recharge !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous êtes au poil, les gars ! souffle Durêve en se relevant. Va pas falloir lambiner, la rousse devrait rappliquer en moins de deux. Terminez-moi ceux qui sont encore vivants, sauf Joss : je crois qu’il faut faire une croix sur les 250 kg de came, faudra donc relancer un labo de &lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;*PAN*&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; argl ! mais putain qu’est-ce qui vous prend de &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;*PAN*&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; aïe, arg &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;*PAN-PAN*&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; raaaah…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suppute que tu es surpris autant que moi de constater que l’un des hommes de Durêve, en l’occurrence l’Assiette, vient de vider une partie de son chargeur sur son employeur. Pour Durêve aussi, visiblement, l’évènement était quelque peu inattendu. J’entends le couteau rouscailler :&lt;br /&gt;- T’es chié à n’en plus pouvoir, ma parole ! On le connaissait pas ce mec, merde !&lt;br /&gt;- Et ceuss’ qu’on vient juss’ de bousiller par l’prosib’ t’avais leur Curry Cul l’Homme Vite-taillé dans ton attache-et-caisse, peut-être ? demande l'assiette.&lt;br /&gt;- Ceux-là étaient dangereux, Alexandre-Benoit, car ils menaçaient directement notre ami, il était donc normal d’agir, intervient la fourchette d’une voix de vieux bouc constipé. Je crois que Jérémy a raison : celui-ci ne représentait aucun danger.&lt;br /&gt;- I’v’nait de slipuler de manière clarinette une demande d’assassinat sur la personne de Sana ! riposte l’Assiette. Fallut-ce que je lui fisse un calin ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai envie de chialer ! Pas toi ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-3788816388434783443?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/3788816388434783443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-18.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3788816388434783443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3788816388434783443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-18.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 18'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-7913932682218264753</id><published>2010-03-20T17:16:00.002+01:00</published><updated>2010-03-20T17:16:00.773+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 17</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#993300;"&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;Un bon suspect doit être comme une bonne planche de bois : il reste ponsable mais pas coupable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde me regarde avec attention. L’envie de raconter une blague de Toto me passe par le ciboulot, mais la raison me retient : mes trois interlocuteurs sont tendus comme le slip de Béru s’il mettait un des miens. C’est qu’ils attendent ça depuis des jours, ces lascars ! le blaze de celui qui les a entubés. Je reprends, pur dent (mais également prudent) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais il va de soi que je négocie l’info, les gars.&lt;br /&gt;- Rien du tout ! s’exclame Joss. Tu parles ou tu crèves !&lt;br /&gt;- Commissaire, reprend Durêve avec plus de douceur. Nous avions une liste de dix suspects. Trois sont déjà canés. Quatre autres ont été éliminés auparavant de la liste, sans violence : leurs emplois du temps prouvent avec certitude qu’ils n’étaient pas à l’Isara à la date du vol. Sur les trois restants, deux sont sur mon planning de demain. Vous comprenez ? Demain, je saurai, directement ou par élimination, qui a volé l’héroïne de Joss. Je n’ai pas besoin de vous, je pourrai vous tuer maintenant. Mais en parlant, vous pouvez épargner jusqu’à deux vies innocentes tout en me faisant gagner du temps et en supprimant pour moi des risques inutiles.&lt;br /&gt;- Alors laissez au moins Eloi repartir, imploré-je.&lt;br /&gt;- A la rigueur… concède Durêve. S’il sort de sa léthargie sans souvenir, comme Joss le prévoit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quoi bon ? Ils vont tuer Eloi, ils vont tuer Uduku et me tuer également ! C’est tout au moins leur intention, j’en suis sûr. Je serais prêt à parier un PC portable contre le PC chinois ! Je ne négocie, &lt;em&gt;in fine&lt;/em&gt;, que pour donner de la crédibilité au blabla que je m’apprête à proférer. Je chique le gars en plein dilemme pendant une minute… puis je passe à table :&lt;br /&gt;- Le voleur, c’est Walter Paulo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gueules de Leton et Durêve s’allongent soudainement. Celle de Paul Uduku prend l’air con. Le môme huileux demande :&lt;br /&gt;- C’est qui celui-là ? Il a bien deux prénoms, mais il est pas sur la liste !&lt;br /&gt;- C’est le frère de Joss, le veilleur de nuit, répond Durêve qui n’a pas l’air de plaisanter. Monsieur le commissaire se moque de nous.&lt;br /&gt;- Ah bon ? je demande, ironique. Celui qui s’est fichu de vous, c’est pourtant le frangin de Joss.&lt;br /&gt;- Menteur ! s’écrie Joss. Supprime ce bâtard, Yvan ! Il se paye notre tronche !&lt;br /&gt;- Faux ! je riposte. Ton frérot t’a doublé, c’est tout. Comme Yvan l’a dit tout à l’heure, l’Isara est trop fréquenté le jour pour qu’on escampe plusieurs centaines de kilos de drogue sans être vu. Et la nuit, le bâtiment est sous surveillance… la surveillance de qui, déjà ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu aimes les bouches béantes, fais-toi plaisir ! Ma théorie les fait réfléchir, dirait-on. Je reprends :&lt;br /&gt;- Il y a autre chose : quelle est la probabilité qu’un individu, prof ou élève, passe sa tête dans le faux-plafond d’une salle d’étude ? Le voleur connaissait la planque, c’est évident. Qui avait cette information et pouvait évacuer les paquets en toute discrétion ?&lt;br /&gt;- Yvan, murmure Joss… tu crois que…&lt;br /&gt;- Walter Paulo vous a envoyé sur une piste complètement bidon ! j’enchaîne, déchaîné. Il a été très bon, je le reconnais. Le texte de son fax a naturellement été calculé en fonction des ratures provoqué par l’appareil. Walter a parfaitement su vous forcer à suivre cette fausse-piste. Son effraction du logiciel de la badgeuse a entraîné une protection plus grande de celui-ci : impossible pour vous de retourner consulter la liste des individus ayant pénétré dans la fameuse salle d’étude ! Et tant mieux pour lui, car la seule personne suspecte sur celle-ci, c’était… lui, justement, à des horaires nocturnes ! En plus, ça lui a donné un prétexte en or pour s’esbigner : « les gars, avec cette effraction, mes employeurs à l’Isara se méfient de moi, je prends l’air un moment », tu parles ! Il s’est taillé avec le magot, oui !&lt;br /&gt;- Bon dieu, jure Durêve. Ça me semble tenir debout.&lt;br /&gt;- Pourquoi je n’y ai pas pensé ? peste Joss, qui est blême comme un ciel d’hiver Norvégien&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=1087946461016648790&amp;amp;postID=7913932682218264753#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;- Walter a sans doute pensé que vous le croiriez, je suggère. En braquant le logiciel de contrôle des badges, il vous a en sus donné l’impression de participer à la traque, ce qui l’innocentait d’autant plus a priori.&lt;br /&gt;- Alors les doubles noms, ça rime à rien ? demande Paul Uduku avec un air ahuri.&lt;br /&gt;- Oh que si ! je réponds. Autre coup de génie de Walter : vous donner assez d’indices pour vous lancer sur le sentier de la guerre, sans être trop précis. Il a bien calculé : une liste de dix noms, c’est raisonnable… une enquête est encore envisageable à court terme. S’il y en avait eu 25, vous auriez certainement fait plus d’efforts pour essayer de retrouver la piste de Walter ! En choisissant le critère du double nom, il vous a poussé à l’action directe, s’assurant un répit suffisant pour disparaître. Le plus fort est qu’il porte lui-même un double prénom ! Mais, travaillant pour une société de gardiennage, il n'est pas dans les registres de l'Isara...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le foyer de l’Isara, on n’a sans doute jamais cuisiné une telle soupe à la grimace !&lt;br /&gt;- Alors ce bâtard est en train de refourguer &lt;em&gt;ma&lt;/em&gt; came tranquillement pendant que je perds mon temps et mon argent à traquer des fantômes ! s'emporte Joss.&lt;br /&gt;- Pour le moment, c'est moi qui dépense du fric, intervient Durêve qui, s’il vient du sud, ne perd pas le nord. J’ai fait jouer tout mon réseau de crapules, j’ai avancé les honoraires d’une armée de truands : faudra passer à la caisse.&lt;br /&gt;- Avec quel argent tu veux que je te paye ? s’énerve Joss. Quand je t’ai contacté, je comptais te rémunérer avec l’argent que tu m’aiderais à retrouver ! T’as trouvé que dalle, t’auras rien !&lt;br /&gt;- Alors faudra me donner la recette miracle de ton héroïne 100 % pure, mon grand. Parce que je ne repartirai pas d’ici les mains vides.&lt;br /&gt;- Va crever ! lâche Joss. C’est mon travail, pas question de le brader.&lt;br /&gt;- Alors tant pis pour toi, et pour vous tous, menace Durêve. Il y a trois tueurs, que j’ai également payés d’avance, au rez-de-chaussée : il ne sera pas dit que je les ai dérangés pour rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durêve, qui nous tient désormais tous en joue, sort son portable :&lt;br /&gt;- Les gars, dit-il, merci de monter au troisième, y a quatre bonshommes à expédier le nez dans la poussière.&lt;br /&gt;- … ! dit son interlocuteur, pointilleux.&lt;br /&gt;- Non, non, c’est fini, la dentelle. Une balle dans la nuque et ça ira bien.&lt;br /&gt;- … ? demande l’interlocuteur (sans doute un bavard !).&lt;br /&gt;- Non, oubliez les voitures piégées, le plan a changé. A tout de suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dire que Joss Leton est furibard, c’est être un peu en dessous de la vérité, je crois. Tu penses : perdre en aussi peu de temps l’affection d’un frère, 500 millions d’euros et la vie, ça vous marque un homme !&lt;br /&gt;- Tu nous tues ? il demande, fébrile.&lt;br /&gt;- Non, je n’aime pas me salir les mains, tu le sais. Mais je vous fais tuer ! Attention, commissaire, je sais néanmoins appuyer sur une gâchette au besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durêve a des nerfs solides : malgré la tournure casse-gueule qu’a pris la situation, il n’a pas baissé la garde d’un cachou, et il vient de repérer mon premier petit geste en sa direction pour tester sa vigilance.&lt;br /&gt;- Tu comptes peut-être produire sans moi de l’héroïne pure pour te payer ? demande Joss.&lt;br /&gt;- Pas besoin : je vais retrouver Walter et lui faire cracher les 500 millions.&lt;br /&gt;- Il s’est barré ! s’emporte Joss.&lt;br /&gt;- Je vais pas me laisser baiser par un veilleur de nuit, moi ! répond Durêve. Ton frère est un malin, mais il n'y connait rien en magouille. Je suis sûr que sa piste est jalonnée d’indices bien voyants.&lt;br /&gt;- Je ne vous le fais pas dire, annonce une voix depuis la porte du foyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=1087946461016648790&amp;amp;postID=7913932682218264753#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; C’est pas beau, ça ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-7913932682218264753?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/7913932682218264753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-17.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/7913932682218264753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/7913932682218264753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-17.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 17'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-7272637205332397935</id><published>2010-03-16T07:16:00.003+01:00</published><updated>2010-03-17T11:19:54.031+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 16</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;« La rose heure à rosée » correspond bien au petit matin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il y a un truc dont on ne parle pas assez. Pour être plus précis, disons plutôt qu’on en parle sans y mettre la gravité y afférant. L’arroseur arrosé… ça fait plutôt poiler, avoue ! T’imagines un gusman voulant placer un seau d’eau au dessus de la porte pour tremper son pote. Manque de bol (d‘eau), le gars arrive en avance, et ouvre la porte pendant que le premier prépare son gag. Moralité : le blagueur patenté (et pas tenté par l'humour raffiné visiblement) termine avec le seau sur la poire. Ha ha, on rigole ! Pas vrai ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si t'es le type au seau d'eau ? Tu prépares la vannes de l’année, et au moment de la mettre en pratique, tu sens à travers ton futal que quelque chose de pointu te titille le fion. Y a-t-il plus humiliant ? Oui, sans doute, mais n’empêche que c’est désagréable. Et surtout, quand le seau est remplacé par une arme de poing, une dimension dramatique se fait jour. C’est un peu ce qui arrive présentement. Durêve a quitté les gogues plutôt que prévu, et il vient de me tomber sur les endosses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je raccroche. A quoi bon appeler par téléphone un gonze qui se trouve quelques centimètres derrière vous ?&lt;br /&gt;- Belle sonnerie de portable, Yvan ! je dis. Vous me direz quel laxatif vous utilisez ? Il est si dur de trouver un remède efficace contre la constipation !&lt;br /&gt;- Méfiez vous, Commissaire : vous ne savez pas où votre morgue pourrait vous mener.&lt;br /&gt;- A la morgue ? je tente, taquin.&lt;br /&gt;- Amusant ! Je suis heureux de vous voir bavard. Vous allez peut-être pouvoir me tirer une épine du pied.&lt;br /&gt;- Je sais qui vous a chouravé la dope, Durêve, je réponds d’un ton péremptoire. Enfin disons que j’ai de sérieuses présomptions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis chaud, tu en conviendras, de balancer de pareilles déclarations !&lt;br /&gt;- On ne perd pas de temps, au moins ! lâche Durêve. Mais d'abord : posez cette arme et ce téléphone au sol, et retournez-vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’exécute (pour ne pas qu’il le fasse !). Ce barbu trapu a un magnum dans la main, un gros bide, un dargif énorme, et des cheveux quasiment crépus. On dirait effectivement un peu un bucheron sympa. Alors qu’en fait, il s’agit d’une ordure qui fait tuer des gens innocents pour se faire des testiboules en or sur de la drogue. Comme quoi, les impressions…&lt;br /&gt;- Je vous écoute, commissaire. Qui a volé la marchandise ?&lt;br /&gt;- Je n’ai pas le nom, là, en l’état, je précise. Un ou deux indices me manquent. En fait, pour y voir clair, je dois en savoir plus sur Joss Leton et son contact Isarien "WP", signataire de ce fax.&lt;br /&gt;- Pourquoi ça ?&lt;br /&gt;- Pour être sûr de ne pas vous donner une mauvaise cible, Durêve. Trop d’innocents ont été tués. Je ne me fais pas trop d’illusion sur le sort que vous me réservez. Idem pour Eloi, et même pour Uduku. Mais je veux être sûr que, si je n’arrive pas à vous foutre au gnouf pour la durée correspondant à la dégueulasserie de vos crimes, au moins le massacre aveugle cesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durêve n’est pas un truand pur et dur. Les armes, ce n’est pas son business favori. Néanmoins, sa vigilance est telle que je dois gagner du temps, à défaut d’envisager une action d’éclat. Leton et Uduku commencent à s’agiter un peu : ils reprennent leurs esprits. Eloi, lui, continue à imiter une loutre paraplégique regardant un épisode de Colombo. A part le bluff, que me reste-t-il ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ok, commissaire, je vous exauce, déclare Durêve. Que voulez-vous savoir ?&lt;br /&gt;- « WP » travaille à l’Isara, je l’ai deviné. En quelle qualité ? Quel sont ses rapports avec Joss Leton ?&lt;br /&gt;- Walter Paulo est le demi-frère de Joss, et il est habituellement veilleur de nuit ici. C’est tout simplement lui qui a ouvert les portes de l’Isara à Joss contre une part du magot. Ça répond à votre question ?&lt;br /&gt;- En partie seulement, car après tout, je ne pige pas un turc : pourquoi diable avoir stocké la dope ici ? En quoi l’Isara offrait-elle plus de garanties qu’une autre planque ?&lt;br /&gt;- Mais parce que personne n’était censé soulever ce faux-plafond ! s’exclame Durêve. Parce que ce bâtiment est hermétiquement fermé et surveillé en permanence la nuit, et que l’affluence y est telle le jour qu’il est normalement impossible de se tailler avec 250 kg d’héroïne sur les épaules. Mais surtout, et cela semble vous avoir échappé, &lt;em&gt;parce que l’héroïne est produite ici-même, clandestinement, toutes les nuits depuis plusieurs mois !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stupeur et stupéfiants ! De l’héroïne, produite à l’Isara ? Je revoie en flash Jean Roquet, PDG de cette vénérable école, se moucher dans mon veston en sanglotant sur ses superbes laboratoires flambants neufs et hyperfonctionnels, mais inutilisables le temps de l’enquête. Des labos de pointe…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors, commissaire, ça fait tilt ? sourit Durêve.&lt;br /&gt;- Joss Leton produit de l’héroïne dans les labos de l’Isara ?&lt;br /&gt;- Exactement !&lt;br /&gt;- Mais qui peut bien lui fournir la matière première ?&lt;br /&gt;- Ce brave Pozzi, bien sûr !&lt;br /&gt;- Je ne vois pas qui c’est, avoué-je un peu trop spontannément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joss est debout, maintenant, et Uduku semble récupérer un peu. Durêve, lui, devient suspicieux. Mes questions sont peut-être un peu trop grosses de la part d’un gars censé tout savoir.&lt;br /&gt;- Durêve, mon enquête portait d'abord sur les meurtres, puis j'ai découvert la disparition de la came, mens-je... Je ne sais rien sur sa provenance, mais il ne me manque un ou deux liens pour tout piger. Si vous voulez savoir quel est le double nom qui trotte dans mon cervelet, il faut m’affranchir.&lt;br /&gt;- Bien, admettons, souffle Durêve qui de nouveau et heureusement semble voir en moi un caïd de l’enquête. Pozzi est un grand dealer de la région sud-est de France. Il travaille pour une branche de la mafia napolitaine. C’est lui l’employeur de Joss. C’est lui qui le fournit en matière première.&lt;br /&gt;- Pozzi, pendant des années, m’a chargé de la production d’héro pour Lyon et les environs, affirme Leton en se massant le crâne. L’équipement nécessaire à la production est sommaire même si un laboratoire et des compétences minimums sont requis pour obtenir un produit de qualité. Le hic, justement, c’est que pour Pozzi, l’héro n’est qu’une production d’appoint. Il ne me demande pas de la came de qualité, et donc ne voit aucun inconvénient à ce que je travaille dans de mauvaises conditions. Dans le labo pourri de Pozzi, je gaspillais jusqu’à 75% de la matière première pour produire de l'héro de merde !&lt;br /&gt;- Je vois, dis-je pour me redonner une contenance. Le chimiste de haut niveau que vous êtes, disciple du professeur Jumel, s’est trouvé blasé de voir son potentiel gâché par un maffieux de pacotille, me trompé-je ?&lt;br /&gt;- Exact ! approuve Joss. D’autant plus que je travaillais sur l’élaboration d’une héroïne pure à 100% ! Une denrée jusque là inexistante ! Un produit plus rare que l’or ou que n’importe quelle matière rare ! J’ai &lt;em&gt;inventé&lt;/em&gt; l’héro à 100%. Une marchandise parfaite que je savais ne jamais pouvoir produire dans mon labo.&lt;br /&gt;- C’est alors que votre frelot vous a parlé de son travail de veilleur de nuit dans une école toute neuve pleine de labos très modernes ! je conclue.&lt;br /&gt;- Exactement ! Il ne m’a pas fallu longtemps pour me rendre compte que je pouvais ici finaliser mes travaux, puis entamer une production. Il a fallu du temps… déjà, j’ai du continuer à fabriquer une petite quantité de camelote pour Pozzi, pour qu’il ne se méfie pas. Dans les installations isariennes, c’était heureusement faisable sans aucun gaspillage. Je coupais mon héro avec de la crotte pour qu’il ne voit pas la différence. Le reste me servait pour la production de l’œuvre de ma vie : un stock entièrement pur à 100%. Il m’a fallu des mois pour obtenir une réserve de 250kg. Un beau pécule pour commencer à voler de mes propres ailes en toute sérénité... Cela peut sembler modeste, commissaire, mais cela représente une fortune ! Plus de 500 millions d’euros : c’est vous dire si quand la marchandise a disparu, j’ai perdu gros&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=1087946461016648790&amp;amp;postID=7272637205332397935#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un ange passe. Sans, hélas, faire le don d’un peu de poussière à Joss Leton ! (jeu de mots ici : poussière d'ange). Je pige de mieux en mieux. Je comprends pourquoi Durêve joue la discrétion à outrance en tuant toute personne contactée, quitte à attirer l’attention de la police. Leurrer la flicaille en la poussant à droite sur une piste de meurtres réalisés par de petites frappes pour qu’elle n’aille pas voir à gauche où se trouve une affaire de stups hors normes.&lt;br /&gt;- J’y vois plus clair, les gars, déclaré-je. Mais deux détails me turlupinent : l’un d’eux, c’est la gestion du cas Fabien Henry. L’autre est celle du cas Jeannot Reliure.&lt;br /&gt;- Dans les deux cas, nos choix s’expliquent par la volonté de diversifier et brouiller les pistes menant à nous, raconte Durêve. Quand Paul nous a annoncé qu’un de nos suspects montait sur Paris, nous avons voulu sauter sur l’occasion d’agir ailleurs qu’à Lyon. Alors, bien sûr, ça a desservi l’entretien que j’ai eu avec lui : impossible d’évoquer le vol de 250kg d’héroïne en plein salon de l’agriculture ! J’ai essayé de le faire lire entre les lignes, mais son manque de réaction en disait assez long : il n’avait rien à voir avec notre affaire. Je ne regrette pas d’avoir agi ainsi, même si c’était plus risqué. Vous-même, vous avez du avoir du mal à connecter ce meurtre aux autres.&lt;br /&gt;- C’est vrai, admets-je. Mais Reliure ? Pourquoi le faire tuer Gigonnade ? Ce n’est pas un prénom, que je sache !&lt;br /&gt;- Nous avons, encore une fois, souhaité tirer sur toutes les ficelles possibles. Paul nous a parlé de la haine de Reliure pour Gigonnade. Une excellente diversion, d’après nous. Nous avons brouillé la piste des prénoms doubles tout en créant, pour ce meurtre, un coupable et un mobile en béton !&lt;br /&gt;- Ce demeuré de Reliure nous fourni en plus la cachette idéale pour planquer son cadavre sans se fatiguer. La perspective de palper une petite fortune l’a rendu loquace. Il était tellement fier de son baisodrome souterrain qu’il n’a pas pu résister à la tentation de nous faire une démonstration...&lt;br /&gt;- Tout a marché comme sur des roulettes, ajoute Durêve : la grosse est morte dans la journée : Joss et Paul ont eu tout le loisir de placer son corps dans la malle. L’avorton a cané dans la soirée, pile poil quand il est repassé chez lui pour récupérer sa mégère. Il n'y avait plus qu'à le pousser dans son souterrain.&lt;br /&gt;- La différence entre les heures de décès, c’est à cause de la corpulence plus importante de la grosse, explique Leton. Le Iapamordum est plus actif sur les corps gras.&lt;br /&gt;- Bravo pour ce travail d’orfèvre ! j’ironise. Mais j'ai découvert les corps, et votre ruse tombe un peu à plat -de nouilles empoisonnées, ajouté-je pour la blague.&lt;br /&gt;- Bah ! lâche Durêve. Nous sommes sur le point de trouver notre voleur, et vous êtes le seul poulaga à nous savoir mouillés.&lt;br /&gt;- Qu'en savez-vous ?&lt;br /&gt;- Je vous connais ! Pas du genre à prévoir un fourgon de CRS quand vous enquêtez... J'ai développé un sacré réseau de crapules quand j'étais en prison. Un réseau qui m'a assez bien informé sur vous. Je sais que vos habituels lieutenants sont tous retenus à Paris, Commissaire. Vous êtes venus ici seul, mais en avance, pour nous surprendre. C'est raté ! Va falloir parler maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un nouveau silence. D’ici peu, il va falloir que j'allonge une fable crédible et un coupable. J’ai fait baver mes adversaire un maximum, maintenant ça va être mon tour. Tu me vois dans la merde, pas vrai ? Et bien écoute un peu ce que je déclare à mes vilains :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- A la lumière de ce que vous m’avez raconté, messieurs, je suis en mesure de vous dire qui s’est fort probablement approprié votre bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis chié, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=1087946461016648790&amp;amp;postID=7272637205332397935#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; La rime, bien que suffisante, mériterait d’être riche !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-7272637205332397935?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/7272637205332397935/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-16.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/7272637205332397935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/7272637205332397935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-16.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 16'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-2001221135751830479</id><published>2010-03-12T17:15:00.003+01:00</published><updated>2010-03-17T11:18:35.209+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 15</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;&lt;strong&gt;Où l’on découvre qu’utiliser un fax à l’ère e-mail peut vous donner l’air e-diot&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Tu te rappelles certainement de la fois où tu es revenu chez toi d’une convention avec deux jours d’avance. Ta femme faisait la vaisselle en jupe, et toi, mutin, tu lui avais calé un doigt dans l’oigne par surprise. Quand elle avait dit « Que c’est bon, Ernest ! » alors que ton blaze est Jean-Louis, tu avais compris que ton meilleur ami, qui lui, pour le coup, s’appelle Ernest, t’avait légèrement mystifié. En remontant du doigt coquin jusqu’à ta bobine, ta femme avait pris un air de totale stupéfaction, tu t’en souviens ? Et bien Leton et Uduku vont avoir le même dans un instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis entré, en effet, ils ont gardé le pif dans leurs papelards respectifs, persuadés qu’ils étaient que j’étais Durêve (voilà le genre de formule qui me sépare de l’académie Française… flûte alors !).&lt;br /&gt;- Tout va bien en bas ? demande distraitement Joss Leton.&lt;br /&gt;- Oui : Papa fait du chocolat. Je me suis permis de monter en haut pour voir si vous faites du gâteau ? Et au besoin pour vous aider à faire dodo, mes p'tits frères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme annoncé : stupeur sur les tronches. Puis douleur sur celle de Joss qui écope d’un bon coup de crosse dans le temporal. Et moi, superbe :&lt;br /&gt;- Fini de luire, mon petit Paul ! Je veux dire fini de rire. Va falloir me donner des infos, et sans tarder, bitte schön. Je ne suis pas très patient, c’est bien intégré ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le visage gras du gamin devient carrément gélatineux. Il acquiesce néanmoins.&lt;br /&gt;- Parfait, je dis. Première question : qu’avez-vous fait au Saint-Eloi pour qu’il soit aussi légume que les conserves du même nom, et jusqu’à quand ça va durer ?&lt;br /&gt;- C’est m’sieur Leton, m’sieur, répond Uduku en tremblotant. Il lui a fait sniffer un de ses produits magiques pour lui faire perdre sa volonté, m’sieur. Ça ne devrait plus durer longtemps, m’sieur.&lt;br /&gt;- Bravo ! Autre question : qu’est-ce que vous voulez, toi et Durêve ? Pourquoi vous faites un carnage ?&lt;br /&gt;- C’est pas moi, m’sieur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma parole il se chie dessus ! Je m’approche et lui flanque une taloche des familles, ce que je regrette immédiatement, tant j’ai l’impression d’avoir flanqué la main dans une île flottante version grassouillette : une motte de beurre dans un saladier d’huile. Ça a au moins le mérite de sortir Uduku de sa torpeur.&lt;br /&gt;- Je te demande pas qui, merde ! tonné-je. Je te demande pourquoi. Parle, lopette !&lt;br /&gt;- J’sais pas moi, m’sieur, il chiale. C’est m’sieur Leton et m’sieur Durêve qui sont venu me chercher, mais j’sais quasi rien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, je ne comprends plus. J’étais persuadé que Joss Leton, comme Enkula Jacek ou Jeannot Reliure, n’était qu’un exécutant. Un pro recruté pour son talent de chimiste (bombe pour Gigonnade, poison pour Reliure, drogue docilisante pour le gone, gaz somnifère pour le veilleur de nuit, etc.). Alors il serait aussi partie prenante dans l’organisation de cette affaire ? Moi qui lui ai filé une torgnole pour l’endormir d’entrée, j’ai l’air finaud ! Je reprends :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si t’es pas dans le secret des Dieux, tu dois bien avoir deux-trois tuyaux à me filer. Pourquoi t’es mêlé à ça ? Aboule !&lt;br /&gt;- Bin je sais pas ! Il n’y a pas longtemps, M’sieur Durêve m’a contacté. J’le connaissais pas, ce type ! Mais il m’a proposé plein de pèze. Il voulait juste que je lui dresse une liste des gens de l’Isara qui avaient un prénom comme nom de famille.&lt;br /&gt;- Pourquoi faire ?&lt;br /&gt;- Bin au départ j’en savais rien, m’sieur. Juré ! Mais quand j’ai constaté qu’il y avait des morts à l’Isara, et qu’ils étaient sur la liste, j’ai flippé. M’sieur Durêve est revenu me voir, il m’a dit de ne pas m’inquiéter, il m’a refilé plus de flouze en disant que je ne risquais rien si je ne parlais pas. Et pis aujourd’hui, il m’a proposé encore plus pour piéger Eloi, m’sieur. Il voulait se servir de lui pour vous faire parler.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qu’il voulait me faire dire ? j’interroge.&lt;br /&gt;- Bin ! Le nom de celui qui a piqué la came ! M’sieur !&lt;br /&gt;- Quelle came ?&lt;br /&gt;- Bin j’sais pas… la came que m’sieur Leton avait caché à l’Isara et qui a disparu… ils savent juste que c’est une personne avec deux prénoms, et ils pensaient que vous aviez peut-être la réponse…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’impose un silence. Je ne veux pas laisser ce tas de graisse penser que j’en sais moins que ce qu’il croit. Pourtant, c’est bel et bien (comme moi) le cas ! Durêve voulait m’attirer ici pour faire avancer un schmilblick qui m’échappe encore quelque peu. Mais le gusman Paul me remet un peu en selle sur le pourquoi du comment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne lui demande pas pourquoi Durêve suspecte les prénoms doubles. Je ne lui demande pas pourquoi avoir assassiné Gigonnade, Pointe et Belleride. Je sens clairement que je suis arrivé à la frontière de ce qu’il sait. Tu connais le tarif ? PAF ! La crosse dans la tronche, et hop un aller simple (qu’il se démerde pour le retour, je peux pas tout faire !) dans les bras de la belle Morphée est gracieusement offert à Uduku (j’espère qu’elle mettra ses gants, Morph', sinon bonjour les tâches de gras !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gars Eloi a l’air moelleux. Je n’essaye pas de le sortir de sa torpeur : tant qu’il est docile, il ne risque rien. Or, le danger existe encore, puisque Durêve et ses trois couverts sont dans le coin, armés et potentiellement agressifs. J’inspecte plutôt les lieux. La liste de prénoms doubles, je la snobe : si Eloi et Uduku n’y voient rien de suspect, ce nez pas moi qui vais le faire, comme disait Cléopâtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’intéresse en revanche à ce que lisait Joss Leton avant de faire la connaissance avec le manche de mon Python. Il s’agit d’un fax. Il a été plié, déplié, replié un grand nombre de fois, et j’imagine que Leton devait en être à sa millième lecture quand je suis arrivé (maman m’a pourtant dit au moins mille fois de ne pas exagérer). L’appareil émetteur devait être de piètre qualité : en trois endroits régulièrement répartis, le texte est rendu illisible par un trait d’encre horizontal barrant le papelard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Salut JL,&lt;br /&gt;Comme je t’ai dit, j’ai pu accéder au logiciel de contrôle des badges de l’école. Ce qui craint, c’est que j’ai du forcer plusieurs portes : ça va forcément se voir tôt ou tard, j’espère que ce sera tard et qu’on ne pourra pas deviner que je suis dans ce coup. Les codes de sécu du logiciel vont être renforcés en tout cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX (fax pourri).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, j’ai regardé le relevé : entre le moment où j’ai contrôlé le stock pour la dernière fois et sa disparition le 22 février, une seule personne a fait 8 allées et retours dans la salle d’étude, soit à peu près la quantité de trajets nécessaires pour tout évacuer. Il s’agit de XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX (fax défectueux).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si la badgeuse donne d’abord le nom ou le prénom, je n’ai pas pensé à regarder sur le coup… mais j’imagine que tu trouveras facilement qui c’est en tentant les deux combinaisons. Comme prévu, je te laisse t'occuper des investigations. Je prends des congés avant qu’on on commence à se méfier de moi ici. Je reste bien sûr joignable, je serai dans le sud, chez&lt;br /&gt;XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX (fax de merde).&lt;br /&gt;En espérant que tout s’arrange, signé WP »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intéressant ! Je pige un peu mieux l’histoire, à présent. Toi pas ? Si ? Un récapitulatif ne te ferait pas de mal, peut-être. Alors sois attentif, je ne peux pas me permettre de tout répéter, mon éditeur me paye à la page, figure toi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà : Joss Leton et « WP » planquent à l’Isara, dans un faux plafond, une quantité importante de drogue. Pourquoi ici ? Monsieur et madame « Sais-encore-rien-mais-ça-ne-saurait-tarder » ont un fils : Jean. Un beau jour, la came disparait ! Grâce au système de badge qui régit l’Isara, « WP » arrive à dresser une liste des Isariens susceptible d’avoir piqué le magot. Malheureusement, le fax qu’il envoie à Leton est tout pourri : on n'y lit ni le nom du suspect numéro 1, ni le moyen de joindre WP, alors qu’il décide justement de décamper !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leton est coincé : son seul indice, d’après le fax, est que le nom et le prénom du suspect numéro 1 sont interchangeables. C’est alors que Durêve entre en jeu. Est-il mouillé depuis le début, ou est-il appelé à ce moment là par Leton ? Qu'importe ! Il contacte un Isarien un peu manche, Paul Uduku, pour que celui-ci lui dresse une liste des prénoms doubles de son école. Si Durêve garde cette tanche de Paul sous le bras, c’est plus par pragmatisme que par gentillesse : il pressent qu’il pourrait avoir besoin de lui plus tard. Néanmoins, je suis à peu près sûr que l’espérance de vie d’Uduku est aussi courte dans les projets de Durêve que ton sexe dans ton slip.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durêve commence donc à interroger les doubles prénoms, plus ou moins directement selon les cas de figure. Question centrale : « es-tu l’enfant de salaud qui a tchourré la came ? ». Les trois premiers interrogés répondent non (ou ne répondent pas, cf. N’a-qu’une-fesse). Pour rester discret, Durêve les fait descendre par trois abrutis différents afin de brouiller les pistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais un commissaire de police surdoué, aiguillé par un gone intuitif, flaire la mouscaille un peu plus vite que prévu : moi ! Ma légende me précède, et Durêve, en m’apercevant auprès du troisième cadavre, a une idée : me laisser, moi, le sublime et perspicace San-A, mettre mon nez dans le bousin pour trouver le voleur. Avec l’aide de Paul Uduku, il enlève Eloi pour avoir une monnaie d’échange contre mes infos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hic pour ces messieurs les cocus de la came, c’est que je ne sais rien ! Durêve se met tous les doigts dans le prosibe s’il espère que je puisse tirer une conclusion potable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarque, l’hypothèse que je n’entrave nib à ce micmac a effleuré son esprit, au Durêve : il a d’ores et déjà contacté trois mercenaires de plus pour foutre en l’air deux autos. A faire péter avec dedans, j’imagine, deux nouveaux suspects qu’il contactera si ce que je bavoche le déçoit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Questions restantes : à quoi rime la parenthèse Reliure/Gigonnade ? Pourquoi Joss Leton, qui n’a apparemment aucun lien avec l’Isara, a-t-il eu l’idée saugrenue de stocker sa fortune ici ? Qui est ce WP, qui, lui, semble être lié à l’école ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durêve m’expliquera bien tout ça, non ? J’ai envie de lui faire une farce. Le fax stipule la date du vol : le 22 février. Or, j’ai dans la poche un tract de chez « Cerles &amp;amp; Fesses, assurances agricoles », sur lequel ce cher barbu a laissé son numéro de turlu, moins les quatre derniers chiffres, qui sont ceux de la date du vol, moins quatre jours… (quel bourbier ! il me faudrait un 4x4 !). Facétieux, je compose ce numéro en ajoutant 18 02 à la fin. La tête de Durêve, sur ses chiches, quand il saura qui l’appelle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça sonne ! Et soudain retentit une petite musique derrière moi. Je reconnais « Sultans of Swing » de l’excellent groupe « Dire Straits ». Une version fadasse, pourtant, un peu électronique, type sonnerie de téléphon portable… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-2001221135751830479?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/2001221135751830479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-15.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/2001221135751830479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/2001221135751830479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-15.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 15'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-3691844496345488168</id><published>2010-03-08T07:14:00.004+01:00</published><updated>2010-03-17T11:17:29.179+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 14</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;« Con, ce type, à Sion » est loin de valoir « Brillant, San-Antonio, à Lyon »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dehors, c’est possible qu’il fasse nuit. Mais dans l’Austin Mini, pardon ! La chevelure du flamboyant rayonne comme un soleil de Juillet. J’ai emprunté la tire de Marie-Emeline pour que nous allions, le Rouque et moi-même, jusqu’à l’Isara. C’est de là que Mathias suivra les opérations.&lt;br /&gt;- Mon turlu est en mode vibreur, Rouillé, n’hésite pas à me tuber si de l’extérieur tu perçois quelque danger. Je le place en outre dans la poche révolver de ma chemise. En cas de pépin, j’enclenche l’appel : tu pourras ainsi entendre tout ce qui se passe (et me dépasse) de mon côté : c’est une astuce sensass que j’ai pu tester tout à l’heure. Si ça sent le roussi à plein tube, t’es autorisé à rappliquer coudes au corps. Si c’est une mouscaille relative et peu pressante, appelle plutôt les roussins à la rescousse. Je sais bien que tu es plus à l’aise avec une burette qu’avec les malfrats.&lt;br /&gt;- J’aurai sans doute mieux à vous proposer, patron, réplique l’Albinoche avec un sourire mystérieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T’as envie d’en savoir plus ? Moi aussi ! Mais je sens bien qu’il veut me réserver la surprise. Quel super outil, quelle trouvaille technologique, quel bricolage futuriste va-t-il me sortir, cette fois ? Je ne tente pas de pronostique : ce loustic scientifique a le chic pour dépasser mon imagination (ne parlons pas de la tienne !). Je pourrais lui poser des questions, essayer d’en savoir plus, mais je connais ce faciès énigmatique. Le flambant se ferait péter les deux genoux avant de lâcher le morcif. Pire, il sacrifierait ses quatre mômes préférés, je suis sûr&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=1087946461016648790&amp;amp;postID=3691844496345488168#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; ! Alors que veux-tu ? Je vide les lieux pour aller en remplir d’autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux abords de l’Isara, je note la présence de la Twingo d’Eloi. Le gone est-il venu ici sous la contrainte, ou de son propre chef ? En tout cas, il est probablement déjà là, malgré mon avance, sans doute avec Joss Leton le chimiste, Paul Uduku l’étudiant ripoux, et Yvan Durêve le DRH de la pègre. Deux accès s’offrent à moi (pour ne pas être en reste, je me présente à eux, faut bien un peu de réciprocité !) : un portail pour les étudiants, qui donne sur la cour du bâtiment, et une entrée plus officielle, toute en portes vitrées, pour le personnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je gage que le second accès cité favorise la discrétion… va pour les portes-vitrées ! De nos jours, tu sais, mon sésame a la vie dure (quand d’autre ont la biture). Les bonnes vieilles serrures sont en voie de disparition, ma bonne dame ! Au présent du dissuasif, on décline tout un merdier électronique, et le verrou relève de l’anti-intempestif passé. Pour entrer ici, même par effraction, il ne faut pas une clé mais un badge. Par chance, Mathias m’a refilé un passe partout moderne tout plein : une carte à puce qui fait sa fête à « la plupart des systèmes de sécurité de base », d’après le brasero.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un test en atteste : grâce à la carte, je rentre dans l’Isara comme le gladiateur entre dans la reine (pardon je voulais dire l’arène) : sans difficulté, mais conscient que le plus dur est à venir (Note à Benêts : ça semble marcher aussi avec la reine…). D’emblée, je capte une odeur suspecte. C’est trop léger pour avoir le moindre effet sur moi, mais il n’y a pas de doute : c’est un gaz soporifique qu'on a balancé par ici. Mais toi, tu me connais ? Pas du genre à tourner bride au premier problo venu, pas plus que de tourner de l’œil à la première odeur sentie (sans tee non, d’ailleurs, à quoi servirait-ce, je vous prie ?). Je m’avance donc, prude amant (quelle blague !), dans le hall. Bonnart ! L’odeur est belle et bien en cours d’évaporation : ce n’est donc pas un piège destiné à ma modeste mais brillante personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une légère vibration se fait soudain sentir dans le silence du hall : un des ascenseurs vient de se mettre en mouvement. Un rayon de lumière entre les portes m’indique qu’on s’arrête précisément au rez-de-chaussée. Dans cet espace entièrement vitré, qui donne (quelle générosité !) sur la rue très éclairée, tu parles si je suis visible ! Je bondis, non pas à Bondy, mais derrière le bureau d’accueil, derrière lequel un corps mou m’accueille à bras ouvert. Il s’agit du veilleur de nuit, aussi dynamique qu’Etienne Daho. Et pour cause ! Il a du respirer le gaz tsé-tsé à plein soufflet. Tapis à son côté, je mate la saynète que l’on joue devant moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois personnes cagoulées sortent de l’ascenseur, éclairées par la lumière d’icelui. On se croirait à table : le type de gauche, avec sa cagoule aplati, évoque une fourchette. Le gros du milieu a une silhouette si ronde qu’on jurerait voir une assiette. Le type à droite, lui, a une chouette cagoule type KKK (cas caca), bien pointu, qui rappelle un couteau. Tous trois s’installent dans les fauteuils meublant l’accueil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont vite rejoints par un quatrième gus, qui lui arrive par l’escalier principal. Il s’agit d’Yvan Durêve.&lt;br /&gt;- Z’êtes pas cons, non, de prendre l’ascenseur ? rouscaille-t-il à voix basse et avec son léger accent sudiste (que l'on remarque quand on l'écoute mais pas quand on le Lee). La lumière a du se voir de loin ! Pourquoi pas accrocher des lampions, tant qu’on y est ?&lt;br /&gt;- C’est sa faute, chef, répond la Fourchette en désignant l’Assiette.&lt;br /&gt;- Faut dire qu’après une journée passée dans un parking souterrain à scruter des peignes-cul en train de remiser leurs tires, j’ai les articulations trop rouillées pour prendre l’escalier, justifie l’Assiette.&lt;br /&gt;- Vos gueules, interrompt Durêve. Vous avez repéré les voitures de nos clients ?&lt;br /&gt;- Oui, répond le couteau. Les deux.&lt;br /&gt;- Piégeables ? demande Durêve.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Absolument, affirme le couteau. Avec nous, toutes les guindes sont bonnes à piéger, vous le savez bien.&lt;br /&gt;- Bon. Avec un peu de chance, on aura pas besoin de les faire péter… murmure Durêve.&lt;br /&gt;- Le poulaga a des infos ? demande la Fourchette.&lt;br /&gt;- Je l’ignore, répond Durêve, apparemment tendu. Je l’ai appelé pour lui donner l’horaire du rendez-vous : 5 heures, comme on a dit. Mais il ne répond pas, je ne sais même pas s’il a eu mes messages… peut-être que c’est une ruse et qu’il viendra quand même. Peut-être que son téléphone est HS, et alors on l’a bien profond. Peut-être qu’il attend tout simplement l’ensemble des infos pour agir…&lt;br /&gt;- Programme ? demande le couteau.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Dans un peu moins d’une heure, je l’appelle pour lui donner le lieu de rendez-vous, on continue donc comme prévu, en espérant qu’il répondra, cette fois.&lt;br /&gt;- On pourrait être utile, ou est-ce qu’on peut rentrer chez nous en attendons votre éventuel feu vert pour les deux autos ? demande l’Assiette.&lt;br /&gt;- Allez chercher vos armes. Vous allez patrouiller un peu au rez-de-chaussée. S’il essaye de nous blouser, autant prendre des mesures de précaution. Prière de viser les jambes : ce type en sait peut-être plus que nous, et dans ce cas, je veux qu’il parle. Pigé ?&lt;br /&gt;- Pigé, assure le couteau.&lt;br /&gt;- Alors allez-y. En cas de pépin, vous me trouverez au troisième, dans le foyer des étudiants, avec Joss et les deux mômes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos quatre voyous se séparent : Durêve retourne dans les étages, les trois autres vont chercher leur arsenal au sous-sol. Inutile de te dire qui je suis. Le premier qui répond « San-Antonio » est une grosse chèvre repoussant les limites inférieures du QI humain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durêve, contrairement à ce qu’il a affirmé aux autres, ne va pas au troisième étage. Il fait un arrêt dès le premier. Tu sais pour quoi faire ? Pour visiter les cagoinces. On me dit souvent que je ne fais pas dans le réaliste. « San-A ? Des fariboles ! » Faut-il être ignare pour affirmer de telles couenneries ! C’est un manque d’objectivité crasse. Car enfin, citez moi une fiction où le grand méchant prend le temps d’aller aux chiches en plein pendant l’action ? Chez Agatha Christie peut-être ? Chez Alexandre Dumas ? Chapitre 10 : &lt;em&gt;où Porthos décide d’aller poser sa crotte pendant que d’Artagnan lâche une flatulence dans le cabinet de Tréville&lt;/em&gt;. Nenni ! Mais chez moi, c’est la vraie vie : les personnages sont faits de viande authentique, et ils en payent les conséquences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un concert de pets secs se fait entendre. Je te rassure : je ne tombe pas dans le scatophile gratuit. La constipation de Yvan Durêve (qui porte très mal son nom actuellement, Tafoison me semblant plus approprié) n’a pas vocation à aérer ma prose, si j’ose dire. Elle va même avoir son utilité : notre barbu semble être coincé ici pour un moment. Les couverts de service vont rester au rez-de-chaussée. Pourquoi est-ce que je n’irai pas un peu voler dans les plumes du foyer des étudiants ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Discrètement, je m’esbigne, et je grimpe les deux étages restant quatre à quatre. Je repère directement le foyer : c’est la seule salle éclairée. Je m’approche à pas de loups et passe un œil dans l’espace vitrée de la lourde. Qu’y vois-je ? Qui vois-je ? Les rideaux du foyer ont été hermétiquement fermés pour que la lumière ne se voie pas de l’extérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joss Leton est plongée dans la lecture d’un document. Comme cette excitée de M. Aitrenfilée l’affirmait, il a un menton extra long, bien arrondi, les cheveux ras, et pout tout dire pas vraiment une dégaine de chimiste surdoué, mais plutôt celle d’un musicos, type guitariste. Uduku est un jeune porc, gras de partout. Ses cheveux sont passés dans une friteuse, son visage luit plus qu’une flaque d’huile. Eloi et lui sont également en train de potasser des papelards. Pourriture, ce gone ! Il travaille en bonne entente avec les vilains depuis le début, alors ? Pourtant, j’aurais mis mon slip au feu qu’il était réglo… Minute ! Etudions la scène d’un peu plus près, pour voir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Uduku demande :&lt;br /&gt;- Peut-être Julie Olivier, la nana de première année ?&lt;br /&gt;- Connais pas, répond Eloi d’une voix étonnamment monocorde. Peut-être.&lt;br /&gt;- Michel Sylvain, le responsable de la filière alcoolisme ?&lt;br /&gt;- Bof. Ce type plein de morgue, de fierté, avec son maxi-complexe de supériorité, aurait refilé la came à la flicaille. Trop content d’avoir son nom dans les journaux. Ce type nous rabat déjà bien assez les oreilles quand il apparait dans Vin Rouge Magazine…&lt;br /&gt;- Jean-Marcel Luc, alors ? De l’administration ?&lt;br /&gt;- Je ne pense pas non plus. C’est un gros tas de saindoux bien incapable d’un tel coup d’audace. S'il avait trouvé la drogue, il aurait tout laissé en place et n’aurait plus remis les pieds dans cette partie du bâtiment pendant cinq ans.&lt;br /&gt;- T’as déjà couché avec Marielle, la pétasse la promotion 69 ?&lt;br /&gt;- Deux fois, répond Eloi, la voix toujours aussi neutre d’un Helvète centriste.&lt;br /&gt;- Trop marrant, cette potion, ricane Uduku.&lt;br /&gt;- Ce n’est pas un jeu ! tempête Joss en levant la tête. Les effets sont limités dans le temps, il faut lui poser des questions pertinentes !&lt;br /&gt;- Tu vois bien qu’on arrive à rien, réplique Uduku, boudeur. On voit pas qui, parmi ces 10 ploucs, aurait pu vous piquer la came, ni lui, ni moi. On perd notre temps ! En plus, vous les avez déjà quasiment tous cuisiné, non ?&lt;br /&gt;- Mêle toi pas trop de ce qu'on a fait ou pas, conseille Joss. On veut ton avis sur toute la liste. Réfléchis un peu merde, creuse toi le ciboulot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tout le monde repique silencieusement du nez dans les papelards…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T’as pigé ? Non, bien sûr, mais je suis là pour éclairer ta lanterne. Joss Leton, qui excelle dans la conception de drogue, a imposé à Eloi un coup de snif dans un de ses produits maison. Un produit qui le rend docile ! Voilà pourquoi il a suivi les autres avec le sourire tout à l’heure. Et voilà pourquoi il collabore avec ce trou de balle d’Uduku. Le gone est régulier, donc, et ça me rassérène à bloc ! Pour être exhaustif, je peux même t’affirmer que ça me donne la motivation nécessaire pour entrer en scène, mon superbe python serré entre mes salsifis tripoteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=1087946461016648790&amp;amp;postID=3691844496345488168#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Il leur a laissé le nom de jeune fille de sa maman (Taliage). Pour bien faire, il leur a donné à tous le même prénom : Jean. Ça fait quatre Jean Taliages ! &lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(on m'a forcé à faire cette blague)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-3691844496345488168?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/3691844496345488168/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-14.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3691844496345488168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3691844496345488168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-14.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 14'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-491380362239752395</id><published>2010-03-03T07:40:00.005+01:00</published><updated>2010-03-17T11:16:45.028+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 13</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;Chasse gardée vaut sans doute mieux que chiasse contenue&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Tu veux connaître mes projets, René ? Tu vas sans doute être déçu, mais ils consistent, dans l’immédiat (et dans la cage d’escalier) à une action que même toi tu réussirais ! Je compte en effet éteindre mon téléphone portable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux que Durêve reste dans le flou, qu’il ne sache pas si j’ai eu son message. Cette cruche compte me rappeler, probablement pour me donner rendez-vous à 5 heures du matin : c’est ce que m’a dit Eloi. Pas besoin, donc, de rester à scruter mon téléphone tel un présidentiable un jour de scrutin. Je coupe tout, et je laisse Durêve se perdre en hypothèses quant à mon silence. Se présenter en position de force, jouer la surprise ! Voilà de bons conseils pour un poulardin junior.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai un doute, cependant : quand il m’a tuyauté sur le rencard, le gone avait-il vraiment surpris une conversation, ou bien m’a-t-il roulé dans la farine ? La voisine du dessus est bien formelle (et bien formée) : Eloi avait l’air normal, et même en grande forme en quittant l’immeuble. Serait-il complice ? C’est un classique, ce plan foireux : un truand fait appel à un flic pour résoudre une affaire dans laquelle il trempe jusqu’au frontibus, et ce, pour n’éveiller aucun soupçon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce cas, tout ce qu’il m’a bonni du départ serait truqué à souhait… Dis, franchement, tu te vois relire tout ce magnifique ouvrage en mettant toutes les phrases d’Eloi en négatif ? Moi, j’ai la flemme. Je pars donc du principe qu’il est franco (pas comme Deboeuf !) depuis le commencement, et baste !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je décide donc de retourner à l’Isara cette nuit, bien armé et en avance. Seul, mais déterminé ! J’en averti toutefois le Flambé, qui m’accompagnera jusqu’à l’école. Si jamais ça tourne mal, il pourra s’organiser avec quelques volailles locales pour donner lasso (comme dirait un cow-boy de ma connaissance). Avec un peu de chance et mon talent, demain matin, tout sera réglé (comme ta petite amie, quel hasard ! à chaque fois que tu envisages une tagada-tagada party sous les draps).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rendez-vous que je fixe au Rouquin à trois plombes ne l’ennuie pas plus que ça. Il est do si la la (dirait mon pote le mélomane pétomane) perfection, cet homme là. Il va ronquer quelque peu avant ça. Moi, je ne suis pas tellement fatigué. Je jette un œil à ma tocante : n’ayant pas d’orbite où l’y foutre, elle me le rend, avec en sus une info supplémentaire : il est quasiment minuit. Tu t’en tapes, n’étant pas le docteur Schweitzer ! Reste malgré tout à trouver une occupation avant d’aller faire du Rebecca nocturne dans l’école de ce cher Jean Roquet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde est un livre&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;, chaque endroit est une page. Moi, présentement, j’aimerais feuilleter un peu Lyon, qu’en penses-tu ? Qu’en panse-tu, devrais-je dire : on a toujours rien avalé, si je ne m’abuse. Allez, je vais essayer de trouver un endroit où bâfrer, et, je ne suis pas rapiat, je t’invite ! A condition que tu te tiennes bien et que tu payes ta part, &lt;em&gt;œuf corse. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors tout juste de l’immeuble de Paul Uduku. Comme quoi, je suis susceptible de te balader dans les grandes largeurs : un coup, je te trimbale sur 200km en trois lignes, un coup je t’occupe plusieurs pages simplement pour descendre un escalier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je m’attendais ! La Mini de Marie-Emeline est toujours là, garée en double-file, les warninges allumés. : c’est donc elle qui m’attendait (et pas moi, comme le suggérait le début de ce paragraphe). Deux policiers moustachus en uniforme sont postés devant la vitre du conducteur, et ils ont l’air de trouver ce qu’ils voient très amusant. J’approche&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est rigolo, ça : la gamine s’est endormie sur place, à poil sur son siège en cuir ! Evidemment, avant de larguer leur prune, les deux matuches se rincent l’œil à qui mieux-mieux (ils font bien de le rincer, on y lit quelque chose de salace).&lt;br /&gt;- Dégagez, les mecs, je leur enjoins. Cette nana, c’est chasse gardée : vous pouvez vos châsses garder pour les immondices qui vous attendent chez vous en regardant la téloche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma brème de commissaire calme toutes leurs velléités de contestation (con t’es station illicite, dans ce cas précis). Je rentre dans la guinde. « Clac », fait la porte en se refermant, et « mmmh » fait la môme en quittant les bras de Morphée. Bras qu’elle quitte visiblement sans regret (il faut dire que les miens sont bien plus cotés auprès des gerces).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tout roule, mon bijou ? je susurre.&lt;br /&gt;- J’ai un peu froid ! Il faudrait voir à me réchauffer un peu, commissaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle doit jouer souvent au billard avec un maladroit, celle-là, pour attaquer bille en tête de cette manière ! Je passe ma main (mais ne passe pas la main !) sur un endroit doublement rebondi de son anatomie : c’est doux, mais frais, effectivement !&lt;br /&gt;- Et si, avant toute chose, nous allions manger un petit quelque chose, jeune beauté ? Ce serait l’occasion pour toi de te rhabiller un peu, et ensuite, nous verrions comment occuper la suite de la nuit, mmh ?&lt;br /&gt;- Mettre les fringues pour les enlever après, c’est comme faire son lit pour le défaire ! ronchonne Marie-Emeline en enfilant son string que j’avais d’abord pris pour un bout de ficelle minus et perdu.&lt;br /&gt;- Dans ce cas, autant ne pas naître, cher ange ! philosophé-je. Connais-tu un petit resto où l’on mange grassouillet ? J’ai une deuxième partie de nuit qui s’annonce coûteuse en énergie.&lt;br /&gt;- Me dites pas que vous planifiez déjà de me faire une infidélité ! Notre histoire commence à peine.&lt;br /&gt;- Allons, Marie-Aline, allons, il s’agit juste d’action violente ! Rien de sexuel là-dedans. Sinon, promis, tu serais la première prévenue.&lt;br /&gt;- Je préfère ça ! Et je m’appelle Marie-Emeline, précise la môme en décarrant.&lt;br /&gt;- Marie-Emeline, Marie-Aline… évasé-je. C’est tellement moche, tout ça. Mais ne nous dispersons pas : à table !&lt;br /&gt;- J’y pense : ma colocataire adore cuisiner. Nous n’avons qu’à aller chez moi ? Elle est très sympa, en plus.&lt;br /&gt;- Haro sur ta coloc, alors !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La colocataire en question (mais surtout en nuisette coquine) est Sénégalaise, elle s’appelle Rama M’Bokou-Leku. Après avoir rapidement avalé deux-trois spécialités de chez elle, nous avons entamé, à trois (mais pas jusqu’à l’aube... si nous avions été à Troyes, ça aurait été jusqu'à l'Aube !), un grand menu plus international. Rama est tout aussi excitée que Marie-Emeline, et pas plus moche. Un poil plus épaisse, peut-être, mais ça paye au niveau des loches et des miches !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je leur ai fait (de l’effet, certes, mais pas que(ue)) : la nique avec manique, la louche un peu louche, le tablier pervers, on passe à la casserole, la corbeille à fruits de la passion, le noir comme dans un four (par derrière, juste à Rama qui s’y prête mieux), la hotte déhotte, la vaisselle salace, le frigo tout de go, le vit-fouet bien fait, le saladier baladeur, la plaque chauffante bandante (assez difficile à faire à trois), la plaque chauffante s’enflamme (avec la rouquine uniquement, plus adaptée), on passe à table, fous-moi ta baguette dans la huche, l’andouillette pas nette, la toque au taquet, la cocotte pin-up et pour finir, on remet le couvert. Finalement, ce bouquin aura eu l’avantage de dépoussiérer mes polissonneries à thèmes ! Après la salle d’eau, je revisite mon chapitre cuisine !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant te dire que quand je rejoins Mathias à son hôtel, je suis en pleine forme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Danke Schön Nancy Hübner pour cette image tellement poétique, et littéraire par-dessus le marché !&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; J’ai failli mettre « je m’approche », mais je trouve ça con comme formule : comment pourrait-on approcher soi-même ? Comme si on n’était déjà pas assez près de notre personne ! Sana.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-491380362239752395?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/491380362239752395/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-13.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/491380362239752395'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/491380362239752395'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-13.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 13'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-3483423236871286210</id><published>2010-03-01T07:15:00.003+01:00</published><updated>2010-03-17T11:10:07.865+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 12</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;Ne pas confondre « un sursis offert » et « des sourcils fournis ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les poils de froufrou terminent de crisser sous mon action experte quand les boudins de l’Austin Mini s’y mettent. Les cris de Marie-Emeline et des freins sont, eux, bien simultanés. Du beau boulot ! Encore fébrile, la gamine me montre du doigt une porte d’immeuble toute proche, et également tout porche, puisqu’elle se trouve sous un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Te dire que je bondis hors de la guinde ressemble autant à un euphémisme que Lionel Jospin ressemble à un coton-tige : malgré les cinq bons mètres qui séparent la porte de l’auto, je ne touche pas le sol sur cette distance. Ce saut majestueux me permet de profiter de l’ouverture de la porte, et donc d’éviter, comme Eloi avant moi, de passer par la case interphone. Je suis d’autant plus content que la nénette qui m’a évité cette peine vaut précisément la peine d’être vue, embobinée, emballée, culbutée, j’en passe et des plus sales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais, je viens de faire grimper une mousmée au plafonnier de sa taumobile sans y pendre personnellement trop de plaisir, vues les circonstances. J’ai bien envie, à mon tour, non pas de prendre ma Panhard (puisque que j’ai une Maserati), mais bien mon panard. Et cette grande blonde aux jambes démesurées, laissées visibles par une jupette modeste (et le qualificatif lui-même est modeste ! je me demande bien ce que portent les nanas de Lyon en été, vues leurs nippes en hiver), cette gerce, donc, colle parfaitement à ce type de projet conclu par une projection. Oh, ce bassin… et cette taille ! Je te passe les détails, mais je sens qu’elle a été façonnée tout pile pour moi… Et puis, je suis en train de grimper derrière elle (en attendant de grimper sur elle) l’escalier de l’immeuble, ce qui me permet de constater qu’elle ne porte pas d’ignobles collants une pièce, mais bien une paire de bas, tellement plus classe, tellement ergonomiques au moment du désapage…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je ne peux malheureusement pas plus me désaper que me disperser. J’ai lu sur les boîtes aux lettres que « P. Uduku » habitait au troisième. Je dois avant tout aller y faire du grabuge : il y a là au moins un des vilains de mon gang insaisissable, je ne dois pas rater l’occasion de le chopper par le colback. En débarquant maintenant, la main tenant fermement mon arme, je surprends le type et je lui fais sa fête !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’arrête donc au troisième, laissant à contrecœur (mais surtout à contrebite) la jolie blonde monter un peu plus haut dans les étages. Quand elle se retourne brièvement, je lis dans son regard qu’elle regrette que je ne continue pas l’escalade avec elle jusqu’aux alentours du septième sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce jeune con, Eloi, me prive de bien des rigolades ! M’enfin. Porte de droite : « P.Uduku ». Mon doigt le plus cuisinier interroge : toque, toque, toque ? Pas plus de raie ponce que de raie Manta. Pas de bruit du tout, en fait (donc pas "en fête"). Je m’étonne : en arrivant ici tout à l’heure, Eloi a entendu son copain parler au téléphone recta ! Et là, podzib ? S’il y a deux personnes là-dedans, je devrai pourtant au moins entendre remuer un peu, non ? Or, je me rends compte à cet instant que le silence doit avoir été lavé par Omo car il est plus blanc que blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre truc devrait faire du bruit, en plus. Tiens écoute : on n’entend plus les pas du canon aux jambes longues, pas plus que je n’ai ouï (ni joui… rha, j’enrage !) le bruit d’un trousseau de clés qu’on sort d’une poche, ni celui d’une serrure malmenée, ni rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ma place, que ferais-tu ? Tu lèverais la tête, pas vrai ? Et bien moi, en tout cas, je le fais. Et j’aperçois ma splendide blondeur, immobile sur le palier supérieur, qui me regarde comme une boulimique zieute une pièce (bien) montée.&lt;br /&gt;- Le jeune garçon qui habite ici est parti il y a quelques minutes, Monsieur, engagelaconversation-t-elle.&lt;br /&gt;- Flûte ! rouspété-je. Et savez-vous s’il était accompagné d’un autre jeune garçon ? Châtain, le mètre 85, bien bâti ? C’est lui que je cherche.&lt;br /&gt;- Il était précisément avec lui, je les ai croisés dans la rue avec un troisième monsieur, il y a deux minutes à peine.&lt;br /&gt;- Ah, bien, bon. Dites-moi, chère madame : avait-il l’air bien en forme ? Je suis son médecin traitant, et je sais que ce jeune homme est le sujet d’évanouissement, ces temps-ci, je m’inquiète pour lui.&lt;br /&gt;- Soyez rassuré, alors : il avait l’air en grande forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah bon ? En grande forme ! Bizarre, non ? Moi qui le croyais chloroformé… y a un truc tellement louche là-dessous que je pourrais servir une soupe à tous mes lecteur avec ! Le gone aurait-il fomenté une mise en scène avec Uduku et Joss pour me laisser croire qu’il était en danger ? Allons ! Allons ! Je m’égare… à moins que. Combien de fois je me suis trompé sur un de mes alliés ? On ira voir aux archives ! Une chose est sûre : j’ai déjà fréquenté un grand nombre de méchants que j’ai d’abord pris pour des gentils. Alors un prépus, un peu moins…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en savoir davantage, je ne vois qu’une solution, et qu’une chaglatte : celle de la voisine du dessus qui ne porte pas de dessous.&lt;br /&gt;- Dites, madame, puis-je me permettre de vous poser une ou deux questions de plus ?&lt;br /&gt;- D’accord, gazouille la poupée, à condition que je puisse me faire mettre, pardon me permettre de vous inviter à me les poser chez moi ? Nous serons mieux que dans cette cage d’escalier glaciale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi taudis (l’immeuble est pourtant respectable), aussitôt fait ! Je crois bien que la miss a repéré M. Chibron, qui du fond de mon slip joue à l’incroyable Hulk, la couleur en moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’appartement de « M. Aitrenfilée » (comme me l’indique sa porte) je n'en garderai pas des masses de souvenirs, pour être honnête : à peine entré, ma vue est immédiatement bouchée par une formidable paire de loches ! Je plonge dedans. Que c’est confortable… Quand je relève enfin le ciboulot, je remarque que toutes les fringues ont disparu : Majax n’a qu’à aller se rhabiller !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre constat, nous sommes dans une pièce d’eau. Elle est comme ça, M. Aitrenfilée : je suis sûr qu’il y a dans son appartement un lit, un canap, un tapis, un pouf (il y a une pouffe en tout cas), que ne sais-je ? Mais son trip, c’est le carrelage et la céramique. Pourquoi pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça me donne l’occasion de piocher dans mon répertoire « salle de bain », pas plus mauvais qu’un autre, bien que moins souvent usité. Je lui fais donc, l’une après l’autre, mais aussi, l’une dans l’autre, dans l’ordre, le désordre, le contrordre, toutes mes positions sanitaires : le robinet droit, le robinet courbe, le robinet fureteur, le rideau de douche-surprise, le pommeau baladeur, la bonde est pleine, le siphon s’y fond, le bidet bandant, la baignoire noire (par derrière), le shampoing-plein-la-moule, la brosse à dent t’y frise, le porte-serviette-levrette, le verre-à-dans l’oigne, le peignoir peinard, le tapis de bain lubrique, le gant de toilette stupréfiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci fait, nous nous installons dans la baignoire, où M. Aitrenfilée (je ne lui demande pas son prénom : sur ce que je sais d’elle, cette dénomination lui con-vient tout à fait) fait couler un bain. Installée derrière moi, elle m’enlace doucement en me tripotant la zifolette pour la détendre, ce qui aurait paradoxalement plutôt l’effet inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu es vraiment médecin ? qu’elle demande.&lt;br /&gt;- Faux ! Je suis flic. Je te montrerai bien ma carte, mais j’ignore où mon grimpant a bien pu disparaître.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que tu lui veux, au petit Paul ?&lt;br /&gt;- Lui, je m’en tape. Mais j’aurais deux ou trois questions à poser à une de ses relations.&lt;br /&gt;- Le jeunot dont tu m’as parlé ?&lt;br /&gt;- Non, l’autre qui l’accompagnait tout à l’heure. Tu pourrais me le décrire ?&lt;br /&gt;- Il a un menton extra-long… plutôt jeune, sinon, pas grand-chose de particulier. Il passe souvent voir Paul ces temps-ci. Il l’appelle Joss, je crois.&lt;br /&gt;- Et le jeunot, tu le croise souvent ?&lt;br /&gt;- Jamais vu.&lt;br /&gt;- Et tu es sûre qu’il avait l’air en forme en partant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas de quoi elle est sûre, mais elle est sur moi, en tout cas ! En deux mouvements souples, elle m’a contournée, et elle veut remettre le couvert, dirait-on. Mais j’ai besoin de réponses.&lt;br /&gt;- Réponds, ma douce : le copain de Paul, il avait l’air de marcher sous la contrainte ? C’était un sourire forcé ?&lt;br /&gt;- Non, non, il avait l’air normal. Il gloubloubloub…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin de la phrase est sous-marine, car Miss Salle-de-Bain tente une expédition : vit mille lieues sous les mers. Bon… si elle y tient, je veux bien faire le capitaine Nœud-Mo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je quitte l’appartement de M. Aitrenfilée, je note qu’il y a de la matière sur mon raie-pondeur de messages téléphonique. Quand un footballeur est acheté à un prix indécent, des millions d’euros, il dit : « je les vaux ». Quand j’ai un message vocal, moi je dis : « je les coûte ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où j’enclenche le premier message, mon téléphone devient tellement rouge que je devine tout de suite qui en est l’auteur.&lt;br /&gt;« Allo patron, ici Mathias ! Renseignements pris, il semble que le chimiste le plus susceptible d’avoir détourné les travaux du professeur Jumel à des fins malhonnêtes soit un certain Joss Leton. Un étudiant doué mais pas très stable, à l’époque. Je lis dans un doc le concernant qu’il est suivi de loin par la brigade des stups. On m’a dit qu’il était doué plus généralement pour les drogues au sens large : genre GHB (drogue du violeur) et dérivés de ce type. Il semble qu’il soit domicilié à Lyon. N’hésitez pas à me rappeler. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joss ? Vous avez dit Joss ? Comme c’est intéressant ! Autre message ? Oui ? C’est parti :&lt;br /&gt;« Commissaire San-Antonio, je souhaiterais vous voir très bientôt. Vous avez mené une enquête dont les conclusions, même provisoires, m’intéressent. Je vous les échange contre la vie de votre jeune ami. Vous recevrez un nouveau message pour fixer un point de rendez-vous. Je vous suggère simplement de ne pas prévoir de vous coucher trop tôt ce soir. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Numéro caché. La voix m’est inconnue, mais cependant familière... c’est curieux. Jamais entendue auparavant, ça c’est sûr, pour autant j’arrive à mettre une tronche dessus. Timbre grave, accent du sud un peu sauvage, type bucheron... Oui, si j’avais déjà eu l’occasion de discuter avec lui, je suis sûr qu’Yvan Durêve aurait eu cette voix. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-3483423236871286210?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/3483423236871286210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-12.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3483423236871286210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3483423236871286210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/03/san-antonio-lisara-chapitre-12.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 12'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-6486846978988783742</id><published>2010-02-26T06:51:00.004+01:00</published><updated>2010-03-17T11:05:14.700+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 11</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;Un bond en avant n’est pas strictement équivalent à un triple sot&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour tout dire, je n’ai pas envie de gamberger. J’ai même l’intention inverse ! Tu comprends, dans mes aventures, il m’arrive parfois de me retrouver traqué par 36 malfrats armés jusqu’aux dents, en n’ayant pour équipement qu’un cure-dent, un préservatif périmé et cinq kleenex, dont deux usagés. Alors, je survis. Et mon corps agit tout seul pour se sauver, comme un grand ! Je saute au dessus des mines, j’évite les bastos, je castagne des mastards, je tronche des nénettes, je soigne mes blessures, je surmonte la douleur, j’en inflige à d’autres, je pense à Maman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part pour cette dernière action, en quoi est-il nécessaire de réfléchir quand on fait tout cela ? L’ensemble est fatiguant pour le corps, certes ! mais reposant pour l’esprit car la viande s'auto-gère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la présente enquête, je n’ai pas encore donné de ma personne. Pas le moindre coup de feu (ni un coup de dard !). A ce stade là, c’est assez (cul) rare. Mais j’ai subi les évènements, et ce n’est pas mieux. Trimballé à droite, à gauche, au centre, ailleurs, me contentant de ramasser les cadavres et les points d’interrogation. Un vrai filon ! Les spécialistes, habituellement, ne donne jamais leurs coins, pas vrai ? Moi je te livre sur un plateau (en forme de book) une vraie mine d’énigmes, de quoi en distribuer à tous tes amis ! Et compter les mortibus sans rien entraver, tu ne devineras jamais à quel point ça use.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon cervelet fume, actuellement, il faut le refroidir d’urgence pour éviter la surchauffe. Macabocheabesoind’espace&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;. Pour démultiplier la vitesse de mes gamberges ultérieures, pour fluidifier et clarifier les précédentes, il me faut faire tout autre chose. Jaffer ? Lichetrogner ? Limer ? Pioncer ? L’Isara n’est pas loin du Ninkasi Kao, le rade où toute cette histoire a indirectement commencé. On peut y picoler, y commander un sandwich, y rencontrer une gerce. Banco pour le Ninkasi ! J'y file.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hasard, c’est quelque chose, tout de même ! Il faut savoir le reconnaître. Alors que je m’apprête à traverser le boulevard Jean Jaurès, dernière artère me séparant d’une bonne binouze, une voiture s’arrête devant mon pif. Qui la conduit ? Si je te dis Marie-Emeline, tu ouvriras une bouche ronde comme ton anus. Si je te parle d’une rouquine sexy, pas mal moulée, poitrine pas déraisonnable mais ferme, alors tu ne verras toujours pas de qui il s’agit, mais ton tout petit chibron s’agitera à ta place. Je suis donc obligé de te rappeler que c’est précisément cette demoiselle que j’ai rencontré lors de mon premier passage au Ninkasi Kao.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous cherchez quelque chose ? demande-t-elle avec son sourire testeur d’élasticité de slip.&lt;br /&gt;- Mais… oui, chère Marie-Emeline : vous ! tac-au-taqué-je avec mon sourire testeur d’imperméabilité pour culottes friponnes. Depuis deux ans, j’ère dans ce quartier à votre recherche, au comble du désespoir !&lt;br /&gt;- Vous, alors ! pouffe-t-elle.&lt;br /&gt;- Moi alors ! confirmé-je. Ce n’est pas très chouette de m’avoir laissé quimper tel une vieille paire de chaussettes superfétatoires&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt;, dites !&lt;br /&gt;- Quimper, quimper ! riposte la jeunette. Vous êtes Breton ou quoi ? Allez, montez donc, je vous dépose ! Pour me faire pardonner…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a le chic, cette môme, franchement. Au moment de sa dernière tirade, mon bénouze en subit une (de tirade) sacrément carabinée, Calabity Jane peut en témoigner ! Et je remercie secrètement la machine qui a conçu mon grimpant d’en avoir solidement arrimé le bouton au reste, car vu la pression que subit mon falzar, un défaut de qualité aurait pu avoir comme conséquence un catapultage express du suce-dit bouton en plein de l’œil salingue de cette chère Marie-Emeline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce que t’en dis ? Qu’est-ce que tend, dis ! Je renonce à la becquetance et à l’écluse pour rejoindre la miss ? Le temps de me poser la question, je suis déjà assis dans la chouette auto. Il s’agit d’une Austin Mini première génération. L’étonnant est que, malgré son gabarit minimaliste, cette guinde est relativement spacieuse à l’intérieur. Je me fais d’ailleurs exactement la même réflexion en reluquant la jupe de Marie-Emeline, qui aurait tout juste assez d’étoffe pour constituer une chaussette pour ta petite nièce de six mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bien installé, monsieur le commissaire ?&lt;br /&gt;- Ah, les présentations se sont faites d’elles-mêmes ? constaté-je.&lt;br /&gt;- C’est mon copain Eloi qui m’a parlé de vous, justement la fois où je vous ai… euh… disons… enfin, vous savez, comme il est finalement arrivé… je ne pouvais pas… vous savez ce que c’est…&lt;br /&gt;- Bien sûr que je le sais, belle enfant, puisque le rôle du type qui souffle les beautés sous le pif des autres, c’est celui pour lequel j’ai été primé 7 fois d’affilée -série en cours- aux &lt;em&gt;Biroute awards.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- Ah ! soulage-t-elle. Bon. Où est-ce que je vous pose ?&lt;br /&gt;- Au septième ciel ! suggéré-je en jouant à papier-feuille-ciseaux avec sa poitrine (partie gagnée, puisqu’elle oppose une « pierre » bien ronde à ma « feuille » baladeuse).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce geste est le top départ d’une frénésie que rien ne freine (ésie), pas même le gentil chat qui traverse la rue à cette instant (miaou… paf ! ce qui est très proche de la partie de minou-paf qui s’annonce).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh oui, souffle Marie-Emeline, qu’on aurait du appeler Marie-Aime-Lime, en engageant son Austin Mini dans un parking obscure. Elle n’a déjà plus de corsage ni de soutif quand elle gare la guinde en épaille (entre épi et bataille, excusez-la, elle était occupée pendant la manœuvre). Puis elle hurle avec une excitation sans sueur et des points de suspension censeurs :&lt;br /&gt;- Prends-moi vite ! Je veux… langoureusement ton… je veux sentir ta grosse… qui… dans mon… fous-moi donc ta… entre les… !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dont je m’empresserais volontier ! Mais tu sais… Enfin non, tu ne sais pas, puisque tu es aussi vierge que la liste des promesses présidentielles tenues entre 1995 et 1997… mais je te certifie que forniquer dans un véhicule à permis B n’est pas une sinécure. Dans une Mini, le défi prend des allures de challenges sportifs ! Un minimum de savoir-faire s’impose pour réussir, déjà, à dénuder la partenaire. Le chrono indique 12 secondes 14 centièmes, record d’Europe égalé. L’essentiel de mes frusques étant également hors de combat, les contorsions peuvent commencer. Et la première consiste à chopper mon portable dans la poche de ma veste qui a atterri sous la banquette arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un sex-toy improvisé ? Que non point ! Les vrais pro n'ont pas besoin de ces gadgets. Non, simplement, le turlu a sonné. En même temps que l’heure de la fin du zizi-panpan ! C’est Eloi qui appelle. Il n’a décidément pas son pareil pour interrompre mes envolées avec Marie-Emeline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Gone, j’espère que tu es sérieusement en danger pour m’appeler là, maintenant ! je rouscaille.&lt;br /&gt;- Pas en danger, commissaire, mais embusqué, ça oui, chuchote le gamin.&lt;br /&gt;- Précision, &lt;em&gt;por favor&lt;/em&gt; ?&lt;br /&gt;- Paul Uduku, le pote qui m’a demandé de venir pour l’aider pour le cours d’Arnaques Appliquées : il m’a tendu un piège ! J’ai pu rentrer dans son immeuble en suivant une mémé, donc sans utiliser l’interphone. Arrivé à l'étage de son studio, je l’ai entendu parler au téléphone à travers la porte… Il parlait de Durêve à un autre type, et il a évoqué un rendez-vous à l’Isara, cette nuit, 5 heures du matin. Tu notes ? En étant propres, on coince au moins trois vilains d’un coup !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allons bon ! Des heures et des heures à glander de macchabé en macchabé sans l’ombre d’une avancée, et maintenant que je prends une pause coquine et une pose méritée (à moins que ce ne soit l’inverse ?), PAN ! Un bond spectaculaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Où t’es, gars ? je demande.&lt;br /&gt;- Je te l’ai dit : embusqué dans la cage d’escalier de Paul. Il a dit à son interlocuteur que je serai chez lui d’ici peu, et qu’il ne fallait donc pas qu’il tarde.&lt;br /&gt;- Casse-toi vite fait, gone, alors ! Le gars du téléphone est probablement pas un facteur vendeur d’almanach !&lt;br /&gt;- Peux pas : ma twingo est complètement coincée par un camion qui décharge !&lt;br /&gt;- Use tes nougats, grand, si tu veux pas te faire arquepincer par les filous ! je tonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est manche ou quoi ? Moi, en tout cas j’emmanche mon futal jusqu’à mi-cuisse : ce qu’il y a au-dessus est pour le moment occupé pour un test de la capacité buccale –plutôt honorable– de Marie-Emeline qui, de toute évidence, ne s’offusque pas de ma goujaterie. Elle a d’ailleurs fort à faire pour maintenir concernée (et pas par un con cernée, hélas !) la partie de moi-même qui l’intéresse le plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ecoute, me dit le Gone, si je ne me rends pas chez lui, Paul va tiquer ! Et alors peut-être annuler le rendez-vous à l’Isara ! On se retrouverait Sébastien Grosjean comme devant… en restant ici, je peux au moins essayer de suivre les opérations adverses…&lt;br /&gt;- Bah Eloi, qu’est-ce que tu fous dans le noir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà une voix que je n’ai jamais entendue. Facile de mettre un nom dessus cependant : le dénommé Paul Uduku vient d’entrer dans la danse.&lt;br /&gt;- Marie-Emeline, imploré-je, arrête donc ton opération de sars-nettoyage : tout est propre !&lt;br /&gt;- Alors quoi ? s’indigne la môme. On arrête tout ? Si les hommes commencent à interrompre les coïts avant que les préliminaires ne soient entamés, où va-t-on ?&lt;br /&gt;- Chez Paul Uduku ! je réponds. Tu connais ?&lt;br /&gt;- Paul, je l’appelle personnellement « Mou du gland », commente la rouquine mignonne. Oui, je connais, il a bite&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn3" name="_ftnref3"&gt;[3]&lt;/a&gt; vers la station de métro Garibaldi.&lt;br /&gt;- Go !&lt;br /&gt;- Hé bin vous alors… murmure-t-elle en cherchant son string-dentelle sous mon siège.&lt;br /&gt;- Pas le temps de se rhabiller, bon sang ! Roule !&lt;br /&gt;- Hé bin vous alors !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La môme remet le contact. Détail amusant, j’ai oublié de lui enlever ses bottines. Cette nana au volant à loilpé sauf les pieds, ça a quelque chose d’un peu cocasse, tu dois le reconnaître, même toi qui as lu l’intégrale de mon œuvre et qui en a donc vu d’autres ! Je colle à nouveau mon esgourde à mon téléphone :&lt;br /&gt;- …non, non, Paul, j’avais juste oublié quelque chose dans ma voiture, je te rejoins dans une minute, affirme Eloi, que j’entends mal, car il a probablement glissé son portable dans la poche de son blazer.&lt;br /&gt;- Qu’as-tu oublié ? demande Uduku.&lt;br /&gt;- J’avais quelques Kro dans le coffre pour rendre les révisions plus agréables…&lt;br /&gt;- C’est cool mais j’ai un tas de bières au frais, inutile de redescendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gone tente bien de gagner du temps, de ne pas se laisser entrainer dans le piège de son « pote », mais il ne va pas pouvoir jouer ce jeu trop longtemps sans paraître suspect.&lt;br /&gt;- Y aurait moyen de se magner le fion ? je demande à Marie-Emeline.&lt;br /&gt;- Hé, ça va aller les amabilités, oui ? elle riposte. Je pourrais bien te foutre dehors, flic ou pas, t’es dans ma caisse ici !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seigneur ! La voilà fâchée. Une seule chose à faire : la caresser dans le sens du poil de minou. Je lui colle un doigt dans la moniche.&lt;br /&gt;- Je te promets que tu auras pris ton maxi-fade à l’arrivée si tu déhottes plus vite que ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marrant comme ce simple geste la fait pousser sur l’accélérateur !&lt;br /&gt;- Combien de temps jusqu’à Garibaldi ? je demande.&lt;br /&gt;- Je… oh, commissaire… je… oui ! Oui ! Cinq… cinq minutes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rebranche sur le canal Eloi :&lt;br /&gt;- Bon, qu’est-ce qu’il y a, demande Uduku, impatient. Tu veux plus m’aider ou quoi ?&lt;br /&gt;- Mais non, ce n’est pas ça, se défend Eloi. Je veux juste…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Court silence. Pendant un instant, les clapoires sont fermés de l’autre côté de la ligne... une nouvelle voix se fait entendre :&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que c’est que ce foutoir ?&lt;br /&gt;- Ah Joss, lance Paul Uduku, tu tombes à pic : il allait se barrer.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que ça veut dire, ça, Paul ? demande Eloi alors qu’il comprend très certainement qu’il s’enfonce dans la mouise.&lt;br /&gt;- Et bien ça veut dire que tu vas suivre sans attendre ton copain Paul, sinon je t’orne d’un trou supplémentaire, menace le nouvel arrivant.&lt;br /&gt;- Voilà qui est aimable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je jette un œil sur le compteur de vitesse de la môme Marie-Emeline. Elle carbure déjà à 70 km/h en pleine agglomération sous l’effet de mon petit massage de froufrou. Mais si je veux arriver à temps pour empêcher les soucis au gone, je dois presser l’allure encore. Il n’y a plus qu’une solution : là où ma dextre fait gagner quelques km/h, ma menteuse peut faire péter les compteurs ! Je m’incline et commence donc à faire tourner sept fois ma langue dans ce qui n’a que les lèvres en commun avec ma bouche. La môme attaque à gémir, et je suis un instant plaqué contre elle sous l’effet de l’accélération brutale de l’auto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dis-moi, et sois honnête : c’est du jamais lu, cette situation, non ? En tout cas, c’est du jamais-écrit ! T’as déjà vu James Bond ou Tintin en train de brouter une bonne amie pour la faire appuyer sur le champignouf tout en écoutant par téléphone interposé un poteau se faire serrer par des voyous crapuleux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, j’ai trouvé l’essence de Marie-Emeline, son carburant à elle, ce qui la fait avancer : la luxure. C’est qu’elle met la gomme, la petite. C’est fou, quand on y pense ! Des excitées pareilles, y en a pas moult... Je me demande comment ça turbine dans sa tête... Dans sa capsule céphalique, c’est phallique, j’ai l’impression !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons à nos Motorola :&lt;br /&gt;- Mon pauvre vieux, lance Paul d'un ton badin, te voilà dans une belle situation !&lt;br /&gt;- A qui le dis-tu ? peste Eloi. Tu peux toujours courir pour le soutien en Arnaques Appliquées. On m’y reprendra, tiens, à rendre service !&lt;br /&gt;- On t’y reprendra surtout pas à foutre ton tarin dans des zones où tu n’es pas le bienvenu, lâche la troisième voix, celle du dénommé Joss.&lt;br /&gt;- C’est la merde ! ponctue Eloi. Qu’est-ce que vous allez faire de moi ?&lt;br /&gt;- Ta gueule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’Austin Mini, l’envolée finale n’est plus très loin. Je ne peux m’empêcher de m’inquiéter pour le môme Eloi. Une sorte d’instinct paternel, tu crois ? Ce jeune type qui me rappelle Toinet, ça me ferait mal au dargif qu’il se ramasse dans cette histoire. Et puis, merde : je me suis foutu de sa gueule quand il m’a déballée son histoire de sérial killer à l’Isara : maintenant, le minimum c’est de résoudre ce merdier, et qu’il soit là pour entériner l’exploit, nom de nom !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Marie-Emeline, mon doux cœur, sommes-nous bientôt arrivés ?&lt;br /&gt;- Rah me laisse pas me refroidir ! rouscaille la rousse caille. Deux minutes si tu reprends toute de suite, trois si tu lambines bêtement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je replonge illico dans la toison, reprenant mon improbable turf catalyseur d’allure automobile.&lt;br /&gt;- Paul, plonge donc le nez de curieux de ton ami dans ce mouchoir, ça va le calmer un peu, annonce Joss dans mon oreille.&lt;br /&gt;- Dans les films, pour faire taire le gentil, le méchant lui assène un coup de crosse dans la calebasse, fait remarquer Eloi avec un sang-froid que n’aurait pas eu Sancho. Vos méthodes manquent totalement de classe…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’ensuit (sang suisse hanse huis sangsue y sans suif) un bruit de lutte assez bref, puis un silence saoul d’Ain (01). Le môme a respiré ce que j’imagine être du chloroforme, et il est désormais dans les vapes. Restent nos crapules :&lt;br /&gt;- On va pas le tuer, non ? demande Paul Uduku.&lt;br /&gt;- Non : le commissaire doit le savoir vivant pour nous refiler toutes les infos dont on a besoin. San-Antonio est un balèze, s’il se rend compte qu’on le roule, ça pourrait mal tourner pour nous. La vie de ton pote assurera sa docilité. Fouille-le !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hop-hop-hop ! Je m’empresse de raccrocher. Faut surtout pas que ces rigolos sachent que j’ai tout entendu. Quand ils trouveront dans sa poche le portable d’Eloi (table des lois !), il ne doit pas indiquer connement « &lt;em&gt;San-Antonio – en ligne&lt;/em&gt; ». Dans le genre ballot, ce serait le pompon, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’oreille et l’esprit libre, je peux désormais m’occuper avec un peu plus d’attention de la miss Nympho qui me conduit. Note que je pourrai tout arrêter : la séance de bouche à fouffe et la course contre la montre. Pardi ! Je sais maintenant qu’Eloi ne risque rien dans l’immédiat. Mais je suis gentleman et je tiens à être contractuellement inattaquable. Il faut donc, vu tous les risques qu’elle prend, que Marie-Aime-Pine prenne également du plaisir, puisque je m’y suis engagé (au sens propre comme au figuré) ! Un détail marrant : bien que rouquine, elle ne pue pas de la chaglatte ! Me demande pas pourquoi, mais niveau odeur, elle me fait plutôt penser à un bon muscadet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Comme cette phrase !&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; Deux membres de l’académie française ont eu une attaque lisant « quimper » et « superfétatoire » dans la même phrase. Si les autres l’avaient également lu, ils auraient probablement subi le même sort.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref3" name="_ftn3"&gt;[3]&lt;/a&gt; Une vraie excitée, cette Marie-Aime-Bite !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-6486846978988783742?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/6486846978988783742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/02/san-antonio-lisara-chapitre-11.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/6486846978988783742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/6486846978988783742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/02/san-antonio-lisara-chapitre-11.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 11'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-429934067700405072</id><published>2010-02-19T05:39:00.003+01:00</published><updated>2010-03-17T11:01:22.411+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 9</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;Sous-terrain ≠ entre tes reins&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- Alors je l’ai bien profond avec ma lubie des patronymes prénonymiques&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; ? demande Eloi au volant de sa twingo.&lt;br /&gt;- Navré, r’éponge. Ça m’en a tout l’air. A moins que cette affaire soit encore plus compliquée qu’elle en a l’air, et que l’explosion de ce soir n’ait rien à voir avec le reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gone a l’air dubitatif. Il me demande, non pas en mariage, mais en substance :&lt;br /&gt;- T’y crois, toi ? Une simple vengeance d’aide-labo frustré ?&lt;br /&gt;- Honnêtement, non.&lt;br /&gt;- Remarque, cette fois-ci y a eu trois victimes, plus un blessé, tente Eloi… une explosion c’est moins précis qu’un coup de ya sous la gorge. Peut-être qu’il y a eu maldonne ? Y avait pas un Xavier Bertand, un Thierry Henry, dans la salle ?&lt;br /&gt;- Et non ! D'ailleurs, c’est justement le caractère aléatoire d’une explosion qui me laisse à penser que c’est bien Gigonnade qui était visé. Impossible de prévoir qui s’assied au premier rang avant le début d’un cours, pas vrai ? La seule certitude de Reliure, c’était que Gigonnade ferait fonctionner le moteur à explosions.&lt;br /&gt;- Admettons. Alors je vais jeter ma belle liste de prénoms-doubles dans les prochaines gogues que j’aurais l’occasion de retapisser. Et en attendant ?&lt;br /&gt;- En attendant, on travaille sur le peu d’indices qu’on a. Sur mon injonction express, Mathias doit être en train de se précipiter à l’Isara à l’heure actuelle. Je veux en savoir plus sur cette explosion et sur Jeannot Reliure. Je veux savoir si c’est lui qui a écrit la lettre dont je t’ai parlée.&lt;br /&gt;- Et nous ? Qu’est-ce qu’on va foutre à Chiasseux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question est posée à l’instant même où nous entrons dans cette petite ville de la banlieue Lyonnaise.&lt;br /&gt;- On va chez Reliure.&lt;br /&gt;- Ah ? s’étonne Eloi. Je croyais qu’on s’en tapait, de lui et des exécutants des meurtres ? On se concentre pas sur les commanditaires ?&lt;br /&gt;- Si fait ! Mais Durêve est dans la nature, impossible de le cuisiner… nous savons d'ailleurs qu’il n’a pas pu commander l’explosion de Gigonnade. Reliure a donc eu affaire à quelqu’un d’autre ! Essayons de retrouver ce brave aide-labo.&lt;br /&gt;- Et tu crois qu’il sera resté chez lui à nous attendre, peut-être ?&lt;br /&gt;- J’ai donné son signalement aux matuches qui ont rappliqué à l’Isara après le teuf-teuf du labo de physique, mais en attendant que ça morde –si ça mord– nous n’avons aucune autre piste. Et puis, se faire capter chez lui au moment de fuir, Enkula l’a bien fait. Nous avons à faire à de petites frappes, gars, pas des grands pros. Reliure pourrait très bien croire que sa lettre ne sera trouvée qu'un peu plus tard. Comment pourrait-il deviner qu’il y avait un flic génial sur place au moment de l'explosion ? Tiens, arrête-toi là, il y a un plan de Chiasseux sur cet abris-bus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’aide du plan et de l’adresse inscrite sur le courrier que j’ai prélevé sur le bureau de Reliure, nous retrouvons ce qui doit être la résidence de monsieur Jeannot Reliure (honnêtement, avec un nom pareil, c’est peut-être mieux qu’il n’ait pas été prix nobel). Une bicoque minuscule dans un jardin en friche qui ferait gerber Indiana Jones en personne. J’ouvre le portail en encourageant le jeunot à me suivre. Etonnant : il arrive à être sur mes talons sans me marcher sur les nougats !&lt;br /&gt;- Hardi, gone !&lt;br /&gt;- Encore heureux que je ne m’appelle pas Françoise ! spirituelise-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant te dire que je laisse le bas de mon fute dans les ronciers qui jalonne l’allée menant au pavillon. Mon ami le sésame joue à « ouvre-toi » avec la lourde, et nous entrons par une cuisine cradingue. Ça ressemble beaucoup au bureau de Reliure, ici : c’est foutraque à souhait. On y retrouve des câbles, des rouages, des appareils inchiables, chaque tiroir et chaque placard dégobille des tas de trucs en ferraille ou en toc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Reliure, c’était un autiste, dans son genre, commente Eloi. Jamais sorti de son placard, sauf pour ranger et déranger le matos pour les cours de Gigonnade. Bien le genre à n’avoir jamais touché une fouffe. Ce bordel chez lui, ça confirme.&lt;br /&gt;- Et pourtant ! objecté-je. Mate ces photos que j’ai prise dons son burlingue, à l’Isara : y a constamment une mocheté à son côté.&lt;br /&gt;- Sa sœur ? suggère Eloi en s’approchant pour reluquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde attentivement le cliché. La… comment dire ? Allez, disons la « femme » que Reliure tient par l’épaule a une belle moustache, et sa coiffure est la même sur la tête que sous les bras : touffue. Ce serait bien le genre de Béru, de par son calibre pachydermique. De son côté, Reliure est gaulé type crevette, imberbe. Je scrute les traits des deux personnages : non, pas d’air de famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- D’ailleurs, ajouté-je en entrant dans le salon (à moins qu’il ne s’agisse d’une décharge publique), regarde la photo sur la plage : il a la main dans le décolleté de la baleine. Pas très famille, comme pose.&lt;br /&gt;- C’est sur la Côte, commente Eloi. Je crois me souvenir que Reliure est Niçois.&lt;br /&gt;- Ô Niçois qui mal y pense ! ricané-je en désespérant toutefois de trouver quoi que ce soit dans ce foutoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moins qu’on dise « ô Niçois qui malle y pense » ? J’aperçois justement une belle grande malle en osier étonnamment dégagée du chambard ambiant. Si elle est dégagée, c’est qu’on y a mis ou enlevé quelque chose récemment, non ? Et si ! Banco ! On y a mis, je vais te dire quoi, le cadavre de la grosse baleine des photos. Elle est mortibus, et en plus elle fouette un maximum, on dirait bien qu’elle a vomi son plat de spaghetti-choux-rouge-tripes de midi avant de clamser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mort ne sait pas qu’il est mort : ce sont les autres qui s’en attristent ou s’en réjouissent. C’est pareil avec ceux qui puent, tout le monde le sent sauf eux (mais personne ne s’en réjouit). Dans le cas présent, j’ai la double penne (comme dirait une de mes amies porte-blindée) : je déplore une morte qui schlingue. Eloi n’a pas capté ma découverte, il est toujours dans la cuisine, sur une des photos piquées dans le bureau de Reliure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Marrant, dit Eloi, il y a exactement la même photo sur le frigo, mais les bibelots sur le mur ne sont pas placés pareil.&lt;br /&gt;- Pardon ?&lt;br /&gt;- Regarde celle-ci, insiste-t-il. Y a lui et sa bonne amie, devant la cheminée, sur les deux images. Mais derrière eux, au mur, y a tout un tas de trucs inutiles qui sont agencés différemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retapisse les deux clichés et constate qu’ils ont été pris dans le salon que je viens de quitter. En effet, une demi-douzaine d’objets orne le mur avec dégoût : une assiette par ci, une vierge Marie par là, tu mords ? Ce genre de trucs, placés sur des appliques murales. Ce qui est étonnant, c’est que les deux photos semblent avoir été prises au même moment. Se prendre en photo dans son salon, c’est tartignole. S’amuser à le faire deux fois le même jour en changeant l’arrière plan ne rime pas à grand-chose. Il doit y avoir un sens à ce micmac, comme dirait mon pote MacMick l’écossais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Suis moi au salon, gone, et munis-toi d’un pince nez, y a le cadavre de la grosse dans une malle.&lt;br /&gt;- Tu dérailles ? s’écrit Eloi.&lt;br /&gt;- Pas du tout, et heureusement : je déteste me foutre de la graisse sur les pognes. Arrive un peu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes dans le salon. Je sens qu’Eloi n’est pas très à l’aise avec le corps de médème à côté de lui, mais j’en ai classe. Les babioles, sur le mur, sont exactement dans le même ordre que sur l’une des photos. Une à une, je les change de place pour qu’elle forme le même motif que sur l’autre cliché, sans vraiment savoir à quoi ça rime (à part avec éméché, pêché et taché).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- De quoi est-elle morte ? demande Eloi, la voix mal assurée (il n’est pas encore passé à la Matmut).&lt;br /&gt;- Poison, laconiqué-je en maniant les bibelots.&lt;br /&gt;- Reliure, tu crois ? Ce soir, juste avant de se barrer sous les tropiques ?&lt;br /&gt;- Pas possible ! La vomissure m’a l’air bien sèche. Cette lady est passée de vie à trépas plus tôt, ce matin peut-être.&lt;br /&gt;- Ouais, bon, ça n’empêche que c’est sûrement Reliure qui a fait le ménage, non ? On devrait quand même appeler les roussins, tu crois pas ?&lt;br /&gt;- Et moi, je suis quoi ? je lance en échangeant de place une figurine moche représentant une tortue avec une minuscule horloge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayé, c’est fini ! J’ai l’air tarte. Sais-tu pourquoi ? Parce que rien ne se passe. Pourtant, tout est en ordre… « Clac ! ». Un déclic se fait entendre (disons plutôt un déclac). Soudainement, le fond de la cheminée se met à pivoter, ouvrant grand sur un boyau plongeant dans le sol et équipé d’une échelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est du beau boulot, je commente. Les bibelots que j’ai trafiqués devaient faire le même poids à quelques grammes près. Placés aux bons endroits, ils créent un contact qui permet à la trappe de s’ouvrir, ou de se fermer. Et les photos servent d’antisèches… Tu me suis ?&lt;br /&gt;- Bin oui, tant qu'à faire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entame la descente en plongeant dans l'obscurité (à défaut de plonger dans le stupre, comme disait Brassens). En quelques échelons, je touche le sol. Il fait noir, ici, dis-donc. Je sors ma boite d’alloufs. Les allumettes, en les grattant, tu les allumes. La même recette n’a pas les mêmes effets sur une gerce, hélas ! La petite flamme me permet de trouver un interrupteur que j’enclenche. Nous sommes dans un joli sous-sol aménagé. C’est plus propre, plus confortable qu’en haut : tu trouves deux canapés, un frigo, une table à manger entourée de chaises, un tapis, et, au fond dans une alcôve, un lit double moelleux, aux draps roses, avec quelques accessoires types fouet et menottes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hé bin ! s’exclame Eloi depuis le cinquième échelon. J’aurais jamais cru que ce type pâlichon qui préparait les TP de physique pouvait avoir une double vie ! Tu crois qu’il fait partie d’une organisation secrète ?&lt;br /&gt;- Je ne pense pas. Reliure s’est construit un joli petit cocon pour forniquer tranquillement avec miss Bourrelet, rectifié-je. Un refuge pour oublier les cons qui le brident à l’Isara, pour avoir un aspect un peu secret dans sa petite vie de peigne-cul. Mais je ne pense pas que cette pièce secrète ait un quelconque rapport avec notre affaire.&lt;br /&gt;- Tu as peut-être raison… un baisodrome sous-terrain, manière d’être assez excité pour grimper bobonne… hé ! Là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gone montre quelque chose à mes pieds que je n’avais pas remarqué en descendant à cause de l’obscurité, et pas regardé une fois la lumière faite, car on regarde rarement ses pieds quand on découvre une pièce. Qu’est-ce que c’est ? Tu es trop perspicace ! Je renonce donc à te dire qu’il s’agit du corps de Jeannot Reliure. Sans vie, bien sûr. En revanche, je suis bien obligé de te dire qu’il a, comme sa bonne amie, une flaque de gerbe (bien plus fraîche, cependant) sur le thorax.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi, bête à manger du foin, ou pire ! du saucisson industriel, je te sais susceptible de te perdre en forêt. Moi, au niveau supérieur, je me perds en conjectures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Quel mot superbe ! Je regrette de ne pas l’avoir inventé moi-même. Le commissaire S-A crée des mots avec bravitude.&lt;/em&gt; Signé Ségolène Royale.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-429934067700405072?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/429934067700405072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/02/san-antonio-lisara-chapitre-9.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/429934067700405072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/429934067700405072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/02/san-antonio-lisara-chapitre-9.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 9'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-2604525665077207772</id><published>2010-02-17T05:18:00.004+01:00</published><updated>2010-03-29T09:45:22.935+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 8</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;Plein de mystères valent plus qu’une seule Miss France&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- Oui Patron ? demande Mathias, car c’est bien de lui dont il s’agit, qui voudrais-tu que ce soit !&lt;br /&gt;- Quoi de neuf à la morgue, Rouillé ?&lt;br /&gt;- L’expression me parait mal choisie ! remarque le Rouque. Enfin quoi qu’il en soit, j’ai inspecté les deux morts comme vous l’aviez demandé. Du travail de pro ! Et ça m’étonnerait bien que le polonais dont je vous ai faxé le casier y soit pour quelque chose. C’est bien trop fignolé pour un maniaque de la gâchette comme lui.&lt;br /&gt;- D’autres remarques ? je lui demande, bien qu’il ne s’appelle pas Erich Maria.&lt;br /&gt;- Oui, deux. D'une, j’ai remarqué de petites traces de brulure sur les mimines de Pierre Charles. Ça ressemble vaguement à un début d’« interrogatoire forcé » qui n’aurait pas été poussé bien loin, alors que dans le sang de la demoiselle, j’ai relevé des traces de sédatifs. De deux, le surineur est droitier, j’en suis sûr, alors qu’il semble bien que l’encordeur, lui, soit gaucher. Je conclus que les meurtriers sont à distinguer, la méthode étant bien différente à chaque fois -mégots puis corde, sédatif puis lame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un indice qui en vaut dix !&lt;br /&gt;- Super boulot, Mathias. Je te confie une nouvelle tâche : file à l’Isara et inspecte, non pas les trois cadavres qui s’y trouvent, mais les vestiges du moteur à explosions de la salle de physique. Rencarde-moi sur le type de bombe avec lequel on l’a piégé, tu veux ?&lt;br /&gt;- Ce sera fait.&lt;br /&gt;- Ah ! Et j'oubliais : je te laisse ici quelques papelards : je voudrais que tu me compares plusieurs écritures.&lt;br /&gt;- Banco, Patron, j’arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce cher Mathias ! Des types comme lui, tu leur files une goutte de pisse et ils te trouvent un crime, son auteur, sa victime, son mobile, son alibi et les 12 manières l’amener à avouer ! Coup de Grelot suivant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allo ? interroge, comme bien d’autres en ces circonstances, l’organe du négro spirituel.&lt;br /&gt;- C’est ta carrière qui va y finir, à l’eau, si tu ne me dis pas immédiatement comment les choses ont avancé à Paname !&lt;br /&gt;- Sana ?&lt;br /&gt;- Lui-même. Et impatient de t’entendre, bronzé. T’étais pas censé me tenir au jus ?&lt;br /&gt;- J’allais justement te juter !&lt;br /&gt;- Me mettre au parfum ?&lt;br /&gt;- J’allais justement te parfumer !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Me tenir au courant ?&lt;br /&gt;- J’allais justement t’électrocuter !&lt;br /&gt;- M’affranchir ?&lt;br /&gt;- Pas la peine, tu es déjà timbré !&lt;br /&gt;- Trêve de calembours douteux, Noirpiot. Au rapport ! Tu ne vas quand même pas oser m’affirmer que rien n’a évolué de ton côté ?&lt;br /&gt;- Non, non, y a du neuf.&lt;br /&gt;- Alors annonce !&lt;br /&gt;- Comme je te l’ai dit tout à l’heure, nous avons très vite retrouvé la trace de tes deux suspects. La présence d’Enkula en France était connue, et nous avons, dans les fichiers de la Rousse, l’adresse d’une de ses planques. Une équipe s’y est rendue sans trop d’espoir, mais contre toute attente, ce branque était encore là. Après un épisode version courte de Fort Alamo, il s’est rendu.&lt;br /&gt;- Bon, ça ! Et Yvan Durêve ?&lt;br /&gt;- Le barbu est plus malin : il a été repéré par hasard par une patrouille qui l’a pris en filature en attendant du renfort. Il a sans doute grillé la manœuvre : il s’est dirigé vers Chatelet-Les Halles, la station de métro/RER la plus inchiable de Paname, où il s’est volatilisé. Les roussins qui l’avaient pris en chasse n’ont pas deviné tout de suite qu’ils avaient été gaulés : ils ont fait arrêter le trafic ferroviaire et fait bloquer toutes les issues le plus discrètement possible. Mais Durêve avait sans doute mis les bouts depuis longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma salle de classe de l’Isara, je sors mon calepin magique où je griffonne rapido un schéma, tout en interrogeant :&lt;br /&gt;- A quelle heure Durêve a-t-il été vu pour la dernière fois avec certitude ?&lt;br /&gt;- Disons un peu avant 16 heures.&lt;br /&gt;- Ok. Je dirai même plus, Négus : bilb’ok, j’ok, r’ok, kara’ok ! Tu t’es chargé d’interroger le Polak ?&lt;br /&gt;- C’est en cours ! affirme le tout noir. J’ai fait rapatrier Enkula jusqu’à chez moi. Ramadé, malgré son état de fatigue, a concocté un cocktail sénégalais qu’on appelle chez nous l’Avoutou’oujpett. Un truc très odorant qui vaut les meilleurs sérums de vérité occidentaux. Capote Trouée l’interroge actuellement dans la salle de bain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capote Trouée est l’un des marmots de Jérémie. Je sais qu’un esprit obtus comme le tien conçoit mal qu’un commissaire de police laisse le fils d’un de ses subordonnés interroger un suspect au moyen d’un cocktail pas très net. Mais j’ai toute confiance : Capote Trouée est un débrouillard, et les tambouilles et manipulations sénégalaise des Blanc m’ont suffisamment de fois tiré de la mouscaille pour que je m’en défie.&lt;br /&gt;- Ah, annonce Jéjé, le voici justement avec le rapport, tu veux l’entendre ?&lt;br /&gt;- Capote Trouée a rédigé un rapport ? interrogeavecétonnement-je.&lt;br /&gt;- Ce petit con s’est mis en tête de rentrer dans la volaille ! lâche le painted-in-black avec agacement. Je lui ai répété cent fois qu’on ne rencontre personne de fréquentable dans ce milieu, mais cette tête de bois ne veut rien entendre.&lt;br /&gt;- Fais péter le rapport, quoi qu’il en soit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du fil, j’entends Monsieur Blanc se saisir d’une feuille de papier. Un court silence s’ensuit, pendant lequel j’imagine l’ami Ricoré survoler la prose de son fiston. Je lui rappelle que j’attends :&lt;br /&gt;- Alors ?&lt;br /&gt;- Alors j’ai peur que tu n’ailles pas bien loin avec ça.&lt;br /&gt;- Le Polak ne sait rien ?&lt;br /&gt;- Non. Il avoue le meurtre, mais il affirme n’avoir eu de contact avec personne d’autre que Durêve. On lui a promis 9 250 euros pour refroidir un gazier qu’il ne connaissait ni des lèvres ni des dents… Je te signale que dans « deux cent cinquante », « cent » ne prend pas de « s ».&lt;br /&gt;- Et dans « amour violent » il n’y a pas de tendre « s », et alors ? m’étonné-je.&lt;br /&gt;-‘scuse-moi Antoine je parlais à Capote Trouée.&lt;br /&gt;- Plus tard, la leçon, je ronchonne. Quoi d’autre, dans ce rapport ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruits de paperasse qu’on brasse, puis nouvelle réplique de mon Sénégalais favori :&lt;br /&gt;- C’est Durêve qui est venu le chercher chez lui aujourd’hui, il l’a emmené dans une station de métro, lui a désigné un jeune type, et lui a défouraillé. Ils sont repassés à Duroc un peu plus tard pour vérifier que la cible était bien toujours par terre. Alors un flic leur a collé au cul –je te signale que ce genre d’expression n’est pas à placer dans un rapport de police !&lt;br /&gt;- Abrège ! Tu auras tout le temps d’apprendre à ton fils comment rédiger un rapport de premier ordre ! Des bombes explosent, ici, et j’ai besoin d’infos.&lt;br /&gt;- Bon, bon. Ils ont décidé de buter le flic : il y a eu un cache-cache express dans le métro, mais le flic leur a échappé – c’est toi, non, d’ailleurs, ce poulaga ? Finalement Durêve lui a filé ses pourliches avant de se barrer.&lt;br /&gt;- Sans dire à Enkula de jouer cassos de Paname en quatrième vitesse ?&lt;br /&gt;- Hé non ! confirme Jéjé. C’est le Polak qui a pris seul l’initiative de décamper. Il préparait ses bagages quand la volaille a donné l’assaut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réfléchis un instant.&lt;br /&gt;- Tu veux mon avis, all black ? Un amateur payé 9 250 €, qu’on ne prend même pas la peine d’escamper en partant, ne doit pas représenter une grosse menace pour ses employeurs. Il sait ballepeau, et me voilà de nouveau face-à-fesse avec une impasse !&lt;br /&gt;- Enkula affirme néanmoins qu’il ignore tout des meurtres de Cécile Baptiste et Pierre Charles, et surtout qu’il avait promis d’inventer une histoire bidon de règlement de compte au cas où la police le coincerait. Cela dans le but, j’imagine, de dédouaner le barbu, Durêve.&lt;br /&gt;- S’il ne l’a pas fait, ça prouve que la mixture de Ramadé est efficace !&lt;br /&gt;- Oui, mais ça prouve surtout que… mais ? Capote, viens par ici ! Qu’est-ce que c’est que cette série de chiffres, en bas du rapport ? Regarde-moi dans les yeux ? Je t’ai pourtant interdit de te servir de l’Avoutou’oujpett pour obtenir des numéros de carte de crédit ! En plus, tu manques de jugeotte : quitte à braquer un malfrat, autant pigeonner un qui est plein aux as. Celui-ci se fait payer une misère, et en liquide ! Si tu veux de la monnaie, prend un ou deux bifton dans ses poches et bidonne les chiffres du rapport. Comment ça c’est déjà fait ? T’entends ça Antoine ? C’est chié, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je raccroche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un certain nombre de choses que je n’aime pas, dans la vie. Par exemple, écouter un politicard, tiens. Ça, c’est chiant, pas vrai ? Je parie un pot-à-eau contre un pot de vin que toi aussi, ça t’endort, mais que tu fais semblant d’en regarder un de temps en temps afin de passer pour un intellectuel, et une fois que ta femme est partie se coucher, tu zappes sur le foot ? Et bien moi je ne regarde jamais, c’est bien trop barbant, mais également assez rasoir (paradoxe amusant !). Pourtant, je serai prêt à subir l’intégrale des discours de Balladur (quel tonus, cet Edouard), là, maintenant, si seulement ça pouvait rendre mon enquête un peu plus lisible. Je jette un coup d’œil au schéma dont je te parlais il y a peu. Il prend la forme d’une ligne chronologique approximative de ce type.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;dans la matinée : Durêve contacte Fabien Henry&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;13h pétante : meurtre à Duroc par Enkula&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;13h30 ou un peu après : je suis sur place&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;15h : je prends le TGV&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;16h environ : Durêve disparait à Chatelet&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;17h : j’arrive à Lyon&lt;br /&gt;17h30 : je perds du temps chez Deboeuf&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;18h environ : Jeannot Reliure installe la bombe&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;18h30 bien tassé : j’arrive à l’Isara&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;19h : explosion&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(C’est rudement pratique, les stylos à quatre couleurs, tu n’es pas d’accord ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je tire actuellement, cher ami lecteur, ce n’est pas miss France. Heureusement, d’ailleurs ! Les Miss, toi, tu crois bêtement que ça sert à élire la plus chouette fille de France. D’entrée, le principe est bidon comme mon pote Jerry Can, entre parenthèses ! Ce qui est beau chez les gerces, c’est leur diversité. Un coup à brouter des poils blondinets, un coup à contempler une peau bronzée ! Un coup à profiter la maniabilité d’une toute petite, un coup à savourer les caresses d’une grande ! Mais là, nib ! Le jour de Miss France, tu vois 100 fois la même fille ! Même taille, mêmes mensurations, même sale gueule. Tu parles d’un éventail décevant (dès ce vent) ! A ce compte là, pas la peine d’aller en chercher une dans le Doubs et une en Haute-Marne. Et puis, franchement : tu les trouves pas moches, toi, ces poupées maquillées à la truelle, peu mais mal fringuées, crispées des zygomatiques ? Tu ne trouves pas ça tarte, cette dégaine qu’on leur donne ? Tu les trouves pas cons comme leur con, ces boudins, par-dessus le marché ? Une de mes amies, pourtant moche comme un pou, a été de refusée au concours des Miss. Motif ? QI trop élevé ! Alors non merci, très peu pour moi. Des michetons, j’en ai eu un peu plus que ma part : aucune ne ressemblait à Miss France, et je t’affirme que ce n’est pas dommage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Je disais que je ne tire pas Miss France actuellement, car je tire plutôt les enseignements de ce schéma. Et voici ce que je déduis : même en coupant au plus court, Yvan Durêve n’a pas pu quitter Paris, interroger un nouveau contact (Gigonnade ? Pointe ? Belleride ?) et donner le feu vert à Jeannot Reliure pour le moteur à explosion une fois l’entretien terminé. Quelqu’un d’autre l’a-t-il fait à sa place ? De la même bande ? L’initiative de Reliure est-elle liée au reste ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je le pense. Reliure a maquillé son geste en le justifiant par la rancœur, mais s’il a tout fait péter, c’est qu’il avait l’assurance d’une retraite sûre. Sa vie d’assistant-labo ne comprenait certainement aucune échappatoire fiable : quelqu’un est venu lui proposer cette échappatoire… c’est la perspective d’une nouvelle vie qui a convaincu Jeannot. De la même manière que quelques 10 000 € ont convaincu Enkula Jacek de ressortir l’artillerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai à faire à une bande pas forcément très vaste, mais qui sous-traite. Mathias affirme que les deux premiers assassins sont à distinguer : pas la même spécialité, pas le même mode de fonctionnement. Celui qui a pendu Pierre Charles et celui qui a suriné Cécile Baptiste sont probablement deux malfrats de bas étage qui ne savent rien, tout comme Enkula. Pour stopper la tuerie, je dois oublier ces truands collatéraux et m’attaquer à la direction du gang. De ce gang, je ne connais qu’une tête : Durêve. Mais où est-il, celui-là ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma parole, j’ai passé ce bouquin au pèse-mystère : c’est du lourd !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-2604525665077207772?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/2604525665077207772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/02/san-antonio-lisara-chapitre-8.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/2604525665077207772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/2604525665077207772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/02/san-antonio-lisara-chapitre-8.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 8'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-6615665983308617831</id><published>2010-02-15T09:31:00.003+01:00</published><updated>2010-03-17T10:56:14.530+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : chapitre 7</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#000000;"&gt;Je me rends compte que je n'ai pas mis de C majuscule à "chapitre", comme je le fais normalement. Mais je me suis dit que si je ne le disais pas , personne ne le remarquerait.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Où l’on pourrait confondre « physique cantique » et « marche funèbre »&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;br /&gt;Prendre trop de liberté, c’est en priver les autres. En m’autorisant des allers-retours dans la chronologie, je t’enfonce dans une perplexité qui te perd, te plexe, et te ité, me trompe-je ? Il est donc nécessaire de faire un point : •&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mouais. Bon, non. Cette petite fantaisie rédactionnelle ayant bien du mal à m’amuser moi-même, je vais rapidement passer outre pour te faire un topo de la situation actuelle : je suis à l’Isara, du moins dans la partie du bâtiment qui n’a pas été soufflée par l’explosion qui achevait le chapitre 6, si tu te rappelles bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette explosion, tu vas le découvrir, n’a pas achevé qu’un chapitre ! Mais pour l’heure, contente toi de me contempler en train de me lever soudainement dans le but de me précipiter vers la porte de la salle d’étude où nous taffions, Eloi et &lt;em&gt;myself&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;- Reste ici, gone, intimed’untonsansréplique-je.&lt;br /&gt;- C’est ça, réplique pourtant Eloi, pour roussir gentiment avec le reste du bâtiment ?&lt;br /&gt;- Pile-poil, gars !&lt;br /&gt;- T’es louf ! s’exclame le gone.&lt;br /&gt;- Réfléchis, gamin : un gars a probablement provoqué cette explosion, t’es d’accord ? Et ce gars, je le connais bien pour une raison simple : c’est moi qui écris ce bouquin (un bouquin qui fait péter le suspensomètre, avoue-le !), et donc moi qui invente ses personnages. J’ai bien peur que notre manipulateur d’explosif n’ait aucun projet positifs pour nous deux. Moi, mes lecteurs le savent : je suis rôdé, j’ai une assurance béton. Toi, pour le danger, tu n’es pas couvert tout-risque ! Donc, par sécu, tu resteras ici pendant que je me précipite sur les lieux du sinistre (que j’imagine sinistre) !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour avoir l’air ferme, je te donne un conseil : munis-toi d’un tracteur, d’une vache, d’un cochon et d’une parcelle de maïs. Moi, à part mon côté volaille, je n’ai rien de tout ça sous la main, je me contente donc d’un claquement de porte tonique pour convaincre le gamin de rester là où il est. L’auteur de l’attentat, s’il ne s’est pas déjà esbigné, doit avoir mis la fuite (de gaz probablement, vu le souffle provoqué !) en tête de ses priorités, je ne conçois pas qu’il prenne le temps d’ouvrir toutes les portes du bâtiment. Le môme est donc en relative sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je file vers le premier escalier venu qui ne tarde pas à être un escalier parti. Je suis à l’étage de l’explosion, et des dizaines d’étudiants courent un peu partout et dans tous les sens, cherchant à fuir. Je fends cette bordélique foule avec énergie et me fraye un passage jusqu’au laboratoire de physique. Je ne t’ai pas dit que l’explosion s’était produite dans le laboratoire de physique ? Sans doute parce que je le découvre tout juste : c’est écrit sur la porte éventrée que je viens de franchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier bilan s’avère plutôt négatif ! Une bouillie informe est répandue sur l’estrade de la salle… Je pose plusieurs hypothèses, si tu le permets ? Merci, tu es bien aimable. Hypothèse 1 : cette bouillie, avant l’explosion, devait avoir deux bras, deux jambes, une tête. Hypothèse 2 : assemblés, ces divers éléments constituaient un professeur. Hypothèse 3 : je n’apprendrai rien dans l’immédiat si je n’oriente pas mes investigations dans une autre direction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Dans la salle, restent trois individus à forme encore humaine, au premier rang. Trois mecs ! Sûrement des gars arrivés en retard : tu le sais comme moi, les garçons se placent toujours au fond quand ils le peuvent : de là, les dargeots sont plus facile à mater et les mots-croisés plus faciles à remplir. Le premier étudiant est cloué à sa chaise par une bizarre pièce de métal qui lui transperce le bide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment tu t’appelles, toi ? lui demandé-je, car tu vois, je ne perds pas mon enquête de vue ! et enfin quoi ? le type va claquer sous peu, je vais quand même pas lui demander « comment ça va » ! Ce serait une question par trop rhétorique !&lt;br /&gt;- Benjamin Pointe, glaviote-t-il en même temps qu’un filet de bave plus rouge qu'un steak à la sauce Staline.&lt;br /&gt;- C’est le prof qui a dégusté, là-bas, sur l’estrade ?&lt;br /&gt;- Affirmatif, suffoque le pauvre Pointe. Il a entamé sa démonstration sur le moteur à explosions et ça s’est mal passé. Il foire toutes ses manip’, ce con !&lt;br /&gt;- Son blaze ?&lt;br /&gt;- Jean-Noël Gigonnade. Dites, vous savez si une ambulance est en route ? Me concernant, ce serait pas du luxe…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que tu ne sais pas sur Benjamin Pointe, ô lecteur, c’est que le premier mot qu’il a baragouiné étant bambin, ce n’était ni « maman », ni « papa », ni même « popo », mais « luxe ». L’originalité est d’autant plus grande que c’est également le dernier mot qu’il aura prononcé : Pointe vient de défunter à l’instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je continue ma besogne auprès du second jeunot. Il a une pièce de métal identique à celle de Pointe à travers le sternum. Je devine à présent qu’il s’agit d’un piston du moteur à explosions.&lt;br /&gt;- Oh, gars, quel est ton blaze ?&lt;br /&gt;- Fleurk glorg ! crachote-il.&lt;br /&gt;- Pardon ?&lt;br /&gt;- Florent.&lt;br /&gt;- Florent comment ?&lt;br /&gt;- Belleride.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu me trouves un peu limite, non, de sonder ces agonisants sur leur patronyme. Mais je te le répète : faut parfois être pragmatique. Ce qui fait de moi un enquêteur hors-pair, c’est ma capacité à hiérarchiser les urgences, vois-tu ? Ces jeunes gars sont en train de mourir de toute façon, et ce n’est pas en leur fredonnant une berceuse que je les sauverai ou que j’avancerai dans ma gamberge !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en l’occurrence, je turbine à pleine caboche : cette explosion, j’en suis sûr, n’est pas une erreur de manip’ du professeur Gigonnade. Quelqu’un continue à faire du nettoyage dans l’effectif de l’Isara… Et je ne peux m’empêcher de penser à la concordance des doubles prénoms (même si je subodore que c’est une piste bancale), c'est plus fort que moi ! Et donc par extension plus fort que bien des gens ! Cette fois-ci, pourtant, ça ne colle pas. A moins que…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde le troisième étudiant demeuré en place après l’explosion. Qu’est-ce que tu en penses ? Ce serait peut-être bien d’aller au bout de la logique et de lui demander, à lui-aussi, quelques tuyaux sur son état civil, mmh ? Je jette un dernier regard sur Florent Belleride : il vient de caner, à son tour, un air de grande surprise définitivement imprimé sur son visage figé pour toujours&lt;/span&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=1087946461016648790&amp;amp;postID=6615665983308617831#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;. Il se savait mal en point, mais il ne pensait pas lâcher la rampe si vite, apparemment. Il s’est fait surprendre par la faucheuse, si bien qu’il ne saura jamais qu’il est décédé. Être mort, c’est comme être cocu, quelque part : tout le monde en est informé avant vous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’interroge (et rencontre) ce troisième type.&lt;br /&gt;- Et toi, mec ? On t’appelle ?&lt;br /&gt;- Dites, vous charriez ! il rouscaille. Vous croyez que c’est la bonne question ? Y a eu mort d’hommes, ici ! Vos interrogatoires sont déplacés, mon vieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allons bon !&lt;br /&gt;- Va pas falloir garder ce ton, je réplique. Je te signale que c’est moi qui écris ce &lt;em&gt;book&lt;/em&gt;. Or, je te signale que j’ai pas encore rencardé mes lecteurs sur ta blessure. Si tu ne réponds pas, je te réserve le même sort qu’à Pointe et Belleride, vu ? Si t’es plus docile, tu resteras vivant.&lt;br /&gt;- Et je pourrai me taper la plus chouette des nanas de ma promotion avant la fin de l’histoire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lui, alors ! Bon, c’est pas vraiment le moment de pinailler.&lt;br /&gt;- Accordé, conclus-je.&lt;br /&gt;- Dans ces conditions…&lt;br /&gt;- Maintenant accouche, syndicaliste en herbe : tu t’appelles comment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;In petto&lt;/em&gt;, je me dis que si son nom devait être un prénom, alors Bernard Thibaut lui irait bien !&lt;br /&gt;- Jean-jean.&lt;br /&gt;- C’est quoi, Jean-Jean ? Nom ? Prénom ? L’un et l’autre ?&lt;br /&gt;- C’est mon prénom ! Je m’appelle Jean-Jean Debazz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon ! Aucun double prénom dans les victimes ou potentielles victimes de cet attentat ! Je ne sais pas si je dois bicher ou pas en apprenant ça. Ça élimine une piste, certes, mais une piste à laquelle je ne croyais pas à 100%, ni à Saint-Pourçain (Allier), d’ailleurs.&lt;br /&gt;- Hé, lance Jean-jean. Puisque je serai sauvé, vous pourriez me dire pourquoi je me suis pas barré avec mes camarades ? A choisir, je ne serais pas resté ici, moi !&lt;br /&gt;- Parce que tu es blessé au pied, nigaud ! Un vil vilebrequin t’as brisé plusieurs métatarses.&lt;br /&gt;- Ah oui, tiens ! Zut ! Avec un plâtre, ça va pas être facile de sauter la plus chouette nana de ma promo !&lt;br /&gt;- T’emballe pas, Debazz, j’ai d’autres questions, d’abord : d’où vient le moteur à explosions qui a servi pour la démonstration ?&lt;br /&gt;- De l’ancienne BX du professeur Gigonnade. Il s’en sert chaque année pour les cours de thermodynamique.&lt;br /&gt;- Ce moteur, où est-il remisé, normalement ? Qui l’a amené ici ? Et quand ?&lt;br /&gt;- Il doit passer l’année dans le bureau de l’assistant de Gigonnade : Jeannot Reliure. C’est lui qui prépare le matos pour les manipulations. Il a du l’emmener ici juste avant le cours, vers les 18 heures, je suppose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma montre n’est pas rancunière, tu sais : alors que je le lui donne jamais rien, elle n’a jamais rechigné à me donner l’heure ! Il est 19h02. Je regrette amèrement d’avoir perdu du temps à la criminelle en arrivant à Lyon. J’aurais du venir ici, direct ! Bon, ça n’aurait peut-être rien empêché, mais il est toujours valorisant de se dire que l’on aurait pu changer les choses par sa simple présence, tu ne crois pas ? J’interviewe Jean-Jean de plus belle :&lt;br /&gt;- On le trouve où, ce Jeannot ?&lt;br /&gt;- Son bureau donne sur la porte, là-bas au fond de la salle.&lt;br /&gt;- Merci. Je tiens ma parole : tu sortiras vivant de ce merdier.&lt;br /&gt;- Hé, n’oubliez pas l’autre promesse, hein !&lt;br /&gt;- Ballepeau ! je ricane. Je dois déjà me consacrer à une enquête ardue, j’ai pas le temps de verser dans le bouquin type « fesse » pour post-adolescent excité.&lt;br /&gt;- Vous êtes chié !&lt;br /&gt;- Reste poli, Jean-Jean : je pourrai bien décider qu’une gangrène te tombe sur le panard !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas téméraire, le jeunot la boucle pendant que je me dirige vers le bureau de Jeannot Reliure. C’est en fait un cagibi minuscule et sans fenêtre, surencombré de manomètres, ampèremètres, voltmètre, kilomètres, contremètres, poussetoidelaquejemymètres et autres ustensiles de mesures physiques. Jeannot n’y est pas. Dans un coin de la pièce, un bureau minable large comme une feuille de papier-cul est coincé. J’y distingue un papelard laissée là en évidence, que je subtilise et je lis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Bande de cons !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça surprend, avoue ! Tu t’attendais à ça, peut-être ? Non, hein ! Oublie vite les conventions, gars : t’es dans un San-Antonio, ici ! Je reprends :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Bande de cons,&lt;br /&gt;Ah, vous m’avez bien pris pour une merde depuis le début. En me collant assistant de cet illuminé de Gigonnade (un job pour demeuré !), vous avez gâché mon potentiel de prix Nobel en puissance. Vengeance ! Je me barre, non sans avoir laissé un souvenir à Gigonnade. C’est une surprise. Vous ne me trouverez pas. Allez tous vous faire sodomiser !&lt;br /&gt;Jeannot, qui vous emmerde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Bon... Bon, bon, bon. J’ai pas l’impression d’avancer des masses, moi. Car enfin, zob ! Il n’y a toujours pas le moindre début de fil conducteur dans tout ce merdier ! La lettre de Jeannot constitue certes un mobile clair pour l’explosion du jour… mais elle ne justifie aucun des trois premiers meurtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je garde la bafouille de Jeannot, me saisis d’autres papelards sur son burlingue ainsi que des deux ou trois photos punaisées au mur (on y voit à chaque fois un gonze moche avec une morue : sûrement Jeannot et sa dame, ça pourrait servir) et je décarre vite fait. Avant de rejoindre Eloi, je me trouve une petite salle de classe peinarde afin de tuber Mathias, pour lui enjoindre de rappliquer dard-dard, car je sais ne pas pouvoir compter sur les labos lyonnais de Deboeuf. Je veux également appeller Monsieur Blanc, qui suit pour moi l’actualité parisienne de cette affaire. Car enfin, les seules certitudes que j’ai, pour le moment, c’est que deux zigotos ont dessoudé Fabien Henry –dis N’a-qu’une-fesse– à Paris ce midi. Et ces zigotos étaient sur le point d’être capturés il y a maintenant deux plombes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=1087946461016648790&amp;amp;postID=6615665983308617831#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; Cette phrase est un stéréotype littéraire comme il faut en inclure obligatoirement dans un roman, parait-il. En ce qui me concerne, je trouve ça moche, chiant, raté, merdique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-6615665983308617831?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/6615665983308617831/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/02/san-antonio-lisara-chapitre-7.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/6615665983308617831'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/6615665983308617831'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/02/san-antonio-lisara-chapitre-7.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : chapitre 7'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-1685724794297147696</id><published>2010-02-13T08:21:00.002+01:00</published><updated>2010-03-17T10:54:12.700+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 6bis</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;Ne pas confondre « Théâtre » et « T’es chaud comme une cheminée »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai failli oublier, dans le chat-pitre précédent : y a un autre truc pas banal ! Quand il s’adressait à moi, Deboeuf se dédoublait ! Il y avait lui, dans son fauteuil, gueule de con-trarié. Et son double, virtuel, qui me traduisait ses dires en mode franc. On aurait dit une pièce de théâtre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Acte sexuel, (ob) Scène Ité&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Où il est révélé une information importante sur Jacek Enkula et Yvan Durêve (ce qui montre que jusqu’à preuve du contraire, JE décide quand je balance mes infos !)&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deboeuf :&lt;/strong&gt; Je reçois à l’instant une note vous concernant, commissaire San-Antonio.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Son double (à moi) :&lt;/strong&gt; Je vais quand même pas m’emmerder à te dire bonjour, raclure.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moi (à Deboeuf)&lt;/strong&gt; : Ah, oui ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deboeuf :&lt;/strong&gt; Oui. J’apprends que vous avez reçu la charge de l’affaire-Isara.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Son double (à moi, se raclant la gorge) :&lt;/strong&gt; D’ailleurs, si je pouvais te cracher dessus, ça serait pas mal.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moi (à Deboeuf) :&lt;/strong&gt; Effectivement.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deboeuf :&lt;/strong&gt; Et… hum ! Pourrais-je savoir pourquoi on vous a confié ce travail ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Son double (à moi) :&lt;/strong&gt; Le vieux croulant, là-haut à Paris, doit avoir craqué un câble pour te refiler ce job qui me revenait de droit.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moi (à Deboeuf, gesticulant pour trouver une position confortable sur mon tanne-cul) : &lt;/strong&gt;Il se trouve que j’ai personnellement été mêlé à cette affaire.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deboeuf :&lt;/strong&gt; Oui… j’ai cru comprendre que vous connaissiez vaguement un témoin de l’un des meurtres.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Son double (l’air mauvais) :&lt;/strong&gt; Autrement dit, podzib ! Il s’agit d’un piston pur et simple ! Un arrangement scandaleux entre Parigots !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moi (à Deboeuf) :&lt;/strong&gt; Pourriez-vous dire à votre double de la mettre en veilleuse ? On ne s’entend plus !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deboeuf :&lt;/strong&gt; Pardon ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Son double :&lt;/strong&gt; Des clous ! Je reste, et si t’es pas content, tu te barres !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moi :&lt;/strong&gt; Fort bien, alors j’appelle le mien et nous serons quittes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Arrive mon double.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon double :&lt;/strong&gt; Salut les mecs ! Y a de la castagne, ici, alors ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Son double :&lt;/strong&gt; Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Qui c’est, lui ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon double (à Son double) :&lt;/strong&gt; Tout doux ! Moi, je suis là pour faire l’équilibre ! Si t’étais pas ici en train de faire le mariole, je serais resté relax à la maison. J’ai mieux à faire que clouer le bec à des drilles de ton acabit, figure-toi.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moi (à Deboeuf) :&lt;/strong&gt; Il est vrai que je connais un témoin du meurtre de la station Duroc. Mais il se trouve, monsieur le divisionnaire, que mon implication va un peu plus loin que cela. J’ai repéré, à Paris, deux individus plus que suspects, qui, l’un et l’autre, sont actuellement appréhendés par les forces de polices parisiennes.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deboeuf (soudain pâle comme le cul d’un Inuit) :&lt;/strong&gt; Ah ! J’ignorais.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon double (à Son Double) : &lt;/strong&gt;Marrant comme ça a l’air de te la couper !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moi :&lt;/strong&gt; Je viens moi-même de l’apprendre, à la descente du TGV. J’en profite pour en informer mes lecteurs, à qui je ne l’avais pas dit. Si vous voulez savoir, j’avais commencé par les dispenser de notre échange, monsieur le divisionnaire, avant de leur livrer finalement en ce moment même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Deboeuf se lève, se sert un verre à la fontaine à eau, le boit cul-sec, et se rassoit. Les trois autres le regardent avec circonspection&lt;/em&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;em&gt;[1]&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deboeuf (tendu, très emmerdé , souhaitant de toute évidence avoir tort, prêt, comme un con qu’il est, à voir cette affaire se prolonger dans le temps à mon détriment plutôt que d’espérer, tel un flic intègre, que les meurtres s’arrêtent et les coupables soient arrêtés… c’est qu’il est sacrément mauvais, ce type !&lt;/strong&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;&lt;strong&gt;[2]&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;) :&lt;/strong&gt; Vous seriez donc en passe de résoudre l’affaire…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moi :&lt;/strong&gt; Difficile de le dire dès à présent. Grâce aux signalements que j’ai fait diffuser, les suspects ont tous les deux les deux été repérés rapidement avant de pouvoir quitter Paris. L’un d’eux, le tueur présumé, s’est barricadé dans un immeuble, dans le 14ème. L’autre s’est réfugié dans la gare de RER de Chatelet, en pleine affluence à cette heure-ci. Le site est encerclé, les rames bloquées à quai. Dans un cas comme dans l’autre, c’est une question de temps.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deboeuf (pensif) :&lt;/strong&gt; Pensez-vous réellement que ces deux individus soient à l’origine de tous les meurtres ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Son double :&lt;/strong&gt; Oh, comme j’espère qu’ils vont s’échapper ! Pire ! J’aimerais mieux qu’ils soient attrapés mais qu’ils n’aient rien à voir avec l’affaire-Isara ! Ça te materait, ça, pas vrai, superflic ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon double (à Son Double) :&lt;/strong&gt; Ta gueule, toi ! Tu saoules, glandu ! Peuh, j’aime autant ne plus rien dire, tiens. Je te donne rendez-vous à la fin du bouquin ! T’auras l’air sacrément navet, je gage, quand l’affaire aura été résolue en un temps record !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moi (à Mon double) :&lt;/strong&gt; Tu m’étonnes ! &lt;strong&gt;(à Deboeuf)&lt;/strong&gt; L’avenir le dira. En attendant, je souhaiterais disposer des éléments d’enquêtes collectés jusqu’ici, concernant les deux premiers meurtres.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deboeuf (tellement faux-cul que je risque une attaque pour didascalie diffamatoire si j’écris « aimablement ») :&lt;/strong&gt; Naturellement. Mon adjoint vous fera un topo. Et mes hommes, dans la mesure du possible, sont à votre disposition. Mais vous savez ce que c’est : nous avons tous beaucoup de travail…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Son double :&lt;/strong&gt; Autant dire : va te faire mettre ! J’ai donné des consignes, personne ne t’aideras. Tu peux même t’attendre à une petite crasse ou deux si c’est possible !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon double (en sortant) :&lt;/strong&gt; Ouais, bon, allez. Ciao les nullos, on se revoit quand l’affaire sera réglée !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deboeuf :&lt;/strong&gt; Excusez-moi maintenant, mais je suis terriblement débordé…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Son double (à Deboeuf) :&lt;/strong&gt; Hé ! T’excuse pas ! On le déteste ce mec !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moi (à Deboeuf) :&lt;/strong&gt; J’arrive donc au bon moment pour vous délester ! Bonne fin d’après-midi, monsieur le divisionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Fin de la scène.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Mais non, personne n’a touché à leur robinet intime ! File consulter ton Larousse, inculte !&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; Record du monde de la didascalie battu ! Signé : Pierre Bellemare&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-1685724794297147696?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/1685724794297147696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/01/san-antonio-lisara-chapitre-7-chapitre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/1685724794297147696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/1685724794297147696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/01/san-antonio-lisara-chapitre-7-chapitre.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 6bis'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-3939812797231257462</id><published>2010-02-08T05:14:00.007+01:00</published><updated>2010-03-17T10:50:21.538+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 6</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;« Le président à dix sous » n’est pas forcément équivalent à « Dissolution à 2 balles »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Physiquement, le divisionnaire Deboeuf a quelque chose de Jacques Chirac, figure-toi. La carrure, déjà. C’est une grande tige qui doit dépasser le mètre quatre-vingt-dix autant que je dépasse les bornes de l’académie française. Les mains formid’, très longues, prêtes à serrer d’autres mains par dizaines à la minute. Le sommet du crâne, c’est kiff également : ça ressemble à s’y méprendre à la paume d’une main (pas celle de Chirac, en revanche, sinon un grand poil viendrait l’ornementer à coup sûr !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l’air solennel, limite furax, que Chichi n’arborait qu’en de funestes circonstances. Tu te rappelles, les corses qui sifflaient la Marseillaise au stade de France ? Z’avaient mis Jacquot en renaud, les insulaires ! Bin là, Deboeuf c’est pareil, même bobine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La diff avec Chirac, sur cette mouille, c’est que tu n’imagines pas facilement qu’elle puisse sourire. Deboeuf n’a rien d’un Chirac au salon de l’agriculture, par exemple (un comble vu son nom !), d’une séance de dédicaces de bouquins. Le dernier mouvement rieur des zygomatiques du divisionnaire datent d’un âge si canonique que la grosse Bertha elle-même ne doit pas s’en rappeler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du reste, je n’ai pas tardé à sentir que je l’emmouscaillais, le divisionnaire. Ça se voit à l’éclat de son œil, Deboeuf. Le fait que je sois bien meilleur flic que lui, et donc plus à même de résoudre l’affaire, Decheval, il s’en bat les steaks, Deboeuf ! Je lui suis envoyé dans les pattes, Deboeuf, et il a l’impression qu’on le met sous tutelle, qu’on ne lui fait pas confiance… Autrement dit, ma présence nuit à son prestige, Deroseau. En étant là, je ternis son image et je l’écorne, Deboeuf. S’il n’y avait que Deboeuf pour prendre les décisions, je retournerai à Paris, Deveau, derechef. Je ne suis pas sa muse, au Deboeuf, je ne l’inspire pas, contrairement à bien d’autres flics.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, tu l’auras noté, toi qui retiens chaque détail de mes aventures : pour beaucoup de poulagas, bosser avec moi : c’est bonnart ! Les feignasses profitent de ma présence pour me refiler le bébé et se barrer à Saint-Trop’ avec bobonne. Les incompétents me collent au slip à n’en plus pouvoir, espérant apprendre un maximum à mon contact. Les soucieux de leur image rameutent la presse pour apparaitre en photo à mon côté et font en sorte que leur nom soit aussi gros que le mien dans le baveux qui annonce la résolution de l’enquête. Les pédoques (autrement dit les tantes) tentent de me mettre le grappin dessus. Ceux qui s’ennuient sont contents car ils savent que dans le sillage de mes enquêtes, l’action fait du ski nautique&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Deboeuf, lui, fait partie des teigneux, des jaloux, des hiboux, des cailloux, des genoux et surtout des poux. Il me voit comme une concurrence, une mise à l’épreuve… je peux pas lui reprocher, cela dit, et ce pour deux raisons. La première, c’est qu’il faudrait déjà que je lui proche une première fois. La seconde, c’est que son attitude se conçoit tout à fait (conçoit pour, ou conçoit contre). Tiens, toi, par exemple : tu serais heureux si ta copine t’annonçait impromptu qu’elle faisait appel à son ex pour le premier samedi du mois ? Malgré l’aspect reposant d’une telle décision, tu boufferais ta cravate, me trompé-je ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors Deboeuf, en con-séquence, ne s’est pas levé quand je suis entré, il ne m’a pas tendu sa pogne (et pourtant, je te l’ai dit : des battoirs pareils sont faits pour serrer des pinces ! ceci dit je préfère les miennes, idéales pour serrer des miches), et ne m’a pas invité à m’asseoir (il ne m’a d’ailleurs pas invité à Massy non plus). Comble du vicelard : il a placé devant son bureau une chaise en toc de chez la Fouarfouille, quand un fauteuil moelleux à souhait est disponible dans la pièce, mais remisé dans un angle. Ça s’annonce pas des plus confortables, cet entretien ! En particulier pour mon fignedé, que j’installe malgré tout sur l’indigne dossière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, l’échange est laconique, lapidaire, synthétique, expédié rapido. Pardon ? Que dis-tu ? Tu voudrais néanmoins connaître les grandes lignes ? Fastoche ! Paris-Lyon-Marseille d’une part, et Paris-Bruxelle-Amsterdam. Comment ? Tu ne parlais pas de réseau ferroviaire ? Oups. Il faut bien dire que tu n’es pas très clair ! Les grandes lignes de la converse, les voilà, elles vont suivre. Tu croyais quand même pas que j’allais les laisser sous scellés, non ? Tu me connais, à force : je te dis tout, c’est systématique, même quand je fais le choix de te laisser tartir quelques pages avant de t’affranchir. Mais toi, bêtement, tu m’interromps pour avoir des détails que tu aurais eu plus vite en la bouclant ! Je te conseillerais bien de te remettre en questions, gars, mais les réponses à ces questions risqueraient d’être dures à entendre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Bref ! Où sont nos moutons ? Par là-bas ? Au paragraphe suivant ? Ah tiens, oui, je les vois. Bêêêê ! Retournons-y, alors. Suivez-tous bien, personne derrière le serre-fil, et le dernier ferme la porte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quelques instants, donc, Deboeuf me fait piger, sans naturellement le dire textuellement, qu’il est blasé de me voire arriver souiller ses plates-bandes. Il dit se tenir à ma disposition avec ses hommes, me renvoit vers son adjoint pour prendre connaissance des indices concernant les deux premiers meurtres, puis me congédie. Le tout en tirant une tronche longue comme la liste des nanas qui t’ont flanqué une veste depuis ta puberté. En somme, il ne me refile le paquet qu’à contrecœur, sous la contrainte… le Vieux l’a pris à contre-pied ! Mais il compte contre-attaquer, agir à contrario pour contrarier mon enquête, voire me mettre une contravention qu’on troque contre corruption dans les contrées où l’autorité est contrastée&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt; &lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn3" name="_ftnref3"&gt;[3]&lt;/a&gt; &lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn4" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn4" name="_ftnref4"&gt;[4]&lt;/a&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu l’as compris : j’ai l’impression qu’il ne va pas beaucoup m’aider, le père Deboeuf. Normal, remarque, ce type m’a l’air sacrément con. Or, les cons, c’est comme la neige : plus il en tombe, plus c’est difficile d’avancer ! Face à cette attitude des plus déplaisantes, pour tout te dire, moi je reste courtois. Je me dis in petto que la meilleure réponse viendra du terrain. Quand j’aurais résolu l’énigme malgré lui, il aura l’air bête autant que toi tu as l’herpès !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque le divisionnaire me mets à la porte (je préférerais me mettre au Whisky, mais tu sais ce que c’est… regarde-moi ça, cette poussière ! et ces vitres très mal lavées : tu m’as compris, l’alcool et le turbin ne font pas bon ménage), je me lève, me meus (meuh, meuuh, Deboeuf !) jusqu’à la porte, et jette un dernier regard sur cet enfoiré, qui est déjà penché sur un papelard quelconque. Je regrette de ne pas contrôler mon sphincter comme ce cher Béru, la perspective de craquer dans ce burlingue une perle de la famille des silencio-odorantes me paraissant des plus plaisantes. Incapable d’accéder à mon propre désir, je sors.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;*&lt;br /&gt;*&lt;span style="color:#ccffff;"&gt;abc&lt;/span&gt;*&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est dingue ce qu’on peut faire avec deux-trois bricoles ! Tu veux une preuve ? Saint-Thomas, va. Je te reconnais bien là : l’autre jour, tu refusais même d’admettre que ton voisin Alphonse embroquait ta greluche derrière ton dos malgré la présence de son slip kangourou sous ton oreiller ! Il t’en faut toujours plus, alors ! Une preuve, donc ? Cesse de reluquer les jupons alentours et fixe tes châsses sur ce qui surplombe le présent paragraphe. Tu saisis ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui, trois fois rien, ou plutôt trois fois une étoile, le tout disposé en un triangle équilatéral, et cela en dit bien aussi long qu’une phrase de type : « Un laps de temps certain s’est écoulé, notre héros se trouve à un autre endroit désormais, où, gageons-le, il rencontrera d’autres personnages hauts en couleurs et d’autres intrigues ! ». Car, avoue-le, sans t’arrêter sur ces trois étoiles plus d’un quart de seconde, tu n’en as pas moins pensé, effectivement, qu’une éclipse&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn5" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn5" name="_ftnref5"&gt;[8]&lt;/a&gt; temporelle séparait mon départ du bureau de Deboeuf du paragraphe suivant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis maintenant devant l’Isara. Les dossiers que l’adjoint de Deboeuf m’a refilé sont dans ma fouille, mon python dans mon holster, mon pénis dans mon slip et mon slip dans mon falzar, et, pour finir, tout est dans l’ordre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eloi me guide vers une petite salle d’étude, où je pourrai compulser en toute tranquillité les docs obligeamment rédigés par les collègues de la criminelle Lyonnaise en attendant l’évolution de la traque des deux vilains de Duroc, les deux pieds-nickelés. Pourquoi ici ? Parce que c’est moi qui écris, et toi qui lis ! A-t-on déjà vu un canasson demander à son jockey pourquoi courir après un bête lévrier ? Bon ! Je te réexplique une ultime fois le principe : j’agis en virtuose, tu tournes les pages en silence, et ainsi notre binôme fonctionne en harmonie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois te le dire, charmante Elvire : le coup des doubles prénoms, je ne m’y fie pas encore complètement. Ça n’a ni queue ni tête (comme toi !), bon sang de bonsoir, je n’imagine vraiment pas les critères qui pousseraient quelque malotru à estourbir des zigs sur leur simple patronyme ! L’Isara reste donc le seul point commun à tous les meurtres qui me semble complètement fiable. Je sens qu’il est souhaitable de m’imprégner de l’ambiance, de connaître les bâtiments, de croiser le personnel, de fouler le lino, de gafer les mignonnes étudiantes d’un œil salingue, et tout le tralala.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T’es choqué, Aimé ? Le commissaire San-Antonio, lubrique en évoquant de jeunes et innocentes étudiantes, ça t’interpelle ? Allons, allons ! Des sondages très sérieux montrent bien que 117% des individus de sexe masculin lisent ma prose essentiellement pour les passages à caractère fripon ! Ose dire que tu n’en fais pas partie, pour voir ? Bien ! Quant aux étudiantes, elles n’ont rien d’innocent, crois-moi ! Ce sont plutôt des coupables découpables ! Coupables de stupre et de luxure, parfaitement, et ce bien avant leur bachot, d’ailleurs. Les crevettes qui déambulent dans les couloirs de l’Isara savent tout sur le zizi-panpan depuis lulure, certaines seraient même probablement capables de te décrire les bigorneaux de tous les jeunots de leur promotion, n’en doute pas. Avant, que veux-tu ? les donzelles étaient coces, très sobrement. De nos jours, les gerces sont précoces, basta ! Bientôt, tu verras, les gamines seront dépucelées avant leurs parents !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Eloi, on s’installe dans une salle minuscule. J’ouvre les dossiers du sieur Deboeuf, que je m’apprête à survoler. Je veux confronter les faits officiels avec le ressenti du gone. Il a connu les trois victimes, de près ou de loin, il est donc à même (bien que pour le moment, il soit à Lyon) de faire des liens qui auraient échappées aux équipes de la criminelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son côté, Eloi a amené l’Isaraphone, l’annuaire de l’école, pour recenser les doubles prénoms. Je crois qu’il veut vérifier pour de bon s’il n’a pas oublié une autre de ses connaissances ayant cette particularité : il ne le montre pas trop, mais il a été secoué par l’histoire avec son poteau N’a-qu’une-fesse. Par ailleurs, j’imagine qu’il compte vérifier s’il y a une connexion possible entre tous les Jean Daniel et les Sophie Martin. Moi, je te l’ai dit : je cautionne sans trop de conviction cette piste là, mais je la boucle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous potassons nos documents respectifs. Rien, dans ce que je lis, ne m’interpelle réellement : il s’agit de rapports vite chiés, mal chiés par les enquêteurs de Deboeuf. Le lien entre les deux meurtres n’étant probable que depuis aujourd’hui, il n’est fait aucune passerelle entre les deux affaires. A moi de les découvrir, avec l’aide du gone ! Je commence à élaborer une liste de question à son attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marrant, cette ambiance studieuse ! Souvenirs du collège… Je me revois en étude, bien des années en arrière, travaillant aux côtés de mes camarades de classe, seulement distraits par les jupes polissonnes des « grandes » du lycée. Le silence, dans tous les lieux d’enseignement, est le même, tu as remarqué ? C’est pas le silence de quand tu dors, ni celui de ta copine quand tu la demandes en mariage, ni celui de la gauche quand il faut émettre une idée constructive. C’est un silence particulier, un peu doux et ronronnant, généré par le labeur et qui, quelque part, incite à la somnolence. En ce qui le concerne, notre présent mutisme, à Eloi et moi, nous permet surtout de mieux savourer la sonore explosion qui retentit juste au-dessus de nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Je ne me rappelle pas avoir déjà fait une métaphore aussi sensass’. Et toi ?&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; Le premier qui lit ses deux phrases à voix haute sans postillonner gagne un paquet de Kleenex.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref3" name="_ftn3"&gt;[3]&lt;/a&gt; Une allitération en «/kɔ̃tʁ/» ! Du Jamais vu ! San-Antonio repousse les limites de la littérature ! (s) Flaubert&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn4" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref4" name="_ftn4"&gt;[4]&lt;/a&gt; Deux notes de bas de pages appliquées au même endroit &lt;span style="color:#3333ff;"&gt;[5]&lt;/span&gt; ! Voilà une innovation qui montre bien tout le caractère (d’imprimerie) de San-Antonio. (s) Gutemberg&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;[5]&lt;/span&gt; Avec celle-là ça fait même 3 ! (s) San-A&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;[6]&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;[6]&lt;/span&gt; San-Antonio nous propose une nouvelle invention que je me presse (d’édition) de relever : la note de bas de page dans une note de bas de page ! (s) Gutemberg&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;[7]&lt;/span&gt; C’est fini ce chantier, oui ? (s) L’imprimeur&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn5" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref5" name="_ftn5"&gt;[8]&lt;/a&gt; Comme le dirait Bérurier.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Psst... d'ici vendredi, un chapitre bonus !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-3939812797231257462?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/3939812797231257462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/02/san-antonio-lisara-chapitre-6.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3939812797231257462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3939812797231257462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/02/san-antonio-lisara-chapitre-6.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 6'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-8931710075002071645</id><published>2010-02-01T08:13:00.007+01:00</published><updated>2010-03-17T10:48:32.471+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 5</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;&lt;strong&gt;Ne dites pas « vent frais », dites « brise-glace »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi sont-ils revenus sur place, ces gougnaffiers ? Toi, suspicieux autant que suce-pisseux, tu subodores une facilité de scénario de ma part, je suppose ? Moi je te réponds ceci : les fossoyeurs de N'avait-qu'une-fesse sont venu vérifier que le turbin était bien exécuté. Leur démarche de ne repasser qu'une bonne demi-heure après la gâchette party leur assure une relative discrétion : je te l'ai dit, le trafic continue quasi normalement, et il n'y a sans doute plus aucun badaud actuellement sur le quai qui y étaient déjà tout à l'heure. Personne ne trouverait donc leur retour suspect, puisque personne ne devine qu'il s'en agit d'un ! Tu me suis ? Oui, mais je suis moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, le barbu comme le bonnet pensent avoir opéré en toute discrétion. Ils n'imaginent pas avoir été gaulés par Eloi tout à l'heure. Et quand bien même : en ne sortant leur bobine du métral (un métral, des métros) qu'un petit instant, le risque d'être retapissé était faiblard. Mais j'ai l'oeil ! J'ai même &lt;em&gt;les&lt;/em&gt; yeux : Cyclope n'a qu'à bien se tenir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te l’ai dit : je ne suis pas dans le même wagon que Ribouldingue et Croquignol : je les file au char ! Je les mate sans-souci (bien que n'étant pas à cette station qui se situe, je le rappelle, à Lyon), car les extrémités des compartiments sont vitrées. Les deux présumés vilains discutent : con s’il y a bulle ! Ribouldingue se gratte la barbe en écoutant Croquignol s’agiter sous son bonnet. Si je ne me trompe pas, Eustache, les rôles sont ainsi répartis : Ribouldingue est le DRH de la bande, c’est lui qui effectue les démarches auprès des potentiels « contacts ». Croquignol, lui, sort la sulfateuse quand les entretiens se passent mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Présentement, je sens que ce dernier suggère, une fois de plus, de sortir l’artillerie (l’art-tuerie, c’est son truc !), mais en changeant de cible : ce n’est plus d’un Isarien à deux prénoms dont il s’agit, mais d’Eloi. Revenant sur les lieux du crime, comme le fait tout bon assassin d’après un poncif bien connu (s'il s'agit d'un souverain poncif, je penche non pas pour &lt;em&gt;Pie VII&lt;/em&gt;, mais plutôt pour &lt;em&gt;Assa V &lt;/em&gt;!), ils ont repéré le gone, debout juste à côté d’un poulaga athlétique et spirituel (ne demande pas qui ! tu es vexant) qui fouillait les poches du défunté. Poche où ils ont enfoncé un tract publicitaire le matin même sous les yeux... d'Eloi, qui pourrait faire le lien. Alors oui, lui, Croquignol, il est pour une mise au point un peu violente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ribouldingue hausse une épaule et s’apprête à répondre quand il m’aperçoit de nouveau. Le vacarme du métro et le double-vitrage qui nous sépare m’empêchent d’entendre ce qu’il dit précipitamment à Croquignol, mais en les voyant détourner les yeux, je capte nettement leur embarras. Ma présence va les décider à agir, je le sens. Et cela ne m’arrange pas pour trois raisons :&lt;br /&gt;- je suis parti précipitamment de la maison pébroque, y laissant mon arme de service.&lt;br /&gt;- s’ils défouraillent ici et maintenant, la rame de métro ressemblera rapidement à la boucherie sanzot, avec les usagers RATP dans le rôle de la marchandise saignante.&lt;br /&gt;- ces deux raisons en valent bien trois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je continue à les reluquer : tu comprends, Gontrand, que je ne suis pas en position de force, et il va me falloir tout faire pour semer ces deux peignes à cul rapido. Autrement dit, si je ne peux ni les suivre, ni les appréhender, il me faut à minima assimiler un maximum de détails sur eux, leurs bobines, leurs fringues, et tout le tintouin. Manière de pouvoir émettre un signalement potable aux collègues, et que cette filature express ne serve pas à podzob.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La raie (à moins qu'il ne s'agisse de l'arrêt ?) suivant est Montparnasse-Bienvenüe. Au passage, quelle bonne idée d’attribuer à la station d’une gare le patronyme d’un ingénieur des ponts et chaussées nommé Bienvenüe ! Suivant ce principe, je rebaptiserai la station Chatelet "Edward Hall", la station Gare de Lyon "Richard Coeur de Lyon", Porte des Lilas "Serge Gainsbourg", Gare du Nord "Line Renaud", Pantin "Jean-Louis Debré", Bir-Hakeim "Jean Delatour", Place d'Italie "Rocco Sifredi", Place des fêtes "Jean-Louis Borloo", Invalides "AS Saint-Etienne", La muette "Ségolène" (ah tiens ? ça ne colle pas !), Les volontaires "Parti Socialiste" (non plus !), La Fourche "Rocco" (encore !), &lt;em&gt;und so weiter,&lt;/em&gt; tu as saisi le principe.&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soie (comme dirait un papillon de ma connaissance), arrivé à Montparnasse, j’ai mémorisé une somme conséquente de détails. Je ne pense pas pouvoir en retenir davantage, d’autant moins que depuis qu’ils m’ont repéré, les vilains se sont détournés (il est certainement plus facile de se détourner que de détourner un airbus, soit dit en passant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sereinement, je me déporte (ce serait bête de se défenestrer d'un métro), et je m’éloigne d’un pas léger. Sans avoir besoin de tordre le cou, je devine que mes pieds nickelés sont également descendus, quelques mètres derrière moi, de leur wagon. Soudain, je lance un sprint qui ferait jaser Jazy, j’ose le dire&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;. Bruits de cavalcade derrière moi... Alors que la sonnette du métro retentit, je bondis à nouveau dans la rame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bilan de cette petite course : rien n’a changé au niveau de nos placements relatifs. Je suis dans le wagon trois, eux dans le deux. Mais ma petite ruse clarifie les intentions de chacun : je veux leur échapper, et eux en veulent à mon calbar ! Je les vois toujours, derrière le double plexiglas : ils ne s’empêchent plus de me mater, maintenant. Pire : ils me fusillent du regard ! Une salve qui ne m’ébranle aucunement, certes, mais qui en laisse présager une autre un tantinet plus concrète : Croquignol sort son soufflant, qui n’a rien d’un sous-flan, croyez-moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me dirige illico vers le fond de mon wagon, pour m’éloigner le plus possible d’eux. Une fois proche de la dernière porte, je m’accroche et tire brutalement sur la poignée de freinage d’urgence. Bien que je ne les distingue plus très bien d’aussi loin, je pense que mes deux nouveaux amis ont culbuté, comme tous les autres passagers qui avaient le malheur d’être debout quand la rame s’est brusquement arrêtée. Sans chercher à vérifier, je donne un coup de pied sec (a-t-on déjà vu quelqu’un donner un coup de pied mouillé, ou même humide ?) dans un boitier contenant un extincteur de secours. La vitre dudit boitier explose gentiment. Je me saisis de l’extincteur dont je me sers pour démolir la vitre la porte la plus proche. En un coup, j’ai ménagé une ouverture juste suffisante pour un faux-filet. En deux coups, je peux m'y faufiler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout a été calculé au quart de poil, et non pas au car de poils, aucun touriste portugais ne trainant dans les parages. Je t’explique : au moment du coup de frein, les deux premiers wagons s’étaient déjà engouffrés dans le tunnel menant à la station suivante ; mon wagon, lui, était encore face au quai, OK ? De ce fait, je peux rapidement poser le pied dessus et filer dans le dédale de couloir de la station Montparnasse, alors que mes deux loustics doivent avant tout se frayer un passage jusqu’au troisième wagon pour pouvoir sortir de la rame. Ce qui leur impose l’effraction préalable des deux vitres qui nous séparaient il y a encore 30 secondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le laps de temps ainsi grapillé me permet de gagner rapidement la sortie la plus proche. Au grand air, j’hèle un taxi. Je lui demande de me driver sans attendre jusqu’à Duroc, où je dois récupérer ma Maserati et le gone Eloi. Mon chauffeur, qui s’agite tellement sur son siège qu’il doit avoir une colonie de morbacs nichés dans le fignedé, me répond que c'est à peine à une station de métro de là. Comme je lui dis que je m'en tamponne et que je lui sucre son pourliche s'il continue à finasser, il obtempère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que mon Robert de Niro personnel agite son derche et que son taxi nous ramène vers Duroc, je fais un nouveau point. A quoi a servi cette petite excursion souterraine, menée non au pas galop, mais trot (politain) ? Les avancées sont les suivantes : je suis désormais sûr que les deux gus repérés par Eloi étaient impliqués, ensemble, dans le meurtre de Fabien Henry. Je connais désormais leurs minois et j’ai une meilleure idée du mode de fonctionnement du binôme. Bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me taraude, à présent : j’avais sous la pogne deux suspects en or massif, et faute de moyen, j’ai du mettre les adjas au lieu de les serrer. Dans une affaire lourde de trois cadavres (et la pesée n’est, à mon idée, pas définitive), débusquer deux filous dans l’heure qui suit le lancement de l’enquête est un petit miracle ; les laisser filer constitue une bévue conséquente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je choppe Eloi à Duroc, lui bonnis en trois phrases un résumé de l’épisode précédent qu’il a raté en même temps qu’il a raté le métro, puis je l’installe dans le fauteuil passager de ma guinde et retourne à la maison poupoule en quatrième vitesse. En chemin, puis sur place, je passe quelques coups de fils express comme suit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier à Mathias le rouquemoute, à qui je donne un signalement précis des deux vilains : charge à lui de trouver leurs noms et d’avertir tous les poulagas de la capitale en urgence. Je ne m’inquiète pas, le flambé va me faire ça en un temps record, il a un système de fichage ultra-perfectionné des filous du monde entier que le monde entier lui envie, justement. Si Croquignol et Ribouldingue sont des pros, il saura mettre un patronyme sur leurs tronches en moins de temps qu’il n’en faut à un cul-de-jatte aimant les culs de chattes pour se retrouver dans un cul-de-sac. Je lui demande en outre, au flambé, de se rendre à Lyon dès que possible pour fureter à la morgue et contempler les deux premiers cadavres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second appel est pour Béru, pour lui demander de suivre attentivement la recherche des deux gredins, et de prendre les choses en main en cas de besoin. Las, c’est la Pine qui répond d’une voix chevrotante que l’Enorme est suspendu jusqu’à nouvel ordre. « Mais ne t’inquiète pas, Antoine, je m’occupe toujours d’élaborer une stratégie de défense. Moi vivant, Alexandre-Benoit ne sera jamais acquitté, il sera écroué, tu peux me croire sur parole ! » Renonçant à expliquer au débris le sens des mots "écrouer" et "acquitter", je m’apprête à passer un coup de fil subsidiaire à Jérémie Blanc quand Mathias me recontacte : les crapules sont identifiées et leur signalement passe déjà de main en main dans tous les commissariats de Pantruche. Il me faxe le nécessaire avant de filer sur Lyon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reprends ma course de téléfond. Monsieur Blanc. Sa chère Ramadée est malade actuellement, et le négus s’est mis en congé pour rester à son chevet. Je lui demande nez-en-moins (ça tombe bien, sa femme souffre du syndrome du nez-vide) de prendre la place de Béru pour ce qui est du suivi des recherches de mes deux crapules. Il me fait savoir que je suis « sacrément chié », mais que je peux compter sur lui, dès lors qu’il n’est pas besoin de quitter Pantruche pour se faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pénultième échange tel-est-faux-nique avec le Tondu number one, le directeur de la police. Je lui demande de me confier l’enquête de la station Duroc et celles des deux meurtres Lyonnais. « Et quelle justification devrai-je donner au divisionnaire Deboeuf, de la criminelle à Lyon, pour le délester d’une double-affaire aussi sérieuse ? » renâcle le vieux. Je lui signale que le troisième meurtre s’est déroulé en pleine capitale : l’affaire a pris une ampleur extra-lyonnaise depuis une heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Certes, mais la victime reste "originaire" de Lyon, il me faudrait une autre raison pour vous charger, vous, et pas Deboeuf, des investigations nécessaires. » Je le renvoie à ma bibliographie : ce n’est pas une seule bonne raison de me laisser l’affaire que je lui présente, mais près de 150 enquêtes menées à bien, la grande majorité ayant été diligentée par lui-même. Je dois avoir l’air déterminé, car le vieux accepte sans trop rechigner. Je l’imagine en train de caresser son crâne-mannequin-pour-arrière-de-slip (en peau de fesse véritable) quand il me dit : « Et bien soit, San-Antonio, je vous assermente. Allez ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier coup de turlu est pour Maman. Je lui signale que je file sur Lyon pour quelques jours. Je la rassure : je vais être prudent, je ne prendrai pas froid et je reviendrai intact et vite. Comme elle insiste, j’accepte qu’elle m’envoie une valise avec quelques vêtements propres et mes affaires de toilettes. Nous convenons d’un hôtel où j’irai chercher tout ça, et où elle me réservera un chambre (car je ne vais tout de même pas dormir dehors : faut pas chambrer !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je récupère mon arme de service, un python acquis récemment et beau comme tout, et m’adresse a Eloi, qui m’a silencieusement observé pendant que je prenais les choses en main.&lt;br /&gt;- Prêt, gone ? La gare de Lyon va mériter son nom d’ici peu : on retourne chez toi ! Attrape ce papelard qui sort du fax et arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En se levant, Eloi déclare, visiblement impressionné :&lt;br /&gt;- Si je rencontrais des types de ta trempe à chaque fois que j’arrivais à la bourre à un rencard, je crois bien que je jetterai illico ma tocante aux gogues et renoncerai pour de bon à la ponctualité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il n’a encore rien vu ! &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;*&lt;br /&gt;*&lt;span style="color:#ccffff;"&gt;abc&lt;/span&gt;*&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tu veux savoir en quoi l’écriture est encore bien supérieure à la technologie ? M’en vais te l’apprendre de ce pas, Nicolas ! Tu ne pourras plus dire que San-Antonio n’est pas un vecteur de connaissance, après ça. Pardi ! Tu as dans les mains un book formidablement plein de culture et d’informations. Attention tes doigts : ça dégouline, tellement y en a !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t’explique donc en quoi mes écrits surpassent les travaux de la Nasa. C’est tout simple : moi, en un paragraphe, je passe direct de mon bureau de la maison poupoule au TGV de 15h, filant à Lyon à plus de 200 km/h. Ça me prend 10 secondes à écrire, ça t’en prend à peine plus pour le lire, et ceci, sans combi, sans harnais de sécurité, sans trucage et sans filet ! Effets secondaires ? Pas davantage. Aucun vomi, pas de vertige, niet ! Si c’est pas de la téléportation express, ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est marrant, une nympho de ma connaissance à cru un temps que TGV voulait dire « Très Gros Vibromasseur ». Ce qui a fait naître en elle un fabuleux désir, tu penses. Pour une belle désillusion, ça a été une belle désillusion ! A l’instant même, je ne me plains pas de la signification réelle du sigle. J’ai hâte d’arriver à Lyon, de me frotter à peu à cette affaire… Je demande à Eloi de me filer le fax de Mathias. Le gone regarde au passage s’il s’agit bien des gonzes qu’il avait repérés.&lt;br /&gt;- Cherche pas, môme, le rassuré-je. Avec une description signée Bibi et une recherche estampillée du rouquemoute, pas d’erreur possible !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il opine et me file le faf. Deux bobines y apparaissent, ainsi que deux noms : ENKULA Jacek et DURÊVE Yvan. Et là, je dois avouer une certaine déception : il s’agit de deux toutes petites frappes. Hé ! Quoi ! Dans un ouvrage comme celui-ci, enrichi en potassium, en oligo-élément, en vitamine A, C, Q, F, S (cul et fesses), en uranium, en action, en suce-pense, et tout le reste (dans la limite des normes), des mauvais gredins auraient leur place ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, ce sont bien eux. Yvan Durêve est peut-être le plus intéressant... il a été condamné à quelques mois de taule l’année passée pour avoir travaillé pour la Secte « Ô, Plasme ! ». Il recrutait des gogos en leur promettant une réincarnation en oursin albinos après leur mort. L’écriture manuscrite de l’enflammé précise que « Yvan Durêve est tout sauf un illuminé : il n’a accepté ce boulot que contre une part substantielle de l’argent extorquée aux victimes de la secte. Il a tout balancé pour alléger sa peine. ». Ça me confirme son rôle de mecton « à tchatche », censé repérer le contact disparu en blablatant avec les « candidats ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enkula est un Polonais connu pour avoir dessoudé quatre mecs dans son pays. « Tous à l’arme de poing » ajoute ce cher rouquemouthias. Un vice (cruciforme, sans doute) de forme dans son jugement lui a permis de ne rester qu’une paire d’années au gnouf au lieu de la ribambelle prévue initialement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quoi ? Un escroc minable et un cow-boy polak ? Au centre de mon affaire ? Voilà qui ne colle pas, comme dirait mon pote Robert Uhu. Et déjà : comment un manche comme Enkula aurait-il pu procéder à un dézingage en mode corde et un autre en mode surin ? Le gars est un maniaque du calibre. Ce serait alors l'oeuvre de Durêve ? Le gars semble pourtant préférer garder les mains propres. Non, ya pas ! Il y a un point noir comme ton fion dans cette affaire ! Les trois meurtres semblent rester étrangers les uns zozotres.&lt;br /&gt;- Un souci ? me demande le jeune d’entre Rhône-et-Saône (je connais un alcoolique qui vient d’entre Roule et Saoule).&lt;br /&gt;- Tout dépend ! dis-je en prenant la peine d’y mettre un point d’exclamation. Si le fait de rajouter au moins un troisième pied nickelé à la bande des méchants est à même de te réjouir, alors tu peux être extatique.&lt;br /&gt;- Caisse à dire ?&lt;br /&gt;- Sept à dire que j’ai la conviction que ces deux guignols, sur ce fax, n’ont pas pu aligner Pierre Charles et Cécile Baptiste.&lt;br /&gt;- Nous voilà bien ! juge Eloi (ça m’fait pas peur : c’est mon fils, ma bataille). Qui l’aurait fait alors ?&lt;br /&gt;- Ça me parait évident : quelqu’un d’autre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réponse provisoire, j’en suis sûr. Mais mine de rien, le doute m’assaille à nouveau. J’en reviens un peu à me demander si vraiment tout est lié dans cette affaire… car enfin merde, quoi ! Après cinq chapitres, je n’ai toujours aucun fil conducteur ! Cette aventure va faire baisser ma moyenne, tu vas voir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Cette allitération en "zz, jzzz, jzz" évoque parfaitement le caractère pressé, fusant, furtif de l’action. Bravo San-Antonio !&lt;/em&gt; signé Racine&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-8931710075002071645?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/8931710075002071645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/02/san-antonio-lisara-chapitre-5.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/8931710075002071645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/8931710075002071645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/02/san-antonio-lisara-chapitre-5.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 5'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-8175891897616874257</id><published>2010-01-25T08:05:00.010+01:00</published><updated>2010-03-17T10:45:57.821+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 4</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;Ne confondez pas « Retour de bambou » et « come back de chanteuse »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ce qu’il se passe par la suite est nettement moins bath, figure-toi, ami acheteur (car ce serait hypocrite de t’appeler uniquement lecteur, quand ce qui m’intéresse le plus chez toi, c’est bel et bien l’oseille que tu me procures en achetant mes écrits). La grosse standardiste, Nadine, effarouchée par le verbe béruresque, a mis ses menaces à exécution en entamant une procédure à l’encontre de sa Majestée la grosse pomme. L’affaire se présente d’autant plus mal que le pépère a récidivé dans le « marcellement-sextuel » le lendemain du coup de téléphone virtuosement&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; raconté dans le chapitre précédent. Béru vient de recevoir une convocation en conseil de discipline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Avais-tu besoin, hé, Baudruche, d’aller ré-attaquer cette mocheté au lendemain d’une menace de représailles aussi claire ? je gronde.&lt;br /&gt;- C’tait t'une façon d'mettre les poings sur les vits ! m’assure Béru. Elle avait tell'ment après-skié mes performanches, que je m’suis dit qu’remett’ le couvert, en signe de pet, était le meilleur moyen d'passer loutre cette histoire.&lt;br /&gt;- Mais comprends-tu, bougre de tubercule papatéen, qu’elle a maintenant deux témoins contre toi ?&lt;br /&gt;- Mets-toi z’à ma place, Sana : les mômes Sylvie et Pauline étaient au turf au standard, j’allais quand même pas les fout’ dehors, si ? Ma constance professionnelle m’interdit d’empêcher trois gerces de turbiner en six-mules-tannées ! Qui aurait répondu en cas de coup de bigniou ? Tu peux me l’dire ? Tézigue, p’t-être ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apparait alors, à la porte de mon burlingue, César Pinaud, que l’affaire Bérurier a provisoirement tiré de sa retraite pour le rapatrier vers chez nous. Avec son mégot de trente ans aux lèvres, sa tête de derche dépressif, il s’est mis en tête de sortir le Gros de la mouise, et il potasse depuis ce matin le code de bonne conduite de la police française.&lt;br /&gt;- Salut, Antoine, dit-il d’une voix aussi fripée que lui-même. Je peux t’emprunter Alexandre-Benoit quelques minutes ? Nous devons convenir d’une ligne de défense cohérente avant sa comparution devant le conseil, après-demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Pine m’attendrit autant qu’il m’agace, ces temps-ci. Son dévouement confirme qu’il est sans conteste (mais également sans stratégie valable) une des plus belles âmes de ce monde. Mais il me semble surtout terriblement gland, avec son chemisier, rentré à la va-vite dans son triste slibar, lui-même dépassant de plusieurs centimètre au-dessus de son bénard (ses antiques bretelles ont explosé le jour où Béru a voulu en faire un lance document pour ne plus avoir à se lever au bureau).&lt;br /&gt;- Courage, je grommelle en quittant la pièce. Et je me demande si le « a » n’est pas de trop.&lt;br /&gt;- Merci, répond la Vieillasse d’un ton solennelle. Oh, attends avant de partir… tiens, tu pourras relire ceci ? me demande-t-il en me tendant une feuille qui a sans doute servi de papier-cul à un vendeur de laxatif. C’est mon argumentaire pour Béru, j’ai peur d’y avoir laissé une ou deux coquilles…&lt;br /&gt;- Des coquilles ? marmonné-je. Tu es bien sur de l’opportunité de la lettre « q » ?&lt;br /&gt;- Tu t’aigris, Antoine, glapit la Guenille, visiblement vexé, mais que je soupçonne de n’avoir pas compris mon trait d’esprit. Tu devrais manger tu sais quoi ? Des carottes. Ça rend aimable, les carottes.&lt;br /&gt;- Et, pour le coup, je ne saurais te suggérer assez de ne pas oublier le « a », ajoute une voix depuis le couloir, par la porte ouverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est Eloi (c’est tes lois, cette haie loua, sept hait l’oie, ces tel ouah).&lt;br /&gt;- Gone ! m’étonné-je. Que nous vaut ta visite ?&lt;br /&gt;- Si c’est possible, j’aime autant te le dire en privé, élude-t-il provisoirement.&lt;br /&gt;- Sensass’, figure toi que mes collaborateurs étaient justement en train de quitter mon bureau.&lt;br /&gt;- Mais Antoine, braie Pinaud, c’était toi qui partais…&lt;br /&gt;- Hé bien c’était une erreur ! contre-attaqué-je. Ici, c’est mon burlingue, j’en dispose comme je veux, et toi tu m’indisposes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Penaud, Pinaud s’évacue mollement. Bourru, Béru craque une louise. Et Eloi peut prendre place. Je dois avouer ceci, ami constipé (car je n’ignore pas que beaucoup de mes bouquins terminent leur carrière aux cabinets –comme les docteurs et les avocats, du reste, je vous laisse apprécier le standing !), je dois t’avouer ceci, donc : je ne t’ai pas tout dit. Si je suis aussi bienveillant avec ce jeune gars que je connais à peine et avec qui je me suis castagné par téléphones interposés il y a trois jours, c’est parce qu’il a la mine d’un mineur dont la mimine aurait déclenché une mine, exterminant au passage la mine de son crayon.&lt;br /&gt;- Ça ne va pas fort ? m’inquiété-je.&lt;br /&gt;- Non, il lâche. J’avais raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me gaffais bien d’une merdouille de ce type. Je vais même te dire : dès que j’ai vu sa bouille, j’ai compris qu’il y avait eu du vilain entre Saône et Rhône. J’apprécie assez son non-triomphalisme, au gamin : vu la manière dont s’est terminée notre dernier échange de points de vue, il pourrait me rentrer dedans, mais il s’en abstient.&lt;br /&gt;- Un troisième macchab' ? je pronostique.&lt;br /&gt;- Voilà, confirme-t-il.&lt;br /&gt;- De l’Isara ?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Double prénom ?&lt;br /&gt;- Oui, encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, mes petits biquets, s’annonce une question des plus emmouscaillantes.&lt;br /&gt;- C’est la personne pour qui tu craignais ?&lt;br /&gt;- Non… moi, je pensais à Bérangère Michel, une chouette nana que j’ai parfois un peu tripotée. Mais c’est pas mieux : j’avais oublié qu'un de mes meilleurs potes s’appelait Fabien Henry. Nous, on l’appelle « N’a-qu’une-fesse » depuis des années…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme quoi, quand tu poses une question gênante, il faut t’attendre à une réponse qui ne l’est pas moins ! D’ailleurs, j’ai remarqué que les questions sont rarement indiscrètes, pertinentes, sympathiques, de fond, de forme, de face ou de profil. Ce sont bel et bien les réponses qui sont tout ça ! Enfin brèfle, comme dirait l’enflure.&lt;br /&gt;- Désolé pour ton ami N’a-qu’une-fesse, je murmure sincèrement. Comment est-ce arrivé ?&lt;br /&gt;- Bastos dans le cassis.&lt;br /&gt;- Quand ?&lt;br /&gt;- Il y a 15 minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors là, je tressaille comme il faut, mes frères. C’est du tout récent : attention, forfaiture fraîche !&lt;br /&gt;- Où ?&lt;br /&gt;- Station de métro Duroc, sur la ligne 13.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le môme devine que, s’il ne dit pas tout d’un coup, il va subir toute la batterie, non pas de cuisine, non plus que celle de Ringo Starr ou celle de ton baladeur, mais bien toute la batterie de questions qu’un flic pose à un témoin. Il s’apprête à tout déballer, mais je l’arrête d’un geste.&lt;br /&gt;- Tu me raconteras tout le reste en route, gone.&lt;br /&gt;- Où va-t-on ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi, mon ami voyageur (car un certain nombre de mes bouquins est gentiment vendu dans les boutiques Sncf pour désennuyer les usagers), tu l’as bien deviné, je suppose ? Oui ! Bravo, on retourne sur les lieux du crime. J’en affranchis Eloi en passant mon lardeuss.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant qu’on chemine, Eloi raconte :&lt;br /&gt;- On est venu à Paris pour le salon de l’Agriculture, le père de Fabien est exposant, il fait du pâté, et il a besoin d’aide sur son stand. Ce midi, on est allé manger chez un ami à moi vers Duroc. Alors qu’on entrait dans le métro pour retourner au salon, y eu une bousculade, Fabien s’est vautré. J’ai commencé par me marrer, ce qui était plutôt malvenu, car le pauvre vieux ne s’est jamais relevé. Quand j’ai vu qu’il y avait du raisin sur le sol, j’ai compris que quelque chose déconnait. J’ai vu un type ranger furtivement quelque chose dans sa parka, j’ai cru voir un pétard avec silencieux, mais je suis sûr de rien. Je me suis cassé vite fait : j’étais pas rassuré-rassuré, et j’ai pensé qu’il valait mieux venir t’affranchir directement.&lt;br /&gt;- Bon réflexe, gars.&lt;br /&gt;- Ce ne sont plus des coïncidences, non ?&lt;br /&gt;- Mes coïncidences en prennent plein le dargiflard avec ce nouveau coup, admets-je. Je te promets de me retourner les méninges pour tirer ça au clair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sidi, je me demande encore un peu s’il y a un lien à tous ces meurtres. Sont-ce des meurtres à chaque fois, d’ailleurs ?&lt;br /&gt;- T’as su si le pendu avait été pendu de force, d’ailleurs ?&lt;br /&gt;- Affirmatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Un prof, un étudiant, une étudiante. Pendaison, égorgeation, flinguation. A l’Isara, à un autre endroit dans Lyon, à Paris. Ce merdier ! T’y vois clair, toi ? Moi pas. Je capte pas le fil qui relie tout ça ensemble. Cette affaire s’annonce comme une tarte ratée : elle ne se tient pas, dégouline, se répand, et il parait impossible de la tenir fermement et entièrement à une main. Mais nous n’en sommes qu’au commencement ! J’interroge :&lt;br /&gt;- Maintenant qu’un troisième nom grossit la liste, tu vois un dénominateur commun aux victimes ? Une dénominateur commun qui t’aurait échappé ?&lt;br /&gt;- A part l’Isara, répond Eloi, et les deux prénoms, non.&lt;br /&gt;- Nom de nom ! ponctué-je avec à propos. Doit pourtant bien y avoir une raison pour laquelle on dézingue à tout va le personnel de l’Isara. Qui s’amuserait à bousiller toute une liste d’honnêtes gens pour le simple motif qu’ils ont un prénom pour patronyme ?&lt;br /&gt;- J’y pige rien, répond Eloi, ce qui constitue une réponse honnête mais moyennement utile.&lt;br /&gt;- Décris-moi toujours le type au flingue, je demande.&lt;br /&gt;- Chais pas trop si c’était vraiment un poinçon, Commissaire. Mais bon, disons que c’était un grand. Bonnet et parka noirs. Sale gueule... Il s’est glissé dans le métro une seconde après que je l’ai vu, et il était loin…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu parles d’un indice ! Je jette un coup d’œil par la vitre de ma Maserati : des types grands, habillés de noirs, j’en aperçois déjà cinq ou six sortant de la bouche de métro la plus proche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je conduis ma chignole sans ménagement, avec le gyrophare, deux roues sur le trottoir quand il faut contourner un embouteillage, les pneus qui crissent et le toutim, mais Eloi ne semble pas inquiété. Pas par ma conduite, en tout cas : il se laisse bringuebaler au gré des secousses qu’imposent l’allure sportive de mon bolide sans même tenter de s’accrocher. Mais il est pâle comme le dargif d’une pharmacienne et je me demande in petto si retourner précisément là où son poteau a lâché la rampe le réjouit.&lt;br /&gt;- T’as pas remarqué quoi que ce soit de bizarre ces derniers temps avec N’a-qu’une-fesse ?&lt;br /&gt;- Boarf…&lt;br /&gt;- Comportement anormal, fréquentations inhabituelles ? tenté-je de l’aiguiller.&lt;br /&gt;- Peut-être un type, ce matin au salon... Pendant tout le trajet pour te rejoindre, j’ai bien réfléchi à ça, et je ne vois rien d’autre : un mec s’est approché de lui, lui a posé deux-trois question de base sur le pâté Henry, puis il lui a demandé s’il était le fils du proprio, et si oui duquel.&lt;br /&gt;- Y a deux proprio pour les pâtés Henry ?&lt;br /&gt;- Ouais : le père de Fab travaille en collaboration avec un associé du nom de Paillant.&lt;br /&gt;- La suite de la converse ?&lt;br /&gt;- Le type a engagé la conversation sur N’a-qu’une-fesse : ses études, ses projets… je n’ai pas suivi le babillage en plein : j’avais à faire. Mais j’ai bien remarqué que le type n’avait pas vraiment le profil d’un gars proche de l’agriculture, ni du pâté, ni de quoi que ce soit ayant un rapport avec le stand du père de N’avait-qu’une fesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris intérieurement (essayez de sourire intérieurement, vous verrez comme c’est difficile !) à cette adaptation du sobriquet, mais ne laisse rien transparaître et invite Eloi à poursuivre.&lt;br /&gt;- Ce midi, avec Fab, on en a reparlé en se marrant, de ce gars. Dans les salons, tu rencontres toujours des zigs lourdingues qui s’accrochent à tes basques pendant deux plombes. C’est chiant comme la lune sur le coup, mais toujours assez marrant d’en reparler après coup. Mais là c’était carrément spécial : le gars a fini par poser des questions un peu bizarres, du genre « en soirée étudiante, vous buvez ? vous fumez, peut-être ? », tu vois le topo ?&lt;br /&gt;- Il lui a proposé de le fournir en schnouf ?&lt;br /&gt;- Quasi… à demi-mot…&lt;br /&gt;- Il a répondu quoi, ton poteau ?&lt;br /&gt;- Je sais pas trop… je suppose qu’il a dit qu’il n’était pas intéressé. Fab et moi on piccole, mais on est pas trop fumette, ni poudrette.&lt;br /&gt;- Description du gazier, bitte schön ?&lt;br /&gt;- Barbu, brun, l’air un peu bucheron. Pas très grand…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je turbine un maximum. Le magazine Phosphore pourrait venir faire un numéro complet sur moi, à cet instant ! Se pourrait-il qu’une histoire de stupéfiant soit à l’origine de ce micmac ? Pourquoi pas ! Et puis je n’ai pas grand-chose d’autre à me mettre sous la pogne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voici à Duroc (station de métro qui aurait pu tout aussi bien s’appeler Ducap, Dupic ou Du-que-dis-je-c’est-une-péninsule, comme me le confiait Edmond Rostand il y a peu). Nous nous engouffrons dans les profondeurs souterraines du métro qui est bien soigné, puisqu’il est poli-teint. Je dresse ma brème magique devant le pif des matuches qui sont déjà sur place et nous accédons au cadavre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le sol brun du quai, le corps de Fabien Henry paraît bien pâlot. Je remarque que le pseudonyme du défunt n’était pas mal choisi : parfaitement allongé sur le dos, il a pourtant le bassin légèrement tordu, car une moitié de son prosibe est assez nettement moins volumineuse que l’autre. A côté de moi, Eloi a les yeux rivé sur son camarade. Les macchabés, quand on n’a pas l’habitude, ça aimante toujours le regard. Qu’une gerce des plus canons passe à côté de toi en te lançant des œillades coquines n’y changera rien, tu n’auras d’attention que pour la dépouille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je plonge la louche dans les poches de cet étudiant qui n’étudiera plus grand-chose. Larfeuille, téléphone portable comme les jeunes d’aujourd’hui, paquet de clopes (des light, si tu veux tout savoir), paquet de prospectus « Les pâtés Henry-Paillant ». Podzib, autrement dit ! Par acquis de conscience, je feuillette le tas de prospectus, des fois qu’un papelard s’y soit intercalé. La démarche (que j’ai toujours préféré à la décrève !) est payante : il n’y a rien que des prospectus dans le paquet, mais l’un d’eux n’est pas « Henry-Paillant », mais « Cerles &amp;amp; Fesse, assurances agricoles ». Le papier glacé est le support d’une bafouille manuscrite :&lt;br /&gt;«&lt;em&gt; Le faux plafond, c'est toi ? Si oui, appelle ce numéro avant 13h00. Bonne prime à la clé. &lt;/em&gt;», suivi d’un numéro de turlu portable sans les quatre derniers chiffres. « &lt;em&gt;Ajoute la date du vol moins quatre jours pour avoir le numéro complet &lt;/em&gt;», précise une ligne supplémentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est râpé pour le numéro de bigot : je n’ai pas la moindre idée des quatre chiffres manquants, et aucune piste pour les deviner. Le type qui a mis ça là était un pro, en tout cas : avec ce code il brouille la seule piste qui permettrait de remonter à lui sans avoir besoin de revenir faire le ménage dans les poches du gamin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma tocante est formelle : si je prends en considération le temps qu’a mis Eloi à me rejoindre et celui que nous avons pris pour rappliquer, alors l’ami N’a-qu’une-fesse a été abattu aux environs de 13h. Intéressant !&lt;br /&gt;- Hé, Gone, t’as pas lâché ton pote d’une semelle, aujourd’hui ?&lt;br /&gt;- Bah je l’ai pas suivi jusque dans les chiches, mais sinon, je l’ai toujours eu en vue.&lt;br /&gt;- Il a passé un coup de fil ?&lt;br /&gt;- Nada. Son téléphone ne marche plus, il emprunte le mien en cas de besoin.&lt;br /&gt;- Il t’a parlé de ceci ? dis-je en tendant le prospectus « Cerle &amp;amp; Fesse »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eloi déchiffre et délettre, puis hausse les sourcils.&lt;br /&gt;- Négatif… il ne s’est probablement même pas rendu compte de la présence de ce truc : nous avons en permanence cent tracts à distribuer dans les poches de nos nippes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mine de diamants&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt;, j’échafaude silencieusement un scénario.&lt;br /&gt;A) Une bande –un barbu et un grand habillé de noir, au moins– cherche à joindre « un contact ».&lt;br /&gt;B) Après deux essais manifestement soldés par des échecs, la bande insiste : le barbu tente d’approcher Fabien Henry : questions sur son nom, sur son école, pour être sûr de ne pas se tromper. Il lui refourgue un message codé : ordre d’appeler un numéro codé dans un délai précis.&lt;br /&gt;C) J’imagine que s’il avait été « le contact », Fabien Henry aurait compris à qui il avait affaire quand le barbu l’a cuisiné.&lt;br /&gt;D) N’étant pas ce fameux contact, le gamin ne se rend compte de rien, pas même qu’on lui a refilé un ultimatum. Il ne s’inquiète donc de rien.&lt;br /&gt;E) Devant cette non-réponse, le grand sapé de noir dégomme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interrogations pour le cas où ce scenar est le bon : y a-t-il une histoire de came derrière tout ça, comme le laisse suggérer certaines questions du barbu ? Les autres victimes ont-elles été contactées de la même manière ? Les meurtres sont-ils systématiques, ou pas ? Autrement dit : quand ils auront mis la main sur le contact recherché, les vilains le supprimeront-ils, ou ont-ils d’autres projets pour lui ? Une chose semble sûre : la « bande » n’a visiblement que deux indices sur la personne qu’ils cherchent : il a un prénom comme nom de famille, et il est lié à l’Isara. Partant de là, notre gang tâtonne. Bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vois rien d’autre à faire ici, et je sens le petit Eloi tout chose, comme dirait Alphonse Daudet. Je m’apprête donc à suggérer de mettre les adjas vite fait, quand une rame métro apparait dans le tunnel. &lt;em&gt;Sochaux must go on !&lt;/em&gt; comme on dit dans le Doubs. Un pauvre type laisse son sang dégouliner tristement le long du quai, mais le métro ne s’arrête pas. On ne va pas retarder des centaines d’autres usagers RATP à cause d’un seul d’entre eux ! Encore moins un qui n’a désormais plus d’activité urgentes à effectuer… Les flics en place empêchent les badauds d’entrer ou sortir de la porte la plus proche du cadavre, pour respecter un périmètre d’investigation. Pour le reste : circulez, y a rien à voir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le métro s’arrête, dégueule un paquet de types et de nanas moroses, en aspire tout autant, et s’apprête à repartir. Mais, juste avant la fermeture des portes, quelque chose de pas banal se produit : deux têtes sortent du premier wagon par la même porte, l’une au-dessus de l’autre. On ne distingue pas les corps des deux têtes : ils sont hors de vue, à l’intérieur de la rame. Les têtes se rétractent simultanément après que les deux paires d’yeux y afférant ont inspecté furtivement les quais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vision s’est faite fugace, mais je n’ai aucun doute… les deux têtes étaient ainsi disposées : un bonnet noir en haut, une barbe brune en bas. En deux foulées, je suis dans le métro, d'où je fais signe à Eloi de m'attendre là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Ce passage est réservé à ceux qui liront ma prose en 2017, que l’adverbe « virtuosement » sera intégré au Larousse.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; Hé, les gars, vous êtes dans un bouquin d’élite ! Ne vous attendez pas à lire « mine de rien », je navigue plus haut que ça !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-8175891897616874257?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/8175891897616874257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/01/san-antonio-lisara-chapitre-4.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/8175891897616874257'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/8175891897616874257'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/01/san-antonio-lisara-chapitre-4.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 4'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-1180789405068414858</id><published>2010-01-04T17:47:00.010+01:00</published><updated>2010-03-17T10:44:48.768+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 3</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;Attention : « Téléphon » ≠ « t’es félon ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;L’Hénaurme ne ferait pas un bon secrétaire : il décroche le combiné, puis le porte comme il convient, l’écouteur au niveau des esgourdes et le micro à hauteur des chicots. Mais la suite est nettement moins conventionnelle. Le Gros termine de s’éclaircir la gorge d’un rot surpuissant que moi-même, je n’ai anticipé : je sens une de mes mèches qui fait l’essuie-glace sous l’effet de la bourrasque. Béru me fait remarquer :&lt;br /&gt;- C’t’une boisson de gonzess’, c’est entendu, mais ni-veau du renvoye d’gaz, faut z’admettre que c’est corrèc’.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voix aigre de l’une des standardistes de la grande taule jaillit du combiné de manière si perçante que je peux capter sans souci sa tirade :&lt;br /&gt;- C’est des manières de répondre au téléphone, ça, oui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Béru semble se rappeler à cet instant précis l’utilité de l’objet qu’il tient dans sa main.&lt;br /&gt;- Ah c’est toi, Nadine. C’est poilant que tu me contactasses au moment même où j’évoquasse ton nom ! pouffe l’enflure. Y a pas deux secondes, je rouscaillais t’à propos de la Grosse Nadine !&lt;br /&gt;- Plait-il ? réplique la réceptionniste, sur la défensive.&lt;br /&gt;- Laisse, c’est trop spiritueux, affirme Béru en m’adressant un clin d’œil entendu. Mais restons pro-fesse-Lionel… queue de veau&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; ce coup de turlu ? Un coup d’chibron express, kiff la dernière fois ? ajoute-t-il avec un nouveau clin d’œil plus polisson.&lt;br /&gt;- Ça ne va pas ? rugit l’autre dans le combiné. Gros proc ! Parlez-moi encore une fois sur ce ton et je fais un rapport pour harcèlement !&lt;br /&gt;- Dis donc, grosse mère, si j’suis un thon, t’es bien ma morue, s’impatiente Béru. Qu’je sache, t’as pas tant jaspiné quand j’t’ai proposé un limage feurst quoility, au pot de départ de l’adjudant Tifrice !&lt;br /&gt;- Oh ! s’indigne la mégère. Vous… Vous avez honteusement profité de mon état de… hum… légère ébriété pour me violer à demi ! C’est uniquement pour éviter des tourments à mon pauvre mari que je n’ai pas porté plainte !&lt;br /&gt;- Pour éviter les tourments zou pour éviter les comparussions entre ses séances de paf à celle qu’j’t’ai poprosé ? ricane la grosse pomme. M’semble bien t’avoir entendu jacter qu’t’avais jamais z’autant pris ton panard qu’pendant not’petite affaire !&lt;br /&gt;- Gros dégueulasse ! vagit la standardiste, apparemment à court d’argument après la dernière remarque du gros.&lt;br /&gt;- Greluche ! réplique Béru en raccrochant violemment. Non mais l’aut’ ! ajoute-t-il en décapsulant rageusement une nouvelle cannette. Porter pleinte... T’entends comme elle est prose-et-derrière !&lt;br /&gt;- On dit « procédurière », je soupire. Je te signale que tu parlais toi-même demander une sanction contre Poilala il y a deux minutes. Et gaffe à la boisson, gros, tu vas encore en mettre plein ton burlingue !&lt;br /&gt;- Nez crainte, j’suis z’habitué doré d’l’avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le téléphone sonne alors que Béru s’octroie un spectaculaire cul-sec, ce qui m’offre l’opportunité de répondre à sa place. La môme Nadine ne me laisse pas le temps d’articuler la moindre syllabe :&lt;br /&gt;- Attendez-vous à des emmerdements, sac à merde ! Votre rapport, vous l’aurez, et salé, encore ! Et maintenant, passez-moi le commissaire San-Antonio s’il est dans votre bureau, et dans le cas contraire, téléphonez directement votre avocat sans trainer, immonde raclure ! Pervers ! Dégueulasse !&lt;br /&gt;- Commissaire San-Antonio, je gazouille. N’en jetez plus, s’il vous plait chère madame, et faites moi savoir l’objet d’un si agréable appel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léger flottement sur la ligne.&lt;br /&gt;- Oh, monsieur le comm… je suis si… je pensais que c’était… balbutie la vachasse.&lt;br /&gt;- Dites, mon chaton délicieux, ne nous comprendrions-nous pas mieux si vous alliez jusqu’au bout de vos phrases ?&lt;br /&gt;- Euh… euh… une communication pour vous depuis Lyon, Commissaire, bégaye la standardiste.&lt;br /&gt;- C’est mieux, mais je vous signale que cette fois vous avez oublié le début de la phrase, remarqué-je poliment. Je vous en prie, transmettez-moi l’appel venu de la capitale des Gaules, mon interlocuteur doit s’impatienter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait clic, clac, ça connecte, déconnecte, reconnecte, insecte, débecte, humecte, puis une voix se fait finalement entendre.&lt;br /&gt;- Commissaire ?&lt;br /&gt;- Moi-même, confirmé-je (car après tout, c’est bien moi !).&lt;br /&gt;- Ici Eloi ! Vous vous rappelez ? La gare de Lyon Part-Dieu, il y a quelques années, à peu près ?&lt;br /&gt;- Et comment ! confirmé-je. Le Grouchy de la drague ! Tout en étant le Zorro du rencart compromis, le pornophile du (Roc)code de la route, le Fangio de la Twingo, le Sherlock Holmes de la gare de Part-Dieu, le métaphoriste de la baise athlétique, mais également le gentleman cabrioleur ! Quoi de neuf, gars ?&lt;br /&gt;- Une affaire criminelle qui nécessite un commissaire doué, pas trop obtus, vous voyez le genre ? répond-il sans détour.&lt;br /&gt;- Cinq sur cinq, l’ami, réponds-je, curieux. Je t’écoute.&lt;br /&gt;- Je suppose que vous avez eu vent des deux meurtres de Lyon, la semaine passée ?&lt;br /&gt;-Refais-moi un topo, pour voir ? je demande, car si ces meurtres m’évoquent vaguement quelque chose, je n’ai suivi ces faits d’hiver (nous sommes en février) que de loin. En me tutoyant, je préfère, ça sera plus fluide.&lt;br /&gt;- Vendu ! approuve-t-il sans faire de chichi. Voilà l’histoire en schématique : Cécile Baptiste, une étudiante de mon école, a été tuée lundi dernier pas loin de chez elle, égorgée. Pierre Charles, un de mes profs, a lui été retrouvé pendu dans son bureau jeudi. Mon école, c’est l’Isara (Institut Supérieur d’Arnaques Supérieures Appliquées), je suis en dernière année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux macchab’ ont effectivement fait couler beaucoup d’encre la semaine passée dans la région de Lyon (dans la rade de Marseille, ça aurait sans doute fait couler beaucoup d’ancres, mais passons).&lt;br /&gt;- J’ai lu quelque chose là-dessus, Eloi. Mais je ne savais pas que les deux victimes avaient un lien avec une même école.&lt;br /&gt;- Normal : les deux meurtres ont été traités séparément dans la presse. L’âge, le sexe, et les centres d’intérêt des deux assassinés, ainsi que les lieux et les modalités des crimes, tout oppose les deux affaires. Mais je vois deux points communs que tout le monde ignore, les torchons comme les volailles.&lt;br /&gt;- Doucement, gars, doucement, calme-le-jeu-je. Tu me parles de « meurtres », de « crimes », d’« assassinats », mais dans le cas du pendu, si je n’ai rien raté, on parle encore d’un potentiel suicide.&lt;br /&gt;- Je sens bien que ça ne colle pas, réplique Eloi. Je connaissais bien Pierre Charles. C’était un bon prof, heureux de ce qu’il faisait, un peu pochard aux entournures, mais pas dépressif.&lt;br /&gt;- Admettons, admets-je (comme quoi, je reste cohérent !). Quels sont d’après toi, les deux éléments relatifs aux morts et ignorés par la marée-chaussée locale ?&lt;br /&gt;- Leur lien avec mon école, déjà, explique le jeunot. Ta réaction me prouve que, pour quiconque ne suit pas les deux affaires de près, cet élément concordant n’est pas mis en avant.&lt;br /&gt;- Et l’autre point commun ?&lt;br /&gt;- Les patronymes des victimes : ce sont deux prénoms. Charles, Baptiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je soupire le plus imperceptiblement possible pour ne pas vexer le gamin. Ce qui m’arrive en ce moment est très fréquent pour un superflic de ma trempe. Mon talent, ma sagacité, ma force de déduction et ma force tout court, mes relations, mon habileté et mes chaussettes extra-extensibles (car avec tout ce qui précède, mes chevilles taillent large !) poussent tout un chacun à s’adresser à moi dès qu’un pet foireux se fait entendre ou sentir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde veut être « celui-qui-a-mis-le-super-héros-sur-un-coup ». Ça ne rate jamais ! Le concierge, qui assure avoir vu le locataire du 12 fricoter avec des zigs pas recommandable ; le boulanger, certain que le boucher d’à côté se cure le nez sans mettre ses gants ; le locataire du 12 qui sent une odeur suspecte dès qu’il passe devant la loge du concierge ; n’importe qui, suspectant sa belle-mère de recel à la sauvette… des histoires qui ne partent de rien, qui ne valent rien, et qui ne donnent rien. Trois fois rien, en somme (comme diraient les gens d'Amiens).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis habitué, mais cette fois-ci, une déception m’étreint aussi efficacement qu’une lumière m’éteint ou qu’un TGV m’est train. Eloi, je le voyais au-dessus de ça. Son ton, la manière dont il cause, pourtant, me rappellent clairement la sympathie et la finesse qu’il m’a évoqué du départ. Béru lâche un nouveau rot, et je constate en comptant une demi-douzaine de canettes vides sur le reliquat du buvard de son bureau que j’ai du rater trois ou quatre éructations. J’essaye d’être diplomate avec le futur diplômé de l’Isara.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eloi, franchement, ça me parait faiblard, désolé.&lt;br /&gt;- J’avais dit que je cherchais un flic pas trop obtus, et tu m’avais répondu que tu étais l’homme qu’il me fallait, objecte le gamin.&lt;br /&gt;- Y a obtus et obtus, gars ! Je veux bien contacter discrètement les responsables de l’enquête…&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Les &lt;/em&gt;enquêtes, rectifie Eloi. Je t’ai dit qu’elles étaient traitées séparément.&lt;br /&gt;- Bon, je peux passer &lt;em&gt;des &lt;/em&gt;coups de fils, coupe-je-la-poire-en-deux. Mais à ce stade là, je ne peux pas descendre sur Lyon avec la crème de mes équipes et virer les collègues lyonnais à coup de targette dans le fion sur deux simples coïncidences. Car c’en sont, Samson !&lt;br /&gt;- « A ce stade là » ? répète mon interlocuteur, dont la voix trahit le désappointement. Donc tu attends un troisième cadavre isarien à deux prénoms avant de te mobiliser, si je saisis bien ?&lt;br /&gt;- Oh, dis ! je m’agace. Je ne te dois rien, le môme, que je sache. Tu m’as sifflé une gerce sous le pif et devant le paf, si ma mémoire est bonne : c’est pas ça qui te donnerait le droit de gérer ma carrière, non ?&lt;br /&gt;- Commissaire, tu ne piges pas. Je ne te parle pas de toi, ni de ta carrière, mais d’une possible troisième victime !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dites, il commence un peu à jouer avec mes testiboules, ce morveux. Voilà qu’il sort les violons moralisateurs pour m’entrainer dans son histoire tartignolle ! Tiens, au fond, je me demande s’il est pas en train de bédauler liquide dans son caleçon… Je m’emporte :&lt;br /&gt;- T’as le traczir, gamin ? Ton nom de famille, c’est Jean-Claude, c’est ça ?&lt;br /&gt;- Vous brulez, commissaire, mais ce n’est pas de moi dont il s’agit, lâche-t-il froidement.&lt;br /&gt;Ce retour impromptu au vouvoiement achève de me mettre en renaud.&lt;br /&gt;- Bon écoute, tes gamineries, je m’en tamponne les marrons, c’est vu ? J’ai d’autres choses à faire que changer tes couches, figure-toi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là-dessus, je tends le combiné en direction du clapoir répugnant de Béru qui n’a rien suivi à la conversation, mais qui s’apprête précisément à lancer un nouveau gaz buccal épais. Une fois l’éructation lâchée, je raccroche aussi violemment que Gradube il y a cinq minutes, et je sors mon mouchoir de poche recta pour essuyer ma main pleine de substance gluante et panachée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; A moins qu’il n’ait voulu dire « que me vaut » ? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-1180789405068414858?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/1180789405068414858/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/01/san-antonio-lisara-chapitre-3.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/1180789405068414858'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/1180789405068414858'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/01/san-antonio-lisara-chapitre-3.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 3'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-7198880555098884695</id><published>2010-01-04T17:41:00.008+01:00</published><updated>2010-03-17T10:40:45.676+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 2</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;Ne confondez pas « bière panachée » avec « chouette cercueil »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Si je te parle de ce gone, ami liseur&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;, c’est qu’il va faire, aujourd’hui même, une nouvelle irruption dans mon actualité personnelle. Mais ça, je ne le sais pas encore. Ce que je sais, c’est qu’il y a un attroupement dans un des couloirs de la maison poupoule, et exceptionnellement, ce n'est pas autour de la machine à café. Sagace comme tu l’es (et je te sais également salace), tu as tout de suite deviné qui en est à la l’origine.&lt;br /&gt;- Toi, Poilala ! tonne Bérurier en malmenant le brigadier du même nom. Mon vieux qu’on plisse ! Quasimodo&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt; mon frère ! Toi, à qui j’aurais donné le bon pieu sans conviction ! Comment pusses-tu me trahir, moi qui avais fesse de toi mon confit-dent ?&lt;br /&gt;- Trahir ? balbutie Poilala. Mais pas du tout…&lt;br /&gt;- Si, parfaitement, c’est littoral&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftn3" name="_ftnref3"&gt;[3]&lt;/a&gt; : tu es l’hauteur d’une trahison un-tole-l’érable !&lt;br /&gt;- Calme, gros ! interviens-je en fendant les rangs de spectateurs.&lt;br /&gt;- J’aimerais que tu soisses à ma place, hé, sans rire, rouscaille la Bedaine sans lâcher Poilala. Si tu n’avais ne fusse-t-il qu’une vaguelette idée du crime que ce triste cire vient de comète ! Figure-toive que ce cornichon, pire que Judas Hisse-carotte, s’est juré de m’empoisonner ! Testuel !&lt;br /&gt;- Quand cesseras-tu de te donner en spectacle, ô pomme de terre suprême, je réplique à voix basse.&lt;br /&gt;- Tu m’as pas écouté, mec ! Je te parle d’un con-plot pour porter à teinte à mes jours ! Si m’vient l’idée d’faire un rapport, j’le f’rai virer de la rousse en moins d’deux !&lt;br /&gt;- Allons dans ton bureau, Bibendum ! je suggère. On pourra en parler, et Lucrèce Borgia ne t’y trouvera pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gros finit par lâcher le malheureux Poilala, qui m’a l’air légèrement plus aplati qu’à l’accoutumée, puis il se dirige vers son bureau, non sans maugréer une suite de mots inaudibles parmi lesquels je ne distingue que « binouse » et « dugland », ce qui ne me donne aucun indice solide à propos de la trahison supposé de Poilala. Avant de refermer la porte, j’intime à tous ceux qui ont assisté à la scène de retourner au turf sans tarder s’il vous plait, non mais oh les Français ne vous payent pas pour faire la ronde dans les corridors, sapristi !&lt;br /&gt;- Accouche, gros, demandé-je en posant prudemment mon illustre postère sur le coin d’une chaise couverte de ce qui ressemble bien à de la rillette de porc. Pourquoi t’en prendre ainsi à Poilala ?&lt;br /&gt;- Voilà l’topo, commence-t-il, l’air mauvais, en piochant dans l’un de ses tiroirs une canette de je-ne-sais-quoi-mais-probablement-pas-recommandé-par-l’administration-policière. J’ai fait l’erreur de demander à cet empaffé d’Poilala d’aller à les pisseries du coin de la rue pour m’y acheter un jeu de binouses…&lt;br /&gt;- C’est donc ça ! je rigole, situant déjà un peu mieux l’action. Désolé, Béru, mais j’ai bien peur que, quoi qu’il se soit passé par la suite, une histoire qui commence ainsi ne saurait faire l’objet d’une procédure disciplinaire à l’encontre de Poilala.&lt;br /&gt;- M’laisseras-tu finir ? s’emporte le Majestueux. Ce cornichon d’Poilala remonte à mon burlingue et s’carapate recta après avoir posé le pacte suce-demandé dans mon tiroir à munitions.&lt;br /&gt;- Hé bien ! Où est le problème ?&lt;br /&gt;- Le problème c’est qu’il ne s’agissait pas de binouses, en l’eau-cul-rance, mais de pas-nachés ! barrit Béru.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là-dessus, pour se remettre de ses émotions, celui que je suis bien obligé d’appeler mon adjoint se vote une large rasade de la boisson mousseuse contenue dans sa canette. Emporté par sa rogne, il ne s’est pas rappelé que son tiroir est désormais rempli du breuvage qui constitue les raisins de sa colère. Vivement, je me lève pour ne plus être face à lui : juste à temps pour éviter le geyser de panaché que cette grosse baleine expulse soudainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crachotant, toussotant, éructant dans une cacophonie de borborygmes à même de répugner un égoutier chevronné, Béru s’est levé, puis affaissé, puis relevé, avant de finalement s’adosser à la porte qui à son tour s’affaisse quelque peu.&lt;br /&gt;- J’te l’avais dit ! suffoque-t-il. C’truc, c’est du poisson ! Appelle le seins-nus, Sana, j‘passe l’arme à gauffre !&lt;br /&gt;- Le SAMU ne peut rien pour toi ! ironisé-je. Pour toi ce serait plutôt les alcooliques anonymes, ou alors directement l’asile psychiatrique !&lt;br /&gt;- C’est ça, fous-toi d’ma pomme, articule-t-il en reprenant son souffle. C’est pas toive qui doit encore boire 23 fois 25 Cl de c’t’immondice ! Du panam-ché, ah, l’ordure ! Et pourquoi pas de la grosse-nadine tant qu’on y est ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La discussion s’arrête là, du moins temporairement, car le téléphone de Béru se met à… devine quoi ? Oui ? Sonner, exactement. Qui peut bien appeler ? T’as une idée, toi ? Voyons ça à la page suivante !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Franchement, ça vous parait logique, à vous, qu’on dise « je lis » et « un lecteur » ? Non ! « Je lis », et donc « un liseur ». Ou sinon, si on garde « un lecteur », on dira « je lecte » ! Correct ? Ah, la langue française fourmille de cas particuliers dont je me délecte (et dont je ne me délise pas).&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; Il s’agit, j’imagine, d’un mix entre grosso-modo et quasiment.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#_ftnref3" name="_ftn3"&gt;[3]&lt;/a&gt; Pour traduire, je tenterai bien « littéral » ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-7198880555098884695?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/7198880555098884695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/01/san-antonio-lisara-chapitre-2.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/7198880555098884695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/7198880555098884695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/01/san-antonio-lisara-chapitre-2.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 2'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-3144007431750240948</id><published>2010-01-04T12:51:00.016+01:00</published><updated>2010-03-17T10:38:42.104+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='San-Antonio Isara'/><title type='text'>San-Antonio à l'Isara : Chapitre 1</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;&lt;strong&gt;Ne pas confondre "Rouquine fonctionne" et "Pneu crevé"&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ah ! Parce que vous, bande de baudets bandits et bandants, vous croyiez peut-être que vous saviez tout sur tout ? Vous pensiez, sous prétexte que je vous en bonnis l’essentiel dans des ouvrages de haute tenue, que rien, dans ma vie, ne vous avait échappé ? Je ne sais pas depuis combien de temps vous n’avez pas eu tort, mais vous pouvez arrêter le chronomètre tout de suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Figurez-vous, horde d’ânes honnis mais honnêtes, qu’un poste aussi haut perché que le mien dans la maison pébroque implique un certain nombre de taches obscures et rébarbatives. Je ne vous les retranscris pas : d’une part, vous comprendriez ballepeau, manches comme je vous sais. D’autre part : ça m’use déjà suffisamment le slip de m’atteler à toutes ces réunions, ces colloques, ces meetings, ces rencontres au sommet, ces rencontres aux sots-mets, ces rencontres de sommités, de haut placés, de pètent-plus-haut-que-l’Everest, etc. bref ! Si je devais en plus vous les raconter, ce serait la goutte d’eau qui ferait déborder le vase de ma démission littéraire. Et vous seriez bien avancés !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se cherche (mais, vous le savez, je trouve toujours ce que je cherche !), il se trouve, donc, que j’ai assisté, il y a quelques années, à une table ronde à Interpol. Avec qui ? A propos de quoi ? Ma mémoire est comme une soustraction simple, elle ne retient rien ! En tout cas pas dans ces cas là. Comme toutes les fois où je me retrouve dans une salle de réunion, je n’avais pas la tête à ce qui se passait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis comme ça (en plus d'être comme ode et comme issaire) ! Place moi à l’autre bout du monde, avec une bombe dans le falzar et une armée aux trousses, je suis cap de jeuner 10 jours, de veiller le double, je suis même susceptible, en cas d’extrême nécessité, de supporter l’abstinence sexuelle pendant quelques temps. Mais dans un fauteuil molletonné, avec un tas de gradubides autour de moi discutant de je ne sais quelle question, réglementation, convention, argumentation, équation et autre trou-du-fion, là c’est une autre ritournelle! Le sommeil me gagne aussi facilement que Napoléon aurait gagné Waterloo si par bonheur ce flemmard de Grouchy avait avalé une dose de Guronzan le jour-dit. Et quand je ne sombre pas dans un sommeil d’ennui, je compense en ayant la dent : je pense aux choux de Bruxelles (oignons et lardons) de ma chère Félicie de mère. Ou sinon, j’ai soif. Ou alors un tricotin mignon me gagne en pensant à l’hôtesse qui m’a delesté de veste (ou dévesté de leste ?) en entrant dans cet endroit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette réunion à Interpol, comme beaucoup d’autres, je l’ai évacuée avant la fin. Quitte à être inutile, autant l’être ailleurs que devant un pover-pointe soporifique autant qu’horrifique, nous sommes d’accord ? J’ai donc quitté les locaux de la police internationale pour flâner un peu. Lyon (Interpol est à Lyon, vous le saviez, bien sûr ?) est une ville sympa. Je m’y suis baladé un moment au hasard, le temps d’évacuer cette fatigue de synthèse que seules les réunions raie-barbe-hâtives savent générer. Mes pas me guidèrent jusqu’au quartier de Gerland.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois un peu mieux réveillé, je décidai de m’attaquer au reste du chantier. La becquetance ? Il existe d’excellents gastos à Lyon, mais je n’étais pas dans le bon coin. Boire un coup et attraper une mousmée, en revanche, c’est envisageable à peu près partout dans une métropole digne de ce nom (quoi qu’en dise le maire de Villefranche-sur-Saône, dans la ville duquel débusquer ces denrées s’avère ardu). Je repérai un établissement susceptible de servir une bière acceptable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nom de la bâtisse ? « Ninkasi Kao » ! Original anagramme de « sino in kaka ». Si mes notions en rital sont bonnes, ça signifie en gros « jusqu’au caca » : voilà un augure intéressant ! J’entrai. Le temps de me commander une pinte de rouquine, j’en repérai une autre, très jeune, très bien finie, et très seule à sa table, devant un verre désespérément vide. Vous me connaissez ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hello, charmante demoiselle, puis-je permettre de m’avouer quelque chose ? attaquebilleentêtai-je.&lt;br /&gt;- Vous voulez dire : m’avouer quelque chose à moi ? demanda-t-elle avec un sourire surpris (un peu) et salace (beaucoup).&lt;br /&gt;- Non, non : je m’avoue quelque chose à moi-même, belle enfant : je m’avoue vaincu ! Vaincu par votre charme, votre jeunesse, votre douceur que je ne peux pour le moment qu’imaginer.&lt;br /&gt;- Hé bien ! souffla-t-elle, la nuance de salacerie éradiquant doucettement toute trace de surprise sur son minois mignon, mi-mutin, mi-amusé.&lt;br /&gt;- M’en voudriez-vous si je m’asseyais à votre côté ?&lt;br /&gt;- Ma foi ! répondit-elle, ce qui vaut bien d'autres manière d'acquiescer.&lt;br /&gt;- Merci. Et maintenant, que diriez-vous d’une devinette ?&lt;br /&gt;- J’écoute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses phrases bisyllabiques, à cette rouquine toute jolie, me laissaient entrevoir la meilleure des issues pour cette converse, aussi nettement que son décolleté me laissaient voir une poitrine de gabarit restreint, mais ferme à souhait.&lt;br /&gt;- Connaissez-vous l’origine du mot « copain », jeune inconnue ?&lt;br /&gt;- Du tout ! Mais appelez-moi donc Marie-Emeline…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme quoi ! Celui qui dit qu'on ne choisit ni ses parents, ni sa famille, aurait pu ajouter qu'on ne choisit pas non plus son prénom.&lt;br /&gt;- Figurez-vous qu’au Moyen-âge, ô ravissante Marie-Emeline, les plus modestes n’avaient pas d’assiette pour profiter des banquets ? Ils mangeaient donc directement sur de grandes tranches de pains qu’ils partageaient avec le voisin de tablée. Ils étaient « co-pain ».&lt;br /&gt;- Fantastique, susurra la jeunette. Et je suppose que vous souhaiteriez que je devienne votre « co-pine » ?&lt;br /&gt;- Dans le mille ! admis-je, impressionné par sa sagacité et rassuré par son côté cochon. Que dites-vous de cette proposition ?&lt;br /&gt;- Pourquoi pas ? minauda-t-elle. J’attendais quelqu’un qui n’est pas venu.&lt;br /&gt;- Oubliez cette personne ! implorai-je.&lt;br /&gt;- Une consommation supplémentaire m’y aidera sans aucun doute.&lt;br /&gt;- Je m’en occupe tout de suite, beauté !&lt;br /&gt;- Vous avez l’air bien pressé…&lt;br /&gt;- Ah ça ! Figurez-vous qu’un TGV doit m’emmener loin de cette belle ville de Lyon à 19 heures précise, départ gare de Lyon Part-Dieu. Vus les projets que j’ai pour nous, mieux vaut ne pas trainer, cher ange ! Que prenez-vous ?&lt;br /&gt;- La même chose que vous ! gloussa-t-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas farouche, la môme, non ? Et moi, tu parles si j’étais sûr de mon coup ! Vite fait, mais bien fait, pas vrai ? Hélas ! Comme dit le proverbe : « On ne vend pas la peau de la douce avant de l’avoir tringlée ! » Alors que je faisais mon retour triomphant à la table de la drague, je constatai que celle-ci était entourée de chaises proprement vides ! Un qui a déchanté, sur le coup, là-bas en bas dans mon futal, c’est l’ami Popol !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette rouquemoute cochonne, une timorée ? Dur à croire ! La morue semblait pourtant à point. Un coup de périscope au dehors m’en apprit davantage : un jeune gonze était en train d’ouvrir la portière d’une twingo à ma rouquine, avant de s’installer lui-même au volant. J’ai compris tout de suite qu’il s’agissait du retardataire : même si cette crêpe de Marie-Emeline était facile à retourner, j’avais été absent bien trop peu de temps pour qu’un tiers me coiffe au poteau. Le type avait donc de l’avance sur moi, CQFD (c'est cul et fignedé, dirait Béru).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gamine s'installait à la place du mort, qui pour le coup était la place du mord ! Le temps que le jeune type attache sa ceinture de sécurité, elle lui avait enlevé celle de son bénard. Au moment d’enclencher le contact, la rouquemoute, qui avait disparu sous le tableau de bord, en créait un autre (de contact) entre ses lèvres et le scoubidou du conducteur. A ce rythme là, le passage de la cinquième vitesse allait correspondre avec l’accès au septième ciel !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons clairs, au lieu d’avoir l’air sombre : cet incident ne m’a pas empêché de passer le reste de l’après-midi dans la chambre d’une autre grognasse à éprouver la robustesse des ressorts de son plumard. Il ne manquerait plus que ça ! N’empêche qu’au moment de grimper dans le tégévé, la rouquine et son copain-co-pine n’étaient pas totalement évacués de mon esprit. Cet épisode pénible me trottinait encore dans le ciboulot, si bien que, déconnecté de la réalité, je bousculai par inadvertance un gazier placé sur mon chemin. Quelle ne fut pas ma surprise, cher lecteur, quand je reconnus… le jeune gars de la twingo ! Visiblement, le jeunot lut sur mon visage quelque chose qui l’inspira également.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous êtes l’homme qui a rencontré Marie-Emeline cette après-midi ?&lt;br /&gt;- S’il s’agit de la Marie-Emeline rousse et excitée du « Ninkasi Kao », alors oui, je suis celui-là.&lt;br /&gt;- Elle m’a dit que vous preniez le TGV de 19h. C’est moi qui vous ai privé de sandwich-party tout à l’heure, désolé. Je souhaitais vous présenter mes excuses pour le plan foireux. Je vous aurais volontiers laissé le créneau, en plus, mais la bougresse avait tellement faim qu’elle a attendu la fin des opérations pour retrouver un usage –communicatif, je veux dire- à sa langue et me parler de vous. Je lui ai demandé une description pour vous retrouver et faire profil bas.&lt;br /&gt;- Le geste est élégant, gars, mais j’ai trouvé une suppléante assez excitée et pas trop poilue, merci.&lt;br /&gt;- Ah ? Bon. Au cas où, je vous avais amené le numéro de la rouquemoute, si ça vous dit ?&lt;br /&gt;- Sans façon, je n’ai pas besoin de tuyau – à part le propre mien – quand j’aborde une pétasse !&lt;br /&gt;- Je vois. Et d’ailleurs, entre nous, Marie-Emeline, y a mieux, lâcha-t-il en haussant une épaule. Du genre vite rassasiée, si vous voyez. Le problème des gerces, au pieu, c’est le même qu’en athlétisme : jeune, on les pousse soit vers le 100 mètres, soit vers le marathon ! Sprint ou endurance… pas de juste milieu, c’est dommageable, non ? Marie-Emeline, elle, c’est le sprint. Vous auriez vu ça ! Le temps d’arriver chez elle, elle était quasi déjà au bout, et pourtant quand je conduis, je peux pas faire plus que le service minimum ! Charlotte, la nana à cause de qui je suis arrivé en retard à mon rencard avec Marie-Emeline, elle, c’est l’inverse : ça dure, ça dure, mais au final, on s’ennuie presque.&lt;br /&gt;- Une belle analyse, gamin. T’as bien cerné le problème de la galipette avec les jeunettes de nos jours, à ce que je vois. Et tes conclusions sont à peu près les mêmes que les miennes ! Restent, fort heureusement, les anciennes, et quelques jeunes qui font exception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’a bien plu, ce jeunot, je dois dire. Pas plus de vingt ans, mais déjà la tête bien pleine et un savoir faire conséquent avec les minettes. Il m’a rappelé, je crois, le jeune homme que devenait Toinet, mon fiston adoptif. Et puis il avait les mêmes yeux que maman ! T’admettras quand même qu’un quidam qui te rappelle à la fois ta vieille et ton rejeton, tu peux pas le détester. Je lui ai tendu la main :&lt;br /&gt;- Commissaire San-Antonio.&lt;br /&gt;- Je m'appelle Eloi, qu’il a répondu, sans faire de chichi sur ma condition de poulardin, ce qui a achevé de me le rendre sympathique.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-3144007431750240948?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/3144007431750240948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/01/san-antonio-lisara-chapitre-1-ne-pas.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3144007431750240948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3144007431750240948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2010/01/san-antonio-lisara-chapitre-1-ne-pas.html' title='San-Antonio à l&apos;Isara : Chapitre 1'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-1679119928509720069</id><published>2009-12-21T15:05:00.005+01:00</published><updated>2010-03-17T10:37:29.694+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Communiqué'/><title type='text'>A venir !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Parmis mes connaissances, vous noterez la présence du remarquable commissaire San-Antonio. Celui-ci m'a fait l'honneur de me livrer, en exclusivité, une de ses récentes aventures, dont une bonne partie prend place à l'Isara, qui se trouve être l'école qui a fait de moi un ingénieur ! Marrant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2010, je fais péter ce San-Antonio inédit, rien que pour vous ! Bonnes fêtes !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-1679119928509720069?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/1679119928509720069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/12/venir.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/1679119928509720069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/1679119928509720069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/12/venir.html' title='A venir !'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-157800356862901628</id><published>2009-10-15T00:38:00.004+02:00</published><updated>2010-03-04T17:07:59.369+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Des questions'/><title type='text'>I just called... to say... "I love you"</title><content type='html'>J'écoutais l'autre jour cette chanson de Stevie Wonder, &lt;em&gt;I just called to say "I love you"&lt;/em&gt;. Et ça peut se traduire par : "je t'appelle simplement pour te dire je t'aime"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me pose une question : comment on passe ça à la forme interrogative ? Genre :&lt;br /&gt;"Je t'appelle" &gt; "Devine pourquoi je t'appelle ?", OK, facile !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;Devine pourquoi je t'appelle pour te dire simplement ?&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;ou&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;Devine pour quoi te dire je t'appelle simplement ?&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;ou&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;Devine pourquoi te dire simplement je t'appelle ?&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;ou&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;Devine pourquoi je t'appelle afin de te dire simplement ?&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Si quelqu'un a une idée...&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-157800356862901628?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/157800356862901628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/10/i-just-called-to-say-i-love-you.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/157800356862901628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/157800356862901628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/10/i-just-called-to-say-i-love-you.html' title='I just called... to say... &quot;I love you&quot;'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-2620751720254914439</id><published>2009-09-29T14:40:00.005+02:00</published><updated>2010-03-04T17:07:33.676+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Une redite'/><title type='text'>Fable</title><content type='html'>Une redite ! Mais les choses vraies tolèrent facilement la répétition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Le tuteur et l’arbrisseau&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Un tuteur en vieux pin à un jeune arbrisseau &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Avait été adjoint, pour aider sa croissance. &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Fort de sa longue vie, sûr de ses connaissances, &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Le rondin de bois gris, prit son poulain de haut :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;« Vous poussez de guingois : pas assez de rigueur ! &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;« Vous allez par cette voie passer de tristes heures… &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;« Observez ma prestance ! Copiez-la ou sous peu &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;« Vous serez de l’engeance qui finit vite au feu ! » &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Harcelé par ce triste aîné &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Radoteur, hautain, sentencieux, &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Le tout jeune arbre tenta au mieux &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;De tous ces conseils esquiver. &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Faisant pousser des branches plus bas qu’il est permis &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Il offrit aux bambins le plus aimable nid. &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Par son allure qui penche, il fournit un ombrage &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Sans tronc inopportun, aux humains de bel âge. &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Laissant cours à sa fantaisie, &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Il donna bientôt de bons fruits, &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Qui devinrent confiture dans le fond d’une marmite, &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Et le sinistre ancien fit en sorte qu’elle fut cuite. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-2620751720254914439?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/2620751720254914439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/09/fable.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/2620751720254914439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/2620751720254914439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/09/fable.html' title='Fable'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-3875898247346143024</id><published>2009-09-22T19:17:00.002+02:00</published><updated>2010-03-04T17:06:39.376+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dessinons'/><title type='text'>Diplomés</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://pics.imagup.com/04/1253671069_Affiche_test2%20copie.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 415px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 245px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://pics.imagup.com/04/1253671069_Affiche_test2%20copie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bon, pour ma part jsuis pas sûr d'être passé à la seconde phase &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-3875898247346143024?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/3875898247346143024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/09/diplomes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3875898247346143024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3875898247346143024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/09/diplomes.html' title='Diplomés'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-4994301241737436700</id><published>2009-09-08T08:59:00.003+02:00</published><updated>2011-10-17T23:13:40.705+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Du foot'/><title type='text'>Les soldes du foot, vol. III</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Fin des textes écrits il y a longtemps mais pas mis en lignes pour diverses raisons. Et là : une trilogie sur le foot (je sais bien que ça n'intéresse pas grand monde), et sur le sport et la technologie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi prochain, le sélectionneur national va annoncer la liste des joueurs français sélectionnés pour les éliminatoires de la prochaine grande compétition internationale. La principale question sera de savoir s'il fera de nouveau confiance à Bertin, l'attaquant de RC V., un petit club espagnol. Ce buteur, totalement méconnu il y a encore six mois, a la particularité d'être en tête du classement des buteurs de son championnat avec 13 unités, alors qu'il n'a joué que 6 matches, dont seulement deux comme titulaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, Bertin s'est blessé durant le premier match de la saison, après avoir marqué 2 buts. Les ordinateurs espagnols ont calculé à 90% qu'il aurait du mieux résister à la mauvaise réception qui lui a endommagé la cheville, et donc qu'il aurait du participer à tous les matches que sa blessure lui a fait rater en réalité, soit 10 matches répartis sur deux mois et demi. La ligue espagnole a jugé, au vu de sa belle première performance, qu'il aurait du marquer 11 buts s'il avait pu jouer. Depuis son retour, Bertin a donc pris part à 5 matches, mais il n'a plus marqué, ni sur le terrain, ni après l'arbitrage informatique. C'est donc sur la base de performances en grande partie estimées qu'il a été appelé chez les bleus la dernière fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le gardien de but, par contre, il n'y aura pas de suprise. C'est Hébert qui sera appelé à être titulaire, comme d'habitude. Le sélectionneur apprécie ses efforts et son don de soi. Il faut dire qu'il n'est pas aidé par une défense en carton-pâte.... Hébert joue en Angleterre, dans l'équipe des Ducks de B. Bien que son équipe encaisse régulièrement deux ou trois buts sur le terrain, les ordinateurs de la league anglaise, qui a toujours tendance à revoir à la baisse le nombre de buts marqués sur le terrain, diminue quasiment systématiquement le nombre de pions pris par Hébert d'au moins une unité... le plus souvent pour récompenser son seul mérite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est exactement le genre d'élément qui plait particulièrement à notre sélectionneur, qui a remarqué -comme tout le monde- que les ordinateurs de l'UEFA et ceux de la league ont une relecture presque similaire des matches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les autres postes, les seules surprises pourraient venir des postes de milieu récupérateur et latéral droit. L'habituel n°6 des bleus, Lapointe, a tendance a prendre beaucoup de cartons ces derniers temps, sans que les ordinateurs ne reviennent sur les décisions des arbitres de terrain. Sachant que le prochain match des bleus s'annonce tendu face aux Hongrois, vainqueurs 4-0 au match aller (2-1 sur la pelouse), Lapointe, joueur nerveux, pourrait rester à disposition de son club pour cette fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant le poste d'arrière droit, un litige oppose la fédé hongroise et l'UEFA. Notre défenseur droit habituel, Laurant, joue au VFB H., en Allemagne. Comme Dragomir, il est actuellement en situation de blessure administrative (les ordinateurs allemand estimant à 71% que l'attitude aggressive d'un de ses adversaires aurait du lui coûter entre 10 et 15 jours d'indisponibilité).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Théoriquement, les réglements ne l'empêche pas de jouer avec une autre équipe durant cette indisponibilité (équipe nationale, matches de gala, jubilés...), mais les Hongrois ont porté réclamation, estimant que Laurant ne devrait en toute justice pas pouvoir jouer contre eux. Ce type de litige est fréquent, et le plus souvent, le joueur obtient le droit de jouer, mais ce n'est pas systématique (en gros, tout dépend des logiciels de relecture utilisés par les ligues impliquées -en l'occurence la ligue allemande- et leur compatibilité avec ceux de l'UEFA). L'UEFA tranchera mercredi, la veille de l'annonce de la liste, ce qui pourrait perturber le sélectionneur dans ses choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si le groupe ne devrait a priori pas être trop surprenant, je sais que l'annonce du sélectionneur va sans aucun doute beaucoup faire parler chez nous au repas du soir, comme d'habitude. Et je sais que Grand-père pestera -une fois de plus- sur les méthodes de sélections, qui ne reposent pas sur les performances sur le terrain et bla bla bla...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous lui ferons remarquer pour la millième fois que sans les ordinateurs, le sport serait trop aléatoire et que le mérite serait bafoué. Et lui dira :&lt;br /&gt;- Mais le sport ce n'est pas que le mérite ! Un lanceur de javelot...&lt;br /&gt;- Ah, l'éternel cas du lanceur de javelot ! rigolera Aramis en se servant un verre de cidre -nous sommes normands d'origine.&lt;br /&gt;- ...un lanceur de javelot, continuera Grand-père comme si de rien n'était, ne gagne pas s'il a mordu ! Même s'il a fait un jet de dix mètres plus long que ses concurrents ! Et s'il bat le record du monde à l'entrainement ? Il ne gagne rien ! C'est ça le sport ! Votre mérite, vous pouvez bien vous le...&lt;br /&gt;- Papa ! s'écriera ma mère, qui ne connait rien au sport mais qui intervient toujours dans ces moments là. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Puis, vainement, nous essayerons de faire remarquer à Grand-père que si tout marchait comme le sport -dans son fonctionnement actuel, pas celui qu'il regrette à corps et à cris...-, le monde serait nettement moins injuste.&lt;br /&gt;- Le sport n'est pas le monde ! affirmera-t-il sentencieusement. Le sport c'est le loisir, la distraction... c'est justement là que la justice n'est pas nécessaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis il nous citera les anciennes gloires du foot qui, comme lui, sont opposés aux logiciels de relecture et plaident pour un retour à ce qu'ils appellent le "sport vrai". Et après son argument ultime, il quittera la table d'un air triomphant, comme si l'avis de quelques vedettes oubliées lui donnaient raison de manière incontestable... Le pauvre vieux est tellement prévisible. Il ne cherche plus à débattre objectivement de quoi que ce soit, nous le savons. Les choses évoluent du mieux possible, le foot n'a jamais été aussi suivi, mais il se cantonne dans une nostalgie obstinée. C'est bien normal, à son âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bientôt, heureusement, ces éternels débats n'auront plus cours : d'ici une ou deux générations, tout le monde aura oublié ce bête football où le score est déterminé après 90 minutes...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-4994301241737436700?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/4994301241737436700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/09/les-soldes-du-foot-vol-iii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/4994301241737436700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/4994301241737436700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/09/les-soldes-du-foot-vol-iii.html' title='Les soldes du foot, vol. III'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-3407622969191215387</id><published>2009-09-07T08:56:00.005+02:00</published><updated>2011-10-17T23:08:17.464+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Du foot'/><title type='text'>Les soldes du foot, vol. II</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Fin des textes écrits il y a longtemps mais pas mis en lignes pour diverses raisons. Et là : une trilogie sur le foot (je sais bien que ça n'intéresse pas grand monde), et sur le sport et la technologie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corner. La frappe de la tête du grand libéro adverse cogne violemment la barre avant de rebondir au sol. Un léger flottement suit : le ballon a-t-il heurté le gazon devant ou derrière le ligne de but ? Un des attaquants adverses ne se pose pas la question et accourt. Comme la balle reste dangereusement proche de mon but et que aucun de mes coéquipiers ne semble décidé à intervenir, je plonge. D'un coup de poing, j'expédie le ballon loin, très loin là-bas, vers la touche. Même à travers le gant, le choc est rude pour les phalanges, mais au moins, le danger est écarté. Plus que cinq minutes à tenir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons tenu bon. À la fin du match, certains de nos adversaires se dirigent vers l'arbitre pour lui parler du ballon litigieux, sur le corner. Ce sont toujours les plus anciens joueurs qui font ça. Pour eux, c'est un réflexe : à notre niveau amateur, les nouvelles règles de validation des résultats sont relativement récentes. L'arbitre se contente d'un sourire, et il montre du doigts deux de ses quatre assistants, ceux qui récupèrent les caméras positionnées de chaque côté du terrain. "La réponse après la relecture, messieurs", lance-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que capitaine, je suis tenu de rester après la douche pour attendre le résultat de la relecture. Mon frère Aramis et mon ami Athos doivent patienter également : aujourd'hui c'est avec ma voiture que nous sommes venus au stade. Au niveau amateur, les ordinateurs ont besoin de moins de temps pour ré-arbitrer un match : il n'y a que les bandes de deux caméras à visionner. Forcément, les résultats sont moins précis que pour les pros, mais c'est déjà bien de pouvoir bénéficier de cet outil là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous avez vu à la fin du match ? demande Athos. Il y en a encore pour allez parler à l'arbitre des ballons douteux...&lt;br /&gt;- Quand j'ai commencé le foot, raconte mon grand frère, les arbitres étaient sans cesse emmerdés. Il n'y avait pas encore le post-arbitrage en foot loisir, et forcément, chacun tentait de l'influencer, et chaque décision était motif de colère de la part des uns ou des autres.&lt;br /&gt;- Aramis a même connu le temps ou la CAVI n'existait pas pour les pros, précisé-je pour Athos.&lt;br /&gt;- Oh, je n'ai que sept ans de plus que vous deux, ajoute Aramis avec un petit rire. Je n'ai pas connu les poteaux carrés ! J'ai à peine quelques souvenirs de l'époque précédent le CAVI.&lt;br /&gt;- C'était comment ? demande Athos, intrigué.&lt;br /&gt;- Ben... je m'en rappelle pas trop, comme je disais. Mais j'ai été marqué par une demi-finale de coupe du monde, en Angleterre. C'était nul. Les joueurs simulaient sans cesse... de vrais comédiens ! C'était scandaleux : le fait que des millions de téléspéctateurs les voient tricher ne les empêchaient pas de faire n'importe quoi, du moment que les arbitres n'y voyaient rien. C'était un des derniers matches à arbitrage uniquement en direct, si j'ai bon souvenir. C'est normal que la FIFA ait décidé d'arrêter d'empiler les arbitres sur et à côté du terrain, ça ne suffisait plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écoute mon frère et j'essaye de visualiser... Un jour, mon petit cousin m'a demandé comment les gens faisaient pour se réveiller avant l'invention du réveil. Il n'arrivait pas à imaginer le monde fonctionner sans ce détail. Même en me triturant les ménages, je me trouve en ce moment dans le même cas : comment imaginer des matches corrompus par la triche ? Comment imaginer les arbitres, perpétuellement influencés et sous pression, prendre les décisions seuls et en un instant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'arbitre de notre match sort enfin de la salle informatique du stade, mettant fin à notre discussion.&lt;br /&gt;- Trois buts à deux pour les visiteurs, dit-il en me tendant la feuille de match. Désolé... c'était un beau match.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je parcours la feuille du regard, la mort dans l'âme. Notre victoire 2-1 était bien trop juste pour être validée telle quelle. En un coup d'oeil, je constate que la tête du libéro adverse est bel est bien rentrée dans le but... En revanche, dans la case "sanctions administratives", je suis surpris :&lt;br /&gt;- Porthos a pris un carton rouge ! m'exclamé-je. "Anti-jeu et provocations multiples, deux cartons jaunes".&lt;br /&gt;- Ah, c'est un peu étonnant, dit Athos, visblement moins surpris que moi malgré tout. Depuis ta surface, tu ne peux pas tout voir, mais c'est vrai qu'il a un peu abusé sur certaines actions. Enfin, j'aurais jamais cru que ça irait jusqu'au rouge.&lt;br /&gt;- Et nous perdons notre meilleur buteur pour le prochain match, pesté-je.&lt;br /&gt;- Par contre, le carton de Bonacieux pour protestation a été annulé, remarque Aramis en lisant la feuille de match par dessus mon épaule. Ça, c'est bien. Il aurait été suspendu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je signe la feuille et m'éloigne du stade avec Aramis et Athos. Arrivé dans la voiture, je suis encore un peu blasé. L'arbitrage a posteriori ne réserve à notre niveau aucune grosse surprise, mais Athos a raison : en tant que gardien de but, je ne peux pas voir tout ce que les caméras surprennent. D'où ma stupeur et ma déception. La suspension de Porthos tombe mal. Dans le jeu, il marque peu, Porthos, mais il se démène et se procure pas mal d'occasions, ce qui lui a déjà valu six buts cette saison après le second arbitrage, contre seulement deux sur le terrain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le trajet, Athos feuillète l'Équipe.&lt;br /&gt;- Qu'ont dit les ordinateurs de la ligue pour le derby ? demandé-je en espérant fort et contre toute logique que mon pronostique, deux partout, se trouve confirmé.&lt;br /&gt;- Hein ? s'exclame-t-il avant de répondre. Deux buts à un pour le FC Licebroque ! Incroyable ! Comment est- ce qu'ils ont pu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le rétroviseur, je le regarde chercher fébrilement le résumé du rapport de la ligue en tournant les pages du quotidien, amusé par sa stupeur. Cela dit, j'ai moi-même du mal à croire en ce résultat. Moi qui pensais être excessivement optimiste en espérant un match nul ! Il est vrai que les résultats, ces temps, sont de plus en plus surprenants. La LFP teste des logiciels de plus en plus perfectionnés, qui vont plus loin dans l'analyse des matches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah, voilà ! murmure Athos. &lt;em&gt;"Les ordinateurs ont jugé (avec une probabilité de 91%) que le latéral droit de SC Locdu, Dorian, sorti sur blessure à la 42ème, aurait du rester sur le terrain une quinzaine de minutes de plus , la béquille qu'il a reçu étant moins grave que ce qu'estimaient les soigneurs de son staff. Son remplaçant, le brésilien Fusião, ayant joué un rôle-clé sur les deux derniers buts tout en étant nettement plus solide que lui défensivement (voir statistiques ci-contre), les ordinateurs ont estimé à 78% les chances de voir un scenario en faveur de FC Licebroque s'il était resté sur le terrain."&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- Ah, le FC Licebroque est finlementsupérieur SC Locdu ! fanfaronne Aramis, qui comme moi -et comme toute notre famille-, supporte ce club.&lt;br /&gt;- C'est du vice ! s'exclame Athos. Le SC Locdu est puni pour une fausse blessure... Mais remarque, ça ne m'étonne pas. Depuis le temps que je dis que Fusião a l'étoffe d'un titulaire... pas comme ce Dorian. Si le coach avait plus de jugeotte, aussi !&lt;br /&gt;- Rattrapage au match retour, Athos ! lancé-je à mon tour, provocateur.&lt;br /&gt;- C'est ça, bougonne Athos. Mais... oh, attends ! Ce sera sans Dragomir ! triomphe-t-il soudain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je freine brutalement. Dragomir, le gardien de but yougoslave du FC Licebroque, est le meilleur goal du championnat de France depuis trois ans, et c'est aussi véritablement mon modèle. Je regarde Athos, ébahi.&lt;br /&gt;- Le match retour est dans plusieurs mois ! Comment Dragomir pourrait-il être absent aussi longtemps ?&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;"Les ordinateurs ont jugé la sortie de Dragomir, à la 80ème, très dangereuse pour lui même. La probabilité pour qu'une telle sortie engendre une blessure lourde de type fracture est de 87%. Le gardien de but aurait donc plus logiquement du subir un arrêt de plusieurs mois, que la ligue officialise sous la forme d'une suspension. Par conséquent, l'équipe du FC Licebroque devra se trouver un nouveau gardien pour la fin de la saison",&lt;/em&gt; lit Athos, à son tour amusé.&lt;br /&gt;- Catastrophe ! murmuré-je.&lt;br /&gt;- Ce coup dur ! s'exclame Aramis alors que je redémarre.&lt;br /&gt;- Allez, les gars, tente Athos pour nous consoler. Vaut quand même mieux ça qu'une vraie blessure, pas vraie ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-3407622969191215387?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/3407622969191215387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/09/les-soldes-du-foot-vol-ii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3407622969191215387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/3407622969191215387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/09/les-soldes-du-foot-vol-ii.html' title='Les soldes du foot, vol. II'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-2244837130984945687</id><published>2009-09-06T08:51:00.003+02:00</published><updated>2011-10-17T23:00:39.468+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Du foot'/><title type='text'>Les soldes du foot, vol. I</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Fin des textes écrits il y a longtemps mais pas mis en lignes pour diverses raisons. Et là : une trilogie sur le foot (je sais bien que ça n'intéresse pas grand monde), et sur le sport et la technologie.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je venais d'éteindre la télévision, un peu déçu. Athos, lui, tapotait l'accoudoir de son fauteuil en sifflotant, l'air particulièrement satisfait.&lt;br /&gt;- Oh, n'en fais pas trop, lui dis-je. Ce n'est peut-être pas fini...&lt;br /&gt;- Pardon ? rigola-t-il. Avec trois à zéro, une belle domination et deux poteaux... c'est fait, c'est gagné.&lt;br /&gt;- Ce n'est jamais fini avant la publication du résultat! lui répondis-je sentencieusement. Il me semble avoir vu une touche accordée alors que la balle n'était pas entièrement sortie... vers la 10ème minute, par là. Ce genre détail, parfois, changent le cours d'un match... Et ça m'étonnerait que l'ordinateur de la ligue ne réagisse pas à l'attitude bien trop nerveuse de l'entraîneur du SC Locdu, qui a sans doute fini par influencer le cinquième arbitre, ajoutai-je sans trop y croire.&lt;br /&gt;- Pfft, soupira-t-il, n'espère pas trop.&lt;br /&gt;- Mouais... je vais faire la vaisselle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je devais bien l'avouer: la victoire du SC Locdu (club préféré d'Athos) sur le FC Licebroque (le mien) me semblait parfaitement méritée. Les ordinateurs de la ligue étaient un peu moins pointus que ceux de l'UEFA par exemple, ou des ligues anglaises et italienne. Les chances de voir le résultat entièrement inversé étaient faibles. Alors que j'entamai la vaisselle, Athos posa une feuille de papier sur la table et annonça, un brin provocateur:&lt;br /&gt;- La grille de lotofoot ! Je compte sur toi pour la faire valider avant demain huit heures ?&lt;br /&gt;- Oui, oui...&lt;br /&gt;- Mais ne confonds pas les colonnes ! Je voudrais pas me retrouver avec une victoire du FC Licebroque ...&lt;br /&gt;- Ahah, très subtil, ricanai-je. Rentre vite chez toi, va, et ne sois pas si sûr de toi.&lt;br /&gt;- À demain, rigola-t-il. Dors bien...&lt;br /&gt;- Et toi, dors bien en repensant au 1-0 de la semaine passée, raillai-je.&lt;br /&gt;- Coup-bas ! protesta-t-il. Tu as toi-même admis que c'était une des relectures les plus étonnantes depuis bien longtemps...&lt;br /&gt;- À bientôt !&lt;br /&gt;- Salut...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que le bruit de ses pas s'évanouissait lentement dans la cage d'escalier, je tentai -assez vainement- de trouver un ou des évènements dans le match qui pourraient justifier une modification sensible de ce 3-0. Il n'y en avait aucune, même en cherchant bien... mais, comme à chaque fois, et malgré les sommes que j'avais déjà perdues de cette manière, je me décidai à cocher un improbable 2-2 sur la grille. Les choix du coeur et le lotofoot ne font jamais bon ménage, mais je ne pouvais m'empêcher d'être optimiste, comme si mes pronostiques pouvaient influencer la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grand-père entra à ce moment là. Il allait toujours voir les matches du FC Licebroque chez son vieil ami Rochefort. En passant près de la table, il se mit à marmonner.&lt;br /&gt;- Je jette ça ? demanda-t-il en me montrant la grille de loto sportif. Ce sont les matches d'aujourd'hui, vous avez encore oublié de les faire valider à temps.&lt;br /&gt;- Grand père, soupirai-je, les yeux au ciel. Les grilles de Lotofoot se valident entre le match et sa relecture par le CAVI&lt;a class="sdfootnoteanc" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"&gt;1&lt;/a&gt; de la ligue.&lt;br /&gt;- C'est complètement con, soupira-t-il.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Soucieux d'éviter l'éternelle querelle du lotofoot, je préférai me taire. Mes parents m'avaient bien dit qu'il ne fallait surtout pas échauffer Grand-père. Depuis quelques mois, il perdait un peu la tête, et il répétait de plus en plus souvent la même chose. Deux fois ce mois-ci, j'avais déjà du lui expliquer que le loto sportif consistait en deviner les modifications apportées par les ordinateurs de la ligue aux matches tels qu'ils étaient joués. Et à chaque fois, grand-père s'énervait...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a encor quelques années, les gens pariaient sur les résultats du match avant la relecture -en fait il n'y avait pas de relecture à l'époque. Grand-père avait bien connu ça, il avait même gagné quelques belles sommes de cette manière. Mais les choses avaient évolué dans le bon sens. Il était bien plus logique de parier sur le résultat définitif, puisque désormais la technologie permettait d'obtenir les résultats justes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine précédente, le FC Licebroque avait perdu 1-0 sur le terrain face au RC Lancequine. Un superbe match pendant lequel mon équipe favorite avait touché trois fois les montants. Un but avait été annulé pour le FC Licebroque, alors que le penalty transformé par les adversaires était douteux... j'avais parié sur un 3-0 final pour le FC Licebroque (je n'étais pas tombé très loin : les ordinateurs de la ligue avaient finalement tranché et décidé un 3-1). Cela mettait parfaitement en évidence le manque de logique d'un match dans sa phase strictement sportive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment, à l'époque de Grand-père les gens avaient-ils pu parier sur des évènements aussi aléatoires ? Les erreurs d'arbitrage, les blessures... tout cela ne pouvait pas être pris en compte dans l'ancien -ou devrais-je dire archaïque- système. Alors que désormais seule l'observation comptait pour gagner au loto sportif... la chance jouait très peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1087946461016648790#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym"&gt;1&lt;/a&gt;Comité d'Arbitrage Vidéo-Informatique. Cette instance a pour rôle de visionner les matches et d'en analyser le contenu grâce à des logiciels spéciaux pour rectifier les injustices du jeu. La débauche d'énergie, les erreurs d'appréciation des arbitres, mais également l'attitude des protagonistes sont pris en compte pour un ré-évaluation du résultat, qui n'est enterriné qu'après son étude par le CAVI.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-2244837130984945687?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/2244837130984945687/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/09/les-soldes-du-foot-vol-i.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/2244837130984945687'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/2244837130984945687'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/09/les-soldes-du-foot-vol-i.html' title='Les soldes du foot, vol. I'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-2493960468702343746</id><published>2009-08-21T16:30:00.003+02:00</published><updated>2010-03-04T17:05:06.234+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Des idées'/><title type='text'>Les soldes font du ski</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Le blog, c’est fini ! Les auteurs ont d’autres choses à faire, figurez-vous. Vacances, mémoires de fin d’étude, foot, déménagement, vaisselle, cherchage d’emplois, etc. etc. etc. j’en passe et des plus mai (déplumé !). Mais nous ne sommes pas tout à faits salauds ! Nous avons sous le coude (1 coude, 2 maîtres !) quelques articles pour réaliser un sevrage progressif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fins de série, articles présentant un défaut, produits considérés comme non vendables par défaut de qualité, marchandises perdues par la faute de problèmes logistiques… Voici tout ce qui a été conçu sans être publié sur ce blog !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour continuer les soldes, &lt;span style="font-size:100%;color:#000099;"&gt;&lt;strong&gt;"Qui t’y frotte typique"&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, un article écrit en juillet et que je n'ai réussi à caser nulle part dans notre ligne éditoriale intense.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un jour, en parlant à mon pote Robert de la Palindromie (on l’appelle Bob ! il habite Laval, où il pratique le Kayak, et en plus il adore Abba), j’ai remarqué un truc. Dans la conversation, Bob m’affirme ceci : « Ohlala cette pudeur qui consiste à ne jamais dévoiler ses revenus, c’est typiquement français ! » Je n’ai rien répondu, je me suis barré, parce que je me suis instantanément rendu compte &lt;em&gt;in petto&lt;/em&gt; que ce type n’était qu’un gros blaireau. Je vais t’en donner, moi du « typiquement français » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un des petits plaisirs contemporains, ça, la stigmatisation des agissements français « typiques ». On en case un de temps en temps, comme ça, hop ! Dans la converse… et on se sent tout d’un coup bien plus chouette, plus stylé, plus ceci et plus cela. Ça me fait vomir ! Les plus péteux ajoutent même une petite référence sociologique internationale, manière de se faire mousser le slibar tel une bière pression mal servie. «Conduire comme un chauffard, c’est typiquement français ! Jamais tu verras ça en Allemagne ». C’est ça, Dugland, crois-y !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors ce serait typiquement français mal conduire ? Mais bien sûr ! Partout ailleurs dans le monde, les gens conduisent au pas, attachent leur ceinture et éteignent portables et cigarettes avant de mettre le contact, ça se sait ! Demandez à mes potes partis quelques temps en Argentine si les conducteurs locaux adoptent une conduite souple…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A écouter ce type de types (tip ! tip !), ce serait donc typiquement français de :&lt;br /&gt;- ne pas trier les déchets&lt;br /&gt;- faire trois repas par jour&lt;br /&gt;- mal gérer un club de foot&lt;br /&gt;- être fier (emblème ? le coq ! ça ne peut pas être un hasard !)&lt;br /&gt;- ne parler aucune langue&lt;br /&gt;- aimer critiquer pour des détails&lt;br /&gt;- donner des leçons sans être irréprochable&lt;br /&gt;- Monsieur et madame Passe-et-des-pires ont un fils, comment l’appellent-ils ? Jean !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quels mauvais bougres, ces français ! Pourtant, voyageant dans une petite ville universitaire des Pays-Bas, j’ai rencontré un paquet de jeunes de toutes les nationalités. A croire que ces cons n’avaient rien compris à l’attitude typiquement française : ils m’ont pour la plupart assuré qu’ils avaient une représentation positive du Français ! On dirait que ces gros nazes d’étrangers ne comprennent rien à rien... faut donc tout faire soi-même, ma parole !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque les Français sont fiers comme des bars-tabac mais que personne n’en a conscience hors de l'hexagone, il est de bon ton pour eux (je parle des Français) de persiffler à leur propre endroit (quand il n’est pas sale ! c’est typiquement français de ne rien laver je crois). Tu adoptes l’auto-critique attitude ? Banco ! Tu es désormais membre du groupe des humbles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais moi qui pige tout plus vite que tout le monde, j’ai saisi un truc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le but officiel de la manœuvre du condamnateur des attitudes typiquement françaises : remettre ce con de français à sa place ! But officieux : se distinguer des autres nationalités. Et oui ! j’y vois clair : le gros con qui biche à mort en fustigeant le Français typique n’a, sans se l’avouer, qu’un seul objectif : le démarquer des autres, ce brave français ! Le sortir de la masse, même si c’est en négatif. Cocasse, non ? Heureusement que tous les français ne sont pas typiquement aussi retors ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-2493960468702343746?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/2493960468702343746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/08/les-soldes-font-du-ski.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/2493960468702343746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/2493960468702343746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/08/les-soldes-font-du-ski.html' title='Les soldes font du ski'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-2434525935023496969</id><published>2009-08-15T15:23:00.003+02:00</published><updated>2010-03-04T17:04:36.815+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Des idées'/><title type='text'>Les soldes contre-attaquent !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Le blog, c’est fini ! Les auteurs ont d’autres choses à faire, figurez-vous. Vacances, mémoires de fin d’étude, foot, déménagement, vaisselle, cherchage d’emplois, etc. etc. etc. j’en passe et des plus mai (déplumé !). Mais nous ne sommes pas tout à faits salauds ! Nous avons sous le coude (1 coude, 2 maîtres !) quelques articles pour réaliser un sevrage progressif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fins de série, articles présentant un défaut, produits considérés comme non vendables par défaut de qualité, marchandises perdues par la faute de problèmes logistiques… Voici tout ce qui a été conçu sans être publié sur ce blog !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Juillet, il m'a pris une irrépressible envie de m'inspirer d'autres artistes (oui, oui, je suis un artiste). Des jean-foutres d'une part, des génies d'autre part. Voici un article qui devait conclure la série. Son titre :&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Devoirs de vacances.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, je m’émancipe ! Finie, l’inspiration auprès des fainéants, autant qu’auprès des génies. D’ailleurs, une petite remarque au passage : on se rend compte que c’est plus facile d’imiter les jean-foutres : je trouve mon calque des Beatles franchement pâlot par rapport aux autres… ça montre au moins que les vrais concepts talentueux ne se copient pas ! C’est une bonne chose, tiens, à vrai dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour être sûr que vous le mesuriez bien, je vous donne des devoirs pour une fois : pour la semaine prochaine, essayez de :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Clamer la réplique d’un acteur de votre choix de la série Plus Belle La Vie…&lt;br /&gt;- …puis celle d’un acteur de votre choix dans un film d’Audiard.&lt;br /&gt;- Ecrivez les paroles d’une chanson du niveau de Banana Split…&lt;br /&gt;- …puis celles d’une chanson du niveau de Eleanor Rigby.&lt;br /&gt;- Prenez les rênes d’une équipe de foot, et obtenez les résultats de Raymond Domenech…&lt;br /&gt;- …puis obtenez les résultats de l’IsaRa-FoOt.&lt;br /&gt;- Buvez un canon de cidre Breton…&lt;br /&gt;- …puis un canon de cidre Normand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Logiquement, vous constaterez que pour être bien faites, certaines choses nécessitent un auteur un peu plus hardi que d’autres. Vous me direz ensuite qui sont les véritables artistes dans la liste sus-citée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y a pas foule d’idées dans mon ciboulot actuellement… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-2434525935023496969?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/2434525935023496969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/07/devoirs-de-vacances.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/2434525935023496969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/2434525935023496969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/07/devoirs-de-vacances.html' title='Les soldes contre-attaquent !'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-8950254459074426012</id><published>2009-08-08T17:27:00.002+02:00</published><updated>2010-03-04T17:04:10.243+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Saindoux avec les mots'/><title type='text'>Les soldes du chef</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Le blog, c’est fini ! Les auteurs ont d’autres choses à faire, figurez-vous. Vacances, mémoires de fin d’étude, foot, déménagement, vaisselle, cherchage d’emplois, etc. etc. etc. j’en passe et des plus mai (déplumé !). Mais nous ne sommes pas tout à faits salauds ! Nous avons sous le coude (1 coude, 2 maîtres !) quelques articles pour réaliser un sevrage progressif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fins de série, articles présentant un défaut, produits considérés comme non vendables par défaut de qualité, marchandises perdues par la faute de problèmes logistiques… Voici tout ce qui a été conçu sans être publié sur ce blog !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, un article du mois de mai, mois creux s'il en est sur ce blog ! Cet article s'intitule &lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#000099;"&gt;"Pas d'idée, trop de boulot ! (2ème opus)"&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, sexy, non ? Je le trouvais nain, ce message... j'ai donc préféré ne pas le publier. Avec le temps, peut-être s'est-il bonnifié, comme le bon vin ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#cc0000;"&gt;&lt;em&gt;Avant-propos, propre à susciter des quiroquos fort à propos mais très pro donc pas proprement hors de propos:&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je sais bien qu'un titre pareil ("Pas d'idée, trop de boulot"), d'entrée, ça n'a riende très groovy. Mais bon! Les temps sont durs! Je ne fait appel à lui que quand je manque cruellement de temps ou d'imagination &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(ou les deux)... alors il vient à ma rescousse. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'est le cas aujourd'hui! &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;De qui parlé-je ? Je ne fais pas durer le suspense plus longtemps ! Veuillez faire bon accueil au &lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;gang de la rime!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; (même si, bon, franchement... dans l'idéal il faudrait faire mieux que ça)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Prologue : le gang de la rime prend la parole pour exprimer son admiration pour ce blog. Un blog que nous aimons bien, contrairement à :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;- les psychologues pour bouledogues pas démagogues&lt;br /&gt;- les radiologues, géologues, spéléologues… tous analogues &lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;(facile!)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;- consommer de la drogue près d’une synagogue &lt;span style="font-size:78%;color:#000000;"&gt;(ndlr: celle-là ne rime à rien! elle ne sera pas facturée, signé: le gang de la rime)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- les catalogues du magazine Vogue&lt;br /&gt;- un ogre qui joue aux pogs &lt;span style="font-size:78%;color:#000000;"&gt;(ndlr: cette rime là a été conservée mais elle n'est pas homologuée par la fédé)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- les dialogues de démagogues&lt;br /&gt;- manger les noix avec leurs bogues et finir aux gogues (ou chez l'urologue)&lt;br /&gt;- Phileas Fogg et Severus Rogue&lt;br /&gt;- chercher des rogues en pagode ou en pirogue.&lt;br /&gt;- nous n’achèterons pas le dernier compact disc de Kylie Minogue &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Epilogue : les rimes avec « blog » c’est chiant ! Le gang de la rime préférait nettement la rime en « otte », la preuve&lt;/span&gt; &lt;a href="http://voirwageningen.canalblog.com/archives/2008/01/p20-0.html"&gt;ici !&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-8950254459074426012?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/8950254459074426012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/08/les-soldes-du-chef.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/8950254459074426012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/8950254459074426012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/08/les-soldes-du-chef.html' title='Les soldes du chef'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-6316159675692856063</id><published>2009-08-02T23:48:00.003+02:00</published><updated>2010-03-04T17:03:50.993+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dessinons'/><title type='text'>Début des soldes !</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Le blog, c’est fini ! Les auteurs ont d’autres choses à faire, figurez-vous. Vacances, mémoires de fin d’étude, foot, déménagement, vaisselle, cherchage d’emplois, etc. etc. etc. j’en passe et des plus mai (déplumé !). Mais nous ne sommes pas tout à faits salauds ! Nous avons sous le coude (1 coude, 2 maîtres !) quelques articles pour réaliser un sevrage progressif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fins de série, articles présentant un défaut, produits considérés comme non vendables par défaut de qualité, marchandises perdues par la faute de problèmes logistiques… Voici tout ce qui a été conçu sans être publié sur ce blog !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, un dessin, &lt;span style="font-size:100%;color:#000099;"&gt;&lt;strong&gt;"Chaleur"&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (je crois que c'est comme ça qu'il s'appelle, mais pas sûr). Dessiné par Joss et prévu pour le mois de mai... hélas, un problème d'hébergeur nous a foutu dedans (&lt;a href="http://1main2maitres.blogspot.com/2009/06/dessin-du-siecle.html"&gt;rappelez-vous!&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/SmjbI3kv4lI/AAAAAAAAACU/4UIcTNkInpY/s1600-h/fait-ch%C3%B4(1).jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5361776301788095058" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 167px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/SmjbI3kv4lI/AAAAAAAAACU/4UIcTNkInpY/s400/fait-ch%C3%B4(1).jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-6316159675692856063?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/6316159675692856063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/07/il-devait-etre-mis-en-ligne-au.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/6316159675692856063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/6316159675692856063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/07/il-devait-etre-mis-en-ligne-au.html' title='Début des soldes !'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OTVhGfZGgtA/SmjbI3kv4lI/AAAAAAAAACU/4UIcTNkInpY/s72-c/fait-ch%C3%B4(1).jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-1116162383038983267</id><published>2009-07-27T07:34:00.005+02:00</published><updated>2010-03-04T17:03:22.665+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Des vengeances'/><title type='text'>Message adressé aux jurys du monde entier</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Alors ? La lecture de ces trois derniers messages fut-elle sympathique ? J'espère que oui ! Et maintenant, je sens pointer la question du chef : pourquoi tant de méchanceté ? Pourquoi avoir placé Nicolas Cheuté, Aimé Chanceté et Sylvie Lainie dans des situations si pénibles, et pourquoi s'en gausser ? Je vais vous le dire, moi, pourquoi. Parce que ceci :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Tillesse : Bien, installez-vous, nous allons vous dire ce que nous avons pensé de votre prestation.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Aimé Chanceté : Remarquez, à la limite, si vous voulez, on peut éviter ça. Ce serait sans doute moins pénible, pour vous… et pour nous.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Jean Tillesse : Qui veut commencer ? Sylvie ?&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#330099;"&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Sylvie Lainie : Bon. Alors j’aimerai savoir si vous aviez lu le texte avant d’être interrogé dessus aujourd’hui… Non, parce que quand on passe à côté de l’essentiel d’un texte comme vous l’avez fait, faut vraiment découvrir le texte… encore que ! Lorsque l’on prétend obtenir la distinction pour laquelle vous concourrez, on doit être capable de voir les évidences même dans l’improvisation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Jean Tillesse : Oui, oui, c’est vrai, il y a un petit oubli dommageable dans votre analyse.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Sylvie Lainie : Petit ? PETIT ?? Moi ça me déglingue de perdre mon temps avec des jeunes de ce niveau là, avec si peu d’esprit ! Dans le texte, vous n’avez pas remarqué, mademoiselle, que l’auteur est un tout petit peu amoureux ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Aimé Chanceté : Ah ! L’étincelle se fait ! Je vois dans ses yeux que l’engrenage se met en route dans le ciboulot de la demoiselle !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Nicolas Cheuté : Les sentiments de l’auteur dans ce texte méritaient bien que vous y consacriez un quart, voire un bon quart de votre exposé, mademoiselle. Remarquez, quand je vois que vous avez passé une bonne moitié de votre temps…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Aimé Chanceté : …et du notre !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Nicolas Cheuté : …à analyser les allitérations et consonances ! La gestion du temps n’est pas votre fort j’ai l’impression.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Jean Tillesse : Il y a avait des choses intéressantes dans votre exposé sur les consonances, ceci dit.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Nicolas Cheuté : De là à y passer tout son temps !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Sylvie Lainie : Et rien sur les sentiments de l’auteur !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Aimé Chanceté : Oui, c’était tout nul, quoi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Nicolas Cheuté : Toujours à propos du temps... quand vous parlez 20 minutes, vous en consacrez toujours 5 sur l’intro et autant pour conclure ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Jean Tillesse : Il est certain qu’un jury apprécie toujours quand on va à l’essentiel, mademoiselle.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Aimé Chanceté : Il aime aussi qu’on soit intéressant ! Je dis ça comme ça…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Sylvie Lainie : Je m’excuse, je reviens quand même sur le point charnière du texte que vous avez magistralement ignoré. Quand il est écrit « le regard de cette dame avait quelque chose de nouveau pour moi », vous ne sentez pas l’histoire de fesse arriver ? Quand vous regardez un garçon et qu’il vous inspire quelque chose de nouveau, vous ne vous posez pas de question ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Aimé Chanceté : S’il n’y avait que cet oubli, chère Sylvie ! Hélas ! Il manquait tout, ou peu s’en faut. Un gamin n’aurait pas fait pire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Nicolas Cheuté : Vous avez chronométré son explication de la symbolique de la bouteille à moitié vide, à la ligne 13 ? Moi oui !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Aimé Chanceté : Oulah ! Oui… C’était court ! Très court… Combien ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Nicolas Cheuté : 11 secondes ! Bravo ! Aucun candidat n’a fait plus court sur ce point, je crois… un passage qui pourrait être à lui seul la synthèse du texte, torché en 11 secondes !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Aimé Chanceté : Au moins, ça, elle l’a vue, remarquez. Un demi-miracle, si l’on considère le reste de l’exposé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Sylvie Lainie : Oui, cher Nicolas. Vous teniez à votre bouteille, vous l’avez eu, même si c’était faible. Alors que le sentiment amoureux, qui habite chaque mot du texte, je l’attends encore.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Jean Tillesse : Heu… Voulez-vous un mouchoir, mademoiselle ?&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Aimé Chanceté : Et voilà les larmes ! Elle nous aura tout fait ! Quand on concourt, mademoiselle, il faut de l’esprit &lt;em&gt;et&lt;/em&gt; du caractère. L’excellence est à ce prix ! Bon, allez, je crois qu’on en a assez dit. Donnons-lui sa note, et finissons-en. Mademoiselle, vous avez eu 2/20, au revoir.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Jean Tillesse : Pardon, Aimé, c’était 3/20.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Aimé Chanceté : Ah oui, on a noté large. 3/20, voilà. Allons, je vais prendre un café, on se retrouve dans un quart d’heure pour le candidat suivant.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;Sylvie Lainie e&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;t Nicolas Cheuté :&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;A tout à l’&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;heure, Aimé. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Jean Tillesse : Au revoir, mademoiselle, bonne fin d’après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà où je voulais en venir ! Chaque année, il y a des jurys assez méchants, assez peu pédagogues et assez bêtes pour affoler des malheureux candidats à des concours, exténués et stressés. Sûrs de leur supériorité, en profitant à bloc, certains membres de jurys poussent les candidats à se pisser dessus... la panique du malheureux étudiants, ça les fait bicher, ces gros nazes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je viens venger tous ceux qui un jour ont subi une humiliation de la part de jeunes ou vieux débris pédants et persudés de péter carré alors qu'ils ont le cul comme tout le monde : rond ! (petite référence à un proverbe Haïtien « Bouda won, w'ap pété cawé » pour dire louffer plus haut que son derche).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez vu la Sylvie ? Omnubilée par un aspect du texte qu'elle donne à analyser à la candidate ? Hop, remballée pour son permis ! Et oui, elle aussi, elle peut oublier des choses essentielles. Et Nicolas... le type ne lâche pas l'affaire sur la gestion du temps, pas vrai ? C'est sa marotte ! Et rrran, Corrigé par son beau père ! Incapable de gérer ses efforts, lui ! Et il vient donner des leçons aux autres après ça... Enfin, Aimé, juste méchant. Pétant dans des zones stratosphériques, pour le coup ! Et bien lui se fait fermer le clapet par un qui est encore supérieur à lui. Ça lui apprendra !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux jurys qui liront ceci : j'espère que vous ne vous êtes pas reconnus dans cet article (ou alors en Jean Tillesse). Si oui, sachez que je vous méprise ! Et que je vous encourage à méditer sur ce qui arrive à vos homologues dans les messages précédents. Il y a toujours un moment dans la vie où on dépend du jugement d'autrui... ça peut vous arriver aussi, et si le gus qui vous note fait le mariole, ça peut vous tendre le slip à qui mieux-mieux ! Pensez-y la prochaine fois où vous persécuterez un candidat malheureux...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1087946461016648790-1116162383038983267?l=1main2maitres.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://1main2maitres.blogspot.com/feeds/1116162383038983267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/07/message-adresse-aux-jurys-du-monde.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/1116162383038983267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1087946461016648790/posts/default/1116162383038983267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://1main2maitres.blogspot.com/2009/07/message-adresse-aux-jurys-du-monde.html' title='Message adressé aux jurys du monde entier'/><author><name>ElOi&amp;amp;jOSs</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04782921052224580814</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1087946461016648790.post-8569758985913121955</id><published>2009-07-26T08:09:00.003+02:00</published><updated>2010-03-04T17:03:02.770+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Des vengeances'/><title type='text'>Les mésaventures de Sylvie Lainie</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Ce message fais suite à une série débutée le 23 juillet et nommée "Méchanceté, lâcheté, vilénie"&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment de prendre la place de conducteur, Sylvie Lainie est à bloc ! Le candidat précédent s’est planté en tout point, ce ne sera pas bien sorcier de faire mieux que lui, et la voiture est la clio sur laquelle Sylvie a conduit pendant ses dernières leçons. &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;« Ça va le faire, tu vas voir ! Je le sens bien, je le sens bien, je le sens bien ! Je suis supra-chaude, là ! »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Parfait, madame Lainie, nous allons partir. Veuillez mettre le contact.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;(- Hop ! Pas dur ! Quand je pense que le boulet qui vient de tout rater n’a même pas réussi à mettre le contact du premier coup !)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;- Bien, nous partons.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;(- Géronimooooooooooooo !)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Vous ne mettez pas le clignotant ?&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;(- ¤ gloups !¤)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Ce serait mieux !&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;–Euh… ouioui, naturellement&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;- Mmouais. Prenez à gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;« Hololo la bévue… ‘tain ça part mal ! Mais bon, tout est encore jouable. On y croit, on y croit ! Que me réserve-t-il ? Ah ! le piège à cons ! il me fait passer la rue aux priorités à droite… désolé mon beau, j’la connais celle-là ! »&lt;/span&gt; Tout se passe au mieux. La rue aux priorités à droite ? Du velours ! Le carrefour de la mort ? Les doigts dans le tarin ! &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;« Vas-y, gars, tends-moi z’en, des pièges, je t’attends… Gniark ! Je le vois venir ! Le créneau fatidique, à tout les coups, dans cette rue… 10 contre 1 qu’il me fait garer ! »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Voudriez-vous me réaliser un créneau derrière cette Polo blanche, madame Lainie ?&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;(- Gagné ! Un créneau ? plutôt deux fois qu’une mon coco ! Allez… en douceuuuuur… zip en arrière, zap en avant. Derché ! Alors, môssieur l’inspecteur ?)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;- Dites, vous ne mettez pas le clignotant non plus pour les créneaux ?&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;- Bin, euuuuuh… je l’ai pas mis ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Pas que je sache !&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;(- Raaaaah la nulle ! comment j’ai pu me trouer là-dessus ? faich’ ! le créneau le plus réussi de toute ma vie gâché par une couennerie pareille j’y crois pas !)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;- Nous repartons, vous prendrez la deuxième à droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvie acquiesce et repasse la première. &lt;span style="color:#6600cc;"&gt;« Tiens, le voilà ton clignotant, bouffon ! Tu le vois ? je le mets pour sortir de ma place ! Bon, deuxième à droite ? Hop ! je le remets, tu es content ? Et je touuuurne, voilà, en souplesse. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Un peu tôt, ce clignotant, madame Lainie… vous l’avez mis au niveau du premier carrefour, ce qui aurait pu troubler le chauffeur de la 206 qui nous suivait.&lt;br /&
